Alan Louarn (1918-1993), dit aussi Alan al Louarn), Alain Le Louarn à l'état civil, est un militant français engagé dans le mouvement breton.
Il est membre du Parti national breton de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il contribue au renouveau de l'Emsav, de la langue bretonne dans une optique catholique.
Biographie
Origine Fils d'un instituteur laïque, et élève au lycée de Quimper, à la suite des attentats en 1932 de l'organisation Gwenn ha du, sa prise de conscience de sa naissance bretonne le conduit à se vouer à sa mère patrie interdite (d'ar Vro berzet-krenn)Yann Bouëssel du Bourg, Al Liamm, 1994..
Militant breton Membre du Parti national breton, il est le compagnon d'Alan Heusaff dans le Kadervenn de Célestin Lainé, noyau d'une future armée de Lainé avant 1939. Il participe, en août 1939, à la réception de caisses d'armes et d'affiches fournies par l'Abwehr.
À la suite de la refondation du parti en 1940, il devient salarié du parti et est chargé de la propagande.
Seconde Guerre mondiale Il est inscrit au Cercle d’études national-socialiste mais le dossier d'instruction à la Libération précise : « Reconnaîtra avoir adhéré, mais sans aller aux réunions »Françoise Morvan, Miliciens contre maquisards, , Éditions Ouest-France, 2010 ; et Kristian Hamon, Les Nationalistes bretons sous l'occupation, , (note ), Yoran embanner, Fouesnant, édition 2001. Ce Cercle était en fait un groupe de tueurs de la Milice française de Joseph DarnandKristian Hamon, Les Nationalistes bretons sous l'occupation, page 78-80, Yoran embanner, Fouesnant, 2005, ..
Avec son chef Yann Goulet, il dirige les organisations de jeunesse du Parti national breton. En tant que membres du Bagadoù stourm, ils avaient une autorisation de port d'arme délivrée par les Allemands ainsi qu'un permis de circuler dans les zones interdites de la côte.
Il aurait été poursuivi en 1944 par les soldats de la Bezen car lui et Yann Goulet étaient en possession d'une lettre de l'abbé Perrot condamnant les activités de Célestin LainéKristian Hamon, Les Nationalistes bretons sous l'occupation, , édition 2001, d'après les archives départementales d'Ille-et-Vilaine..
Il est condamné à la dégradation nationale à la LibérationBreiz Atao, Olier Mordrel, ..
Exil De nombreux militants nationalistes bretons se retrouvent en banlieue parisienne, ou en exil (comme François Jaffrennou, Roparz Hemon, Alan Heusaff). Une fille de Jean-Jacques Le Goarnic évoque ces rencontres et retrouvailles en donnant comme exemple l'accueil dans sa famille de Glenmor, vers 1955, au milieu d'autres participants à ces rencontres : André-Georges Hamon, La voix du clan : Glenmor, 1990, .. Alan Stivell précise que sa famille n'a jamais habité à KerannaBlog d'Alan Stivell..
Le retour en Bretagne De retour en Bretagne en 1962, Alan Louarn a créé le bureau d'information Brudañ ha Skignañ..
Famille . Son beau-frère est Youenn Olier. Il est père de 9 enfants dont Lena Louarn, Tangi Louarnhttps://www.ouest-france.fr/bretagne/les-nouveaux-medailles-de-lordre-de-lhermine-1705466 et Malo Louarnhttps://www.ouest-france.fr/bretagne/deces-de-malo-louarn-auteur-de-bandes-dessinees-a-lhumour-rebelle-et-sarcastique-au-bout-du-crayon-2e587946-7c84-11ee-bc47-f405893c2140.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Nationalisme breton Parti national breton
Catégorie:Personnalité du Parti national breton Catégorie:Naissance en mai 1918 Catégorie:Décès en mai 1993 Catégorie:Personnalité condamnée à l'indignité nationale Catégorie:Collaborateur de L'Heure bretonne Catégorie:Décès à 75 ans