Saint-Gilles-Croix-de-Vie est une commune du centre-ouest de la France, située sur la Côte de Lumière, dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.
Elle est née en 1967 de l'unification de deux communes situées de part et d'autre de l'embouchure du fleuve La Vie : Saint-Gilles-sur-Vie et Croix-de-Vie.
Réputée pour son important port de pêche spécialisé notamment dans la sardine, Saint-Gilles-Croix-de-Vie est également classée station balnéaire depuis 1982.
Géographie Localisation
Saint-Gilles-Croix-de-Vie est situé sur le littoral de l'océan Atlantique à au sud-ouest de Nantes, au nord de Bordeaux, au sud-ouest de Paris et à l'ouest de Lyon. Les distances se calculent avec l'outil « Directions ».. La commune fait partie de la Côte de Lumière et a une superficie de ..
Communes limitrophes
Outre les communes limitrophes ci-dessous, Saint-Révérend au nord-est est elle aussi très proche...
L'ensemble formé par Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Saint-Hilaire-de-Riez est parfois désigné sous le nom de « Le Havre-de-Vie ». Parfois, ces termes englobent aussi les communes du Fenouiller et de Givrand..
Au sein de l'arrondissement des Sables-d'Olonne, elle est le chef-lieu du canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie qui s'étend sur et regroupe 14 communes« Canton : Saint Gilles Croix de Vie » sur le site officiel de la Maison des communes de Vendée, consulté le 2 juillet 2009 (seize avant la fusion de Saint-Gilles-sur-Vie et Croix-de-Vie en 1967 puis de Saint-Nicolas-de-Brem et Saint-Martin-de-Brem en 1974.) : L'Aiguillon-sur-Vie, Brem-sur-Mer, Bretignolles-sur-Mer, La Chaize-Giraud, Coëx, Commequiers, Le Fenouiller, Givrand, Landevieille, Notre-Dame-de-Riez, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Maixent-sur-Vie et Saint-Révérend.
Environnement Le territoire municipal de Saint-Gilles-Croix-de-Vie s’étend sur . L’altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre « Commune 35570 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« Saint-Gilles-Croix-de-Vie », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..
Littoral et plages vignette|Îlot de pilours ou pil'ours vu depuis la plage de Boisvinet à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. La corniche vendéenne relie la « plage de Boisvinet » à Sion-sur-l'Océan dans la commune de Saint-Hilaire-de-Riez. Ce parcours le long des côtes d'une longueur de quatre kilomètres est classé en 1926 « Côtes sauvages du littoral vendéen - La Corniche Vendéenne » sur le site de la Côte de Lumière, 9 juillet 2009, p.20.
Un peu au large, au niveau de l'entrée du port se trouve le rocher de Pilours (ou Pil'ours) qui est une Île accessible à marée basse (uniquement aux grandes marées). Au , le cartographe Pierre Garcie-Ferrande le désigne sous le nom de « Perrourse », allusion à la constellation de la Petite Ourse qui aide les marins à se repérer. En , lors d'une violente tempête, La Ville du Cap, un navire de transportant pour plus de de marchandises, s'échoue sur le rocher : seuls quatre des présents à bord survivent.
Côté Saint-Gilles, la commune compte deux secteurs dunaires étendus. Les dunes de la Garenne forment une pointe sableuse au nord de la « grande plage » qui sert de défense naturelle pour le port« Rénovation de ses sites dunaires de la Garenne et du Jaunay » sur le site officiel du Comité pour la protection de la nature et des sites (CPNS), 1988, p.4. Plus au sud, les dunes du Jaunay occupent un espace de sur une distance de cinq kilomètres entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Bretignolles-sur-Mer« Les dunes du Jaunay » sur le site officiel de la Ligue pour la protection des oiseaux Vendée, consulté le 25 août 2009.
Jusqu'à la fin du , ce littoral de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est relativement stable à l'exception de deux évènements météorologiques majeurs. Durant l'hiver 1747/1748, les vents creusent une brèche de dans la partie centrale de la dune de la Garenne et une autre de dans la pointe. En , une tempête amène un surplus de sable qui obstrue l'entrée du port. Puis avec la présence touristique grandissante dans la cité et la construction d'installations fixes, le littoral connaît un phénomène d'érosion accrue et la « grande plage » démaigrit.
Pour stabiliser les dunes de la Garenne qui subissent alors l'érosion par le vent, le Comité pour la protection de la nature et des sites (CPNS) organise à partir de 1978 une opération de replantage d'oyats, à laquelle participent notamment des enfants scolarisés dans les écoles de la ville« Il y a trente ans: sauvegarde des dunes de La Garenne » sur le site officiel du Comité pour la protection de la nature et des sites (CPNS), consulté le 25 août 2009. Des chemins sont mis en place pour éviter la destruction de la végétation à cause d'une surfréquentation. En 1986, cette action vaut au CPNS le « grand prix national » et aux jeunes de la ville le « prix des jeunes », remis par la fondation Ford Nature et PatrimoineComité pour la protection de la nature et des sites, « Rénovation de ses sites dunaires de la Garenne et du Jaunay » sur le site officiel du Comité pour la protection de la nature et des sites (CPNS), 1988, p.12.
Au milieu des années 1980, le CPNS s'intéresse aux dunes du Jaunay, précédemment exploitées en carrière. Outre des plantations et l'installation de barrières brise-vent, la dune est remodelée sur une bande de deux kilomètres pour que son point haut surplombe de dix mètres le niveau de la merComité pour la protection de la nature et des sites, « Rénovation de ses sites dunaires de la Garenne et du Jaunay » sur le site officiel du Comité pour la protection de la nature et des sites (CPNS), 1988, p.8-9.
Cours d'eau vignette|Vue sur la rive du fleuve côtier la Vie côté Saint-Gilles le long de la promenade Pierre-Garcie-Ferrande en octobre 2008. Au centre en arrière-plan : l'église Saint-Gilles.
L'embouchure du fleuve côtier la Vie sépare la ville en deux parties : Saint-Gilles et Croix-de-Vie. Son affluent, le Jaunay, se jette dans la Vie au niveau du port, côté Saint-Gilles. centré|vignette|290x290px|Le Jaunay (qui arrive du bas de la photo) au confluent avec la Vie (qui vient de la droite).
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.
Pour la période 1970-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Perrier à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Urbanisme Typologie Au , Saint-Gilles-Croix-de-Vie est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Hilaire-de-RiezUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant sept communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Hilaire-de-Riez comprend trois villes-centres (Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Hilaire-de-Riez et Saint-Jean-de-Monts) et quatre communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Hilaire-de-Riez, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (58,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (44,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (46,7 %), zones agricoles hétérogènes (15,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,6 %), prairies (7,7 %), terres arables (7,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5 %), eaux maritimes (3,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,7 %), zones humides côtières (0,2 %), forêts (0,1 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Voies de communication et transports Voies routières Saint-Gilles-Croix-de-Vie est notamment accessible via l'autoroute A87 jusqu'à La Roche-sur-Yon puis la D 948 jusqu'à Aizenay et enfin la D 6 jusqu'à Givrand ou bien au départ de Nantes en passant via Machecoul et Challans.
Ponts vignette|Le pont de la Concorde sur le fleuve de la Vie en septembre 2007.
Traversée à gué ou à l'aide d'un bac jusqu'au , la Vie peut être franchie en plusieurs points de passage : Le pont de l'Atlantique où circule une rocade semi-rapide (D 38 bis) au nord. Le pont de la Concorde en centre-ville, construit en 1952 et baptisé ainsi depuis l'unification en 1967 de Saint-Gilles-sur-Vie et de Croix-de-Vie. Un premier pont à une seule arche est construit en 1835 ; un droit de péage y est appliqué jusqu’en 1865 au grand dam des Croixdeviaux (Croixdeviots) qui doivent se rendre régulièrement à Saint-Gilles-sur-Vie, chef-lieu et pôle économique du cantonBorne informative « Le pont de la Concorde » dans la promenade Marcel Ragon, consultée le 12 septembre 2009. Ce premier pont est remplacé en 1882 par un pont métallique avec deux piles en pierre.