Saint-Girons ([]Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, ., en gascon Sent Gironç) est une commune française située dans l'ouest du département de l'Ariège, en région Occitanie. Son nom fut donné en hommage à Girons d'Hagetmau, évangélisateur de la Novempopulanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Salat, le Lez, le Baup et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »), un espace protégé (les « falaises de Sourroque ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Saint-Girons est une commune urbaine qui compte en . Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Girons et fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons. Ses habitants sont appelés les Saint-Gironnais ou Saint-Gironnaises ou Gironnais.

« Capitale » du Couserans, la ville est une des deux sous-préfectures de l'Ariège avec Pamiers, la préfecture étant Foix.

Elle fait partie de la communauté de communes Couserans-Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Géographie Localisation Saint-Girons est une commune des Pyrénées centrales établie au centre d'un bassin, au contact de la montagne et des plaines et coteaux. Cela lui donne une position de carrefour en convergence des vallées couseranaises mais aussi entre la montagne et le piémont, puis la vallée de la Garonne et Toulouse au nord et plus largement entre la Méditerranée et l'Atlantique, entre Saint-Gaudens et Foix.

Elle est la ville-centre d'une unité urbaine et de l'aire d'attraction de Saint-Girons.

Communes limitrophes {|class="wikitable" |+ |Saint-Girons est limitrophe de cinq autres communesCarte IGN sous Géoportail.

Superficie et relief La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint . L'altitude du territoire varie entre et ..

Géologie La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée en même temps que les Alpes durant l'ère tertiaire , certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires et plutoniques datant pour certaines du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a d'années, et pour d'autres du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de . La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille « - Saint-Girons » de la carte géologique harmonisée au du département de l'Ariège. et sa notice associée..

Hydrographie vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Saint-Girons. La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne.. Elle est drainée par le Salat, le Lez, le Baup, un bras du Lez, Canal de la Papéterie, Goute des Canères, le ruisseau alard, le ruisseau Carbalasse, le ruisseau de la devèze, le ruisseau de la Prade, le ruisseau des Bains, le ruisseau Poudades et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale.

Le Salat, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Couflens et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Boussens, après avoir traversé .

Le Lez, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Sentein et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans le Salat sur le territoire communal, après avoir traversé .

Le Baup, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Rimont et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Salat à Saint-Lizier, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à . Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lorp-Sentaraille à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Girons est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Girons, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (51,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (36,5 %), forêts (31,5 %), zones urbanisées (18,1 %), prairies (12 %), terres arables (0,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Morphologie urbaine vignette|Kayacs sur le Salat et office de tourisme. L'essentiel des constructions est situé le long des vallées du Lez et du Salat. Un plan local d'urbanisme (PLU), site du gouvernement, consulté le ., a été publié fin 2014 et rectifié en 2018 pour fixer les règles de l'utilisation des sols sur la commune. Immédiatement entourée de collines, la ville recèle d'écarts ruraux peu connus hormis de leurs habitants comme le hameau des Mariax accessible depuis la RD 117 en direction de Lescure.

Logement La structure urbaine du centre-ville, sauf sur une partie Est avec villas et jardins, se présente essentiellement sous forme de constructions très hétérogènes non harmonisées, « ras-de-trottoir » et de facture modeste. Les très nombreux commerces d'autrefois constituaient bien souvent l'accès unique aux étages, désuets voire insalubres, qui n'ont pu être valorisés dès lors que le commerce était abandonné, les commerçants les ayant délaissés depuis longtemps pour des villas péri-urbaines. De ce fait, le centre-ville de Saint-Girons s'est très largement et longtemps dépeuplé au profit des quartiers périphériques ou des communes proches (Saint-Lizier, Montjoie, Lorp-Sentaraille, Moulis...). À partir des années 1990, une succession de procédures d'amélioration de l'habitat a permis de réhabiliter ces logements souvent dédiés à de l'habitat social, classés quartier prioritaire avec un millier d'habitantsQuartier Prioritaire : Coeur De Ville sur sig.ville.gouv.fr.

Hors du centre-ville, les quartiers (Lédar, Beauregard, Baup, Citadelle, Pégoumas...) se caractérisent par des ensembles de villas avec jardin attenant sauf le long des anciennes artères de circulation principale sur lesquelles se côtoient des maisons mitoyennes ras-de-trottoir avec jardin arrière et de meilleure facture qu'au centre-ville.

Un seul petit quartier, Sierres, compte quelques immeubles HLM façon années 1960 de dimension cependant raisonnable. Les constructions ultérieures HLM ont été réalisées avec un réel effort d'intégration architecturale (Les Deux Rivières) ou plus récemment sous forme de villa avec petit jardin (Beauregard, Palétès).

La demande en acquisition ou location est proportionnée à l'offre.

Voies de communication et transports vignette|droite|Ancienne gare ferroviaire reconvertie. À gauche, l'espace multimodal communal permet l'acquisition de titres de transport ; la cour de la gare sert partiellement de gare routière. Dès la haute Antiquité, la route du sel, qui courait au pied des Pyrénées passait par Saint-Girons. Aujourd'hui, la ville est sur le trajet reliant le sud de l'Aquitaine française à la Catalogne espagnole par les tunnels de Puymorens et du Cadi.

L'axe de communication principal de l'entrée ouest du département à Prat-Bonrepaux vers Foix et au-delà s'effectue par la RD 117. Saint-Girons est un véritable bourg-centre vers lequel convergent les vallées.

La liaison par bus SNCF de la gare de Boussens à Saint-Girons est quotidienne. Des lignes privées régionales directes de Toulouse à Saint-Girons fonctionnent tous les jours conventionnées par la Région Occitanie. Des lignes intra-départementales. concédées à des autocaristes vers Foix et les vallées fonctionnent également. À la suite de la fermeture du bureau SNCF, un espace multimodal a été ouvert à l'initiative de la commune dans une partie de l'ancienne gare afin de fournir des informations et des billets SNCF pour les déplacements en Occitanie. À noter que la liaison routière SNCF par autocar est prolongée en hiver vers la station de Guzet (aller en matinée et retour en fin d'après-midi). Une ligne privée propose chaque mercredi et samedi un aller-retour vers le Pas de la Case (Andorre).

Une borne de recharge Révéo est à disposition des utilisateurs de véhicules électriques place Alphonse Sentein, près des bureaux de l'Office de tourisme.