Maîche (prononcé ) est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté. Elle est le chef-lieu du canton de Maîche et de la communauté de communes du pays de Maîche. Sa population s'élevait en à appelés Maîchois et Maîchoises..

Située à mi-chemin entre Montbéliard et Morteau et à une dizaine de kilomètres de la frontière franco-suisse, Maîche est une petite ville de moyenne montagne du massif du Jura intégrée au parc naturel régional du Doubs Horloger.

Géographie vignette|Vue aérienne du centre-ville.

Situation La commune de Maîche est située en Franche-Comté, dans l'est du département du Doubs, à à vol d'oiseau à l'est de Besançon., à à vol d'oiseau au sud de Montbéliard., et à à vol d'oiseau au nord-est de Pontarlier.. Elle se situe à proximité de la frontière franco-suisse, distante d'une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, les villes suisses les plus proches étant Saignelégier (), La Chaux-de-Fonds () et Le Locle ()Le calcul des distances à vol d'oiseau avec les villes suisses a été effectué sur le logiciel Google Earth à l'aide de l'outil Règle..

Le territoire communal est limitrophe de dix autres communes.

Géologie, relief et hydrographie Maîche se trouve au centre d'un petit plateau du massif du Jura auquel il a donné son nom, le plateau de Maîche, connu aussi sous la dénomination de plateau de Maîche-Le Russey. Le plateau de Maîche est un plateau calcaire de moyenne montagne dont l'altitude varie entre 700 et environ. L'altitude minimale de la commune est de au lieu-dit la Rasse et l'altitude maximale est de au point de vue du Le Faux Verger. Plusieurs collines entourent la ville, telles que le Montjoie qui culmine à , le mont Miroir (Le sommet se trouvant sur le territoire de la commune de Cernay-l'Église.), la Roche de Ruan () et la colline du Vieux Château (). La mairie se trouve à une altitude de . Il n'y a aucun cours d'eau traversant la commune mais deux petits plans d'eau, l'un appelé Étang de Goule sur les pentes de la colline de Montjoie et l'autre se situant au lieu-dit la Rasse.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme vignette|Vue générale du centre-ville depuis le parc du château du Désert. Typologie Au , Maîche est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient avec Mancenans-Lizerne à l'unité urbaine de Maîche, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Maîche, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (29,7 %), zones agricoles hétérogènes (29,2 %), forêts (26,4 %), zones urbanisées (13,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement Au recensement de 2019, la commune comptait logements dont étaient des résidences principales, 261 des logements vacants et 55 des résidences secondaires. Le nombre de logements situé dans des immeubles collectifs s'élève à appartements, soit 53.9 % du total, et maisons individuelles. Sur les résidences principales construites avant 2016 que compte la commune, 418 (20.9 %) ont été achevées avant 1946, (53.2 %) entre 1946 et 1990, et 518 (25.9 %) de 1991 à 2015. L'ancienneté d'emménagement dans la résidence principale montre que sur les habitants des ménages de la commune au recensement de 2019, ont emménagé depuis 10 ans ou plus, depuis 2 à 9 ans et 591 depuis moins de 2 ans. Évolution du nombre de logements à Maîche19681975198219901999200820132019

Transports et voies de communication vignette|L'ancienne gare de Maîche. Les deux axes routiers principaux desservant Maîche sont la RD 437 qui relie Saint-Claude à Valentigney selon un axe nord-sud et la RD 464 qui relie Morre à la frontière suisse au niveau de Fournet-Blancheroche, selon un axe est-ouest. L'accès autoroutier le plus proche est la sortie de l'A36, située au niveau de la commune de Voujeaucourt à environ au nord de Maîche. Un service régulier d'autocars du réseau interurbain de la Bourgogne-Franche-Comté Mobigo assure, grâce à la ligne LR206, la liaison entre Montbéliard et Pontarlier en passant par Maîche et Morteau.. De 1905 à 1952, la commune était desservie par la ligne de chemin de fer Morteau - Trévillers. Actuellement, les gares les plus proches sont celles de Morteau (à par la route) et de Montbéliard (à ).

Les aéroports internationaux les plus proches sont l'aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg ( par la route), l'aéroport international de Berne (), l'aéroport de Zurich () et l'aéroport de Genève ().

Toponymie Le toponyme Maîche est documenté sous la forme Maches en 1168, 1177, 1245 ; Mesche en 1304 ; Maiches en 1432 ; Mesches en 1700., Meiche sur la carte de Cassini et dans les bulletins des lois de la République jusqu'en 1852 au moins., en alternance, dans ces derniers, avec Maiche dès 1800. et Maîche dès 1862.. Selon Albert Dauzat., il pourrait dériver du latin « butte » (après avoir pensé à l'ancien français mache qui signifie « meule de foin »)..

Histoire Moyen Âge vignette|Ruines du Vieux Château. À l'époque médiévale, Maîche se développe à proximité de son château fort (dit Châtillon sur Maîche, encore Chaitel ou Chastel, pour sa position élevée, par opposition à Châtillon-sous-Maîche), avec notamment la construction d'une église au début du , et les premières foires s'y tiennent à partir de 1386.. Maîche est alors à la tête d'une seigneurie qui couvre une zone allant de Bretonvillers à Montandon.

Selon l'abbé Jean-François-Nicolas Richard (1799-1886 ; curé de Dambelin)., érudit du , Maîche relevait d'abord de la grande seigneurie de Salins, dont elle constituait en quelque sorte la limite nord-est, seigneurie qui passa en 1237 à Jean l'Antique (~1190-1267), ancien comte de Chalon et comte-régent de Bourgogne. En 1245, le comte Jean céda Maîche à son vassal Amédée III de Montfaucon († 1280), seigneur de Montfaucon, d'Orbe et d'Échallens, en accroissement de Vuillafans que les Montfaucon tenaient en fief du comte de Bourgogne, puis en dépendance de Vercel, une autre possession des Montfaucon (après cependant un passage dans la mouvance de Montbéliard sous le comte Renaud).

Le siège de la seigneurie/baronnie de Maîche était à St-Hippolyte, capitale de la Franche-Montagne (à distinguer des Franches-Montagnes suisses), qui était également le centre de deux autres féodalités : celle de la ville de St-Hippolyte proprement dite, et celle du comté de La Roche ; les comtes de La Roche étaient des vassaux directs des comtes de Montbéliard, alors que Maîche, St-Hippolyte et Châtillon étaient — par leur château de Vercel — sous la suzeraineté des Montfaucon, dont la branche aînée accéda d'ailleurs en 1321 au comté de Montbéliard avec Henri de Montfaucon, gendre héritier du comte Renaud ; mais ladite suzeraineté échut en fait, avec Vercel, à une nièce d'Henri, Jeanne de Montfaucon, épouse en 1325 de Louis de Neuchâtel. Pour compliquer le tout, St-Hippolyte et Châtillon-sous-Maîche étaient aussi des possessions directes des comtes de La Roche, et Maîche le devint le par l'investiture accordée à Jean (II) de La Roche par Renaud, comte de Montbéliard.

Jean II de La Roche fut suivi par son fils Richard, père lui-même de Jeanne († 1375 ; comtesse de La Roche ; femme d'Aymon de Villersexel-Faucogney), et de Marguerite de La Roche († ap. 1372 ; épouse de Jean de Senecey, seigneur de Traves), d'où la division de la seigneurie/baronnie de Maîche entre les Villersexel, les Sennecey, et aussi les Longwy (car Jacques de Vienne de Longwy/Longvy († 1372) avait convolé avec une autre héritière, autre Marguerite de La Roche, dame de Nolay, fille de Jean-Odon/Eudes de La Roche († vers 1353) et cousine germaine de Jeanne et Marguerite de La Roche. Finalement, les Villersexel, nouveaux comtes de La Roche, retrouvèrent l'ensemble de la seigneurie. Mais Henri de Villersexel († vers 1408/1412) dut partager en avec ses deux beaux-frères ( p. 5 à 19) :

... Jean II de Ville (1345-1403) ( p. 13-14, 19-20, 28). Son descendant André III de Ville vendit sa part de Maîche le au chancelier de Granvelle (1486-1550). ... et Gérard de Cusance († vers 1405). Sa petite-fille Marguerite de Cusance († ap. 1444 ; fille de Jehan de Cusance), dame de Flagy, épousa en premières noces en 1434 Guy III de Pontailler (1382-1437/1439), seigneur de Talmay. Leur descendant Henri de Pontailler-Flagy vendit sa part en 1539 audit chancelier de Granvelle. Les Granvelle, donc maîtres de deux parts de Maîche ( p. 28), furent suivis de leurs descendants d'Oiselay de Granvelle de Cantecroix, dont Eugène-Léopold d'Oiselay (1615-1637), premier mari en 1635 de Béatrix de Cusance de Cusance (1614-1663), baronne de Belvoir, dame de Cusance et Saint-Julien. Mais le comte Jacques-Nicolas de La Baume-St-Amour, gouverneur de Dole pour le comte-roi Philippe IV, et dont la mère était Hélène Perrenot de Granvelle (fille de Frédéric), obtint le la double part de Maîche venue des Granvelle, selon le testament du cousin germain de sa mère, François Perrenot de Granvelle ( p. 41-42).