La fosse 1 - 1 bis dite Adrien Aubé de Bracquemont ou fosse de Nœux de la Compagnie des mines de Nœux est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Nœux-les-Mines. Les travaux de la fosse 1 commencent le . Grâce à un fonçage sans problème, la fosse commence à produire en 1852, et devient très rapidement bien productive, puisque des innovations technologiques y ont été appliquées. Le puits 1 bis est commencé en . Doté d'installations modernes et plus importantes, il devient rapidement le seul à extraire, le puits 1 assurant l'aérage. En parallèle, les grands bureaux et les ateliers centraux de la compagnie sont bâtis à côté de la fosse. Des cités, puis une église ont été bâtis pour les mineurs. Un terril 36, 1 de Nœux, est édifié au nord de la fosse. Une coopérative des ouvriers mineurs et une pharmacie centrale sont construites près de la fosse. Le puits 1 est comblé en 1936 ou 1938, ses installations sont détruites.
La Compagnie des mines de Nœux est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune. Les installations de la fosse 1 bis sont modernisées en 1948. Des habitations nouvelles sont bâties au nord-est de la fosse. La fosse ferme en 1968, date à laquelle le puits est remblayé, une partie des installations détruites, et le carreau de fosse reconverti immédiatement en zone industrielle.
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 1 et 1 bis. Un sondage de décompression S53 est installé au nord du puits 1. Les cités ont été rénovées, et le terril, entièrement boisé, est un espace vert. En 2009 et 2010, les installations restantes de la fosse, les ateliers centraux, les grands bureaux, l'église Sainte-Barbe, la coopérative des ouvriers mineurs, et la pharmacie centrale sont inscrits aux monuments historiques.
La fosse
Fonçage
La fosse 1, également nommée fosse de Nœux ou Adrien Aubé de Bracquemont, est commencée le par la Compagnie des mines de Vicoigne-Nœux sur le territoire de Nœux-les-Mines, à au sud-est du clocher du village, et à à l'est de la grande route de Béthune à Arras.
Le puits est entrepris à l'altitude de . Le niveau est passé au moyen d'une machine d'épuisement à traction directe de , actionnant deux jeux de pompes de de course, et de de diamètre. Le diamètre du puits est de quatre mètres. La venue d'eau maximale a été de en 24 heures. Le puits est cuvelé en chêne depuis de profondeur, jusqu'à . Le terrain houiller est atteint à la profondeur de , le .
Exploitation thumb|left|Les installations du puits 1 bis.
La houille est atteinte le , et entre en production dans le courant de l'année. La première charrette de charbon extrait est envoyée à Béthune, et son contenu est distribué aux habitants. Une année a suffi pour créer un siège d'exploitation qui entre immédiatement en production. La fosse a bénéficié de certaines innovations. Le passage des niveaux a été rendu possible grâce à la première application de la machine d'épuisement à traction directe, et le puits 1 est doté de la première machine d'extraction à deux cylindres oscillants sans engrenages. Adrien Aubé de Bracquemont applique le premier à la fosse de Nœux les grandes installations qui ont ensuite été imitées dans toutes les fosses ouvertes à partir de ce moment dans le Nord et le Pas-de-Calais : diamètre de puits de quatre mètres au lieu de trois mètres employé jusqu'alors, machine de fonçage de quinze à vingt chevaux, machine d'épuisement à traction directe pour passer les niveaux, machine d'extraction à deux cylindres, sans engrenages, ventilateurs, cages, etc. moyens nouveaux alors, et qui ont conduit aux puissantes extractions réalisées depuis.
La fosse de Nœux produit pendant l'exercice 1852-53 et pendant l'exercice 1853-54. Elle a été, après la fosse de Courrières dont l'exploitation de charbon maigre est toujours restée très limitée, la première fosse du nouveau bassin qui donne des houilles grasses et en quantités importantes. Le gisement est assez accidenté. La houille y est grasse et à courte flamme.
thumb|left|Les puits 1 et 1 bis. Un coup de poussière tue trois mineurs le . Le puits 1 bis est commencé en , à au sud-ouest du puits 1. Le niveau est passé sans difficulté. La venue d'eau maximale a été de cinquante mètres cubes par jour. Le puits est cuvelé en fonte entre 22 et , et en chêne jusqu'à . Son diamètre est de . À la mise en service du puits 1 bis, le puits 1 ne sert plus qu'à l'aérage. Dans les années 1890, le puits 1 est profond de et le puits 1 bis de . Les accrochages de la fosse sont établis à 187, 214, 256, 294, 350, 394, 443 et .
Le puits 1, profond de , est remblayé en 1936 ou 1938. À partir de cette date, la fosse devient la fosse 1 bis, puisque le puits 1 n'existe plus, ses installations sont détruites.
La Compagnie des mines de Nœux est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune. Les installations de la fosse 1 bis sont modernisées en 1948. La fosse cesse d'extraire en 1968, date à laquelle le puits 1 bis, profond de , est remblayé. Le site est immédiatement reconverti en zone industrielle, et le , à onze heures, la première citerne Sidrat de sort de l'usine de Nœux.
Reconversion
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 1 et 1 bis, et dote le puits 1 bis d'un exutoire de grisou. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Un sondage de décompression S53 est effectué à au nord du puits 1 du au . D'un diamètre de neuf centimètres, il a atteint la profondeur de . Il subsiste plusieurs bâtiments de la fosse, dont le portail d'entrée, et les bâtiments du puits 1 bis.
Les façades et les toitures des bâtiments et l'enceinte de l'ancien carreau de la fosse 1 - 1 bis, comprenant le bâtiment de la machine d'extraction du puits 1 bis avec ses dispositifs techniques encore en place, les ateliers qui lui sont accolés, les magasins et les écuries situés à l'arrière du carreau et le garage en béton armé situé à l'entrée du carreau sur la rue Nationale, et l'enceinte en briques sur la rue Nationale avec sa guérite d'entrée font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Un cabinet d'étude réfléchi à l'avenir du site et doit rendre ses conclusions à l'automne 2018..
Le terril thumb|left|Le terril 1 de Nœux. thumb|Les grands bureaux.
Le terril 36, 1 de Nœux, situé à Nœux-les-Mines, est un petit terril conique alimenté par la fosse 1 - 1 bis des mines de Nœux. Préservé, il est entièrement boisé.
Les grands bureaux
Les façades et les toitures des grands bureaux font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Les ateliers centraux thumb|left|upright=0.6|Les ateliers centraux. thumb|Le Musée de la mine.
Les façades et les toitures des ateliers centraux font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Le Musée de la mine
Un petit musée de la mine a été établi à proximité de la fosse 1 - 1 bis.
Les cités
De vastes cités ont été établies autour de la fosse 1 - 1 bis.
L'église Sainte-Barbe thumb|upright=0.8|L'église.
L'église Sainte-Barbe en totalité fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
La coopérative des ouvriers mineurs
Les façades et les toitures de la coopérative des ouvriers mineurs font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
La pharmacie centrale
La pharmacie centrale a été construite en 1927. Les façades et les toitures de la pharmacie centrale font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Références à
Références à
Références à
Références au magazine Relais
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines de Nœux Groupe de Béthune Liste des monuments historiques du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais
Bibliographie
Fosse 01 - 1 bis Nœux 01 - 1 bis Catégorie:Monument historique dans le Pas-de-Calais Catégorie:Monument historique inscrit en 2009 Catégorie:Mine monument historique en France