Olivier Suray, né le à Namur en Belgique, est un footballeur belge, actif dans les années 1990 et 2000, qui joue au poste de défenseur.
Formé au Sporting Charleroi, il joue ensuite notamment pour le RSC Anderlecht et le Standard de Liège. Sa carrière est minée par des blessures, et un scandale de corruption vient entacher sa réputation en 2006, moment qu'il choisit pour arrêter sa carrière et devenir entraîneur.
Biographie Olivier Suray commence sa carrière au Sporting de Charleroi à seulement 18 ans. Il est vite considéré comme un défenseur solide, pouvant jouer aussi bien à droite qu'à gauche. Sa polyvalence attire les recruteurs d'autres clubs, et après trois saisons, il est transféré au RSC Anderlecht, un club du top belge. Son transfert est conclu avant une grave blessure au genou encourure lors de la finale de la Coupe de Belgique 1993, qui le maintient à l'écart des terrains pendant la première moitié de la saison. Il ne dispute son premier match avec les mauves que le Statistiques du joueur sur un blog consacré aux anciens joueurs d'Anderlecht, page consultée le 11 mai 2011. Il ne joue que huit matches de championnat et trois matches de Coupe de Belgique, deux trophées remportés par le club bruxellois cette saison. Mais une rechute en fin de saison le prive de la finale de la Coupe, et l'empêche de disputer la Coupe du monde 1994, alors qu'il était pressenti pour intégrer l'équipe nationale belge. Il passe trois saisons à Anderlecht, remportant un nouveau titre de champion en 1995, mais plusieurs blessures l'écartent régulièrement de l'équipe.
En 1996, Olivier Suray décide de se relancer à Charleroi. Sans blessure, il retrouve son niveau d'antan, et après une saison, il est transféré au Standard de Liège. Là, il est à nouveau longuement blessé, et il ne reste qu'un an à Liège. En 1998, il décide de partir à l'étranger et rejoint l'Altay SK, dans le championnat turc. Il passe deux ans en Turquie, dont les six derniers mois à Adanaspor, puis revient en Belgique durant l'été 2000 via un prêt au KSK Beveren. Il y joue un an puis rejoint La Louvière, où il reste également un an.
En 2002, il relève un nouveau challenge et signe à Mons, qui va entamer la première saison de son histoire en première division. Le passage de Suray à Mons connaît un bon début, mais la suite est émaillée de quelques incidents. Il entre notamment en conflit avec l'entraîneur italien Sergio Brio au sujet d'une tartine de Nutella, suivi d'une vive disputeLe choco interdit, site du quotidien belge "La Libre Belgique", article du 20 septembre 2004, page consultée le 11 mai 2011. Il est « définitivement » écarté du noyau professionnel par son entraîneurMons : «Avec moi, Suray c'est fini», site du quotidien belge "La Dernière Heure", article du 22 septembre 2004, page consultée le 11 mai 2011, mais est réintégré deux jours plus tard après avoir présenté ses excusesLe grand pardon, site du quotidien belge "La Dernière Heure", article du 24 septembre 2004, page consultée le 11 mai 2011. Néanmoins, cet incident pousse la direction à ne pas renouveler son contrat en fin de saison, d'autant plus que le club est relégué en division 2.
Libre de contrat, il retrouve de l'embauche en , dans le club finlandais d'Allianssi comme directeur technique par l'intermédiaire de son agent . Lors d'un match face au Haka Valkeakoski, le club de Suray s'incline 8-0, laissant plâner des doutes sur la « motivation » des joueurs, d'autant plus que de fortes sommes d'argent ont été misées sur ce match sur les marchés des paris asiatiques. À la suite de ces forts soupçons de corruption, la fédération finlandaise refuse d'accorder une licence de football professionnel au club pour la saison suivante, ce qui provoque sa faillite au début de 2006.
Entretemps, en 2005, le scandale des matches truqués dans le football belge éclate, et le nom d'Olivier Suray est souvent cité, lié à ceux de Pietro Allatta et de , un homme d'affaires chinois, propriétaire notamment de l'AC Allianssi. Le , il avoue le trucage d'un match en Finlande, sans préciser lequelOlivier Suray a avoué, site du quotidien belge « La Dernière Heure », article du 16 mars 2006, page consultée le 11 mai 2011. Finalement acquitté des faits pour les matches arrangés dans le championnat de Belgique, il devient entraîneur dans les séries provinciales. D'abord a la JS Morialmé, il dirige ensuite le FC Gerpinnes.
Palmarès 2 fois champion de Belgique en 1994 et 1995 avec le RSC Anderlecht. Vainqueur de la Coupe de Belgique en 1994 avec le RSC Anderlecht.
Vie privée Olivier Suray est le père de Mathis Suray, également footballeur professionnel.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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