vignette|Prokofiev autour de 1918 Histoire d'un homme véritable (en , Povest o nastoïachtchem tcheloveke) opus 117 est un opéra en quatre actes de Serge Prokofiev sur un livret du compositeur et de Mira Mendelssohn son épouse d'après le livre de Boris Polevoï sur le pilote russe Maressiev, as de la Seconde Guerre mondiale. Il est créé le mais retiré de l'affiche sur ordre de Jdanov, l'ouvrage par sa déclamation chantée étant qualifié par les autorités soviétiques d'« anti-populaire ». L'opéra est remanié en trois actes et créé le à Moscou.
Distribution RôleVoixPremière, version en 4 actes (sans public)Amadeus Almanac, consulté le 4 janvier 2009(Chef d'orchestre : Boris Khaïkine)Léningrad, KirovPremière, version remaniée en 3 actes(Chef d'orchestre : Mark Ermler) Moscou, Bolchoï Alexeï Maressiev, pilote baryton Evgueni Kibkalo Andreï Djegtyarenko, pilotebasse Gueorgui Pankov Klaudia Mikhaïlovna, infirmière contralto Kira Leonova Konstantin Koukouchkine, pilote ténor Alexeï Maslennikov Grand-père Mikhaïlo ténor Gueorgui Choulpine Olga, fiancée d'Alexeïsoprano Glafira Deomidova Commissaire Semion Vorobiev baryton / basse Artur Eizen Zinotchka soprano Maria Zvenzdina Varya mezzo-soprano Margarita Miglau Sergent Vassilievitch basse Mark Rechetine Grand-mère Vassilissa contralto Vera Smirnova
Analyse de l'œuvre Premier acte En 1942. L'aviateur Alexeï Meressiev est abattu derrière les lignes ennemies. Sévèrement blessé aux jambes, il parvient dans une forêt enneigée où se sont réfugiés les habitants d'un village voisin incendié par les Allemands. Il est trouvé par des garçons et soigné par les paysans qui préviennent son unité de l'autre côté des lignes. Alekseï est gravement malade. Son ami l'aviateur Andreï Djegtiarenko est venu le chercher et le transporte vers un hôpital à Moscou.
Deuxième acte La gangrène a obligé les médecins à amputer les deux jambes d'Alexeï qui, en proie au délire, croit sa vie terminée. Il est aidé par son voisin d'hôpital, un vieux commissaire bolchévique, grièvement blessé et mourant. Le commissaire lui raconte l'histoire d'un aviateur russe qui, après avoir perdu un pied lors de la Première Guerre mondiale, a réappris à voler. Grâce au soutien du commissaire (« Tu es un homme soviétique, » dit-il à Alexeï), du camarade Koukouchkine et de l'infirmière Klavdia, Alexeï reprend courage. Le commissaire meurt de ses blessures et il est célébré par la suite comme « un vrai homme » ou un .
Troisième acte Alexeï s'adresse à sa fiancée Olga dans ses pensées. Il se jure de ne lui écrire que lorsqu'il pourra à nouveau piloter un avion. Lors d'une fête précédant le départ de l'hôpital, Alekseï danse malgré ses prothèses. Les médecins, impressionnés, promettent de l'aider à retourner dans l'aviation.
On entend le chœur des soldats qui vont défendre Stalingrad.
Alekseï est reparti au combat. Presque en panne d'essence, il réussit à rejoindre l'aérodrome et à se poser. Il est prêt maintenant à écrire à Olga, mais c'est inutile car elle est venue le retrouver au front. Elle était au courant de tout, et son amour pour Alekseï n'en est devenu que plus fort.
Notes et références
Catégorie:Opéra de Sergueï Prokofiev Catégorie:Opéra des années 1960 Catégorie:Adaptation d'un roman à l'opéra