La fosse 4 - 4 bis dite Coubronne ou Saint-Nicolas de la Compagnie des mines de Cauchy-à-la-Tour, puis de Ferfay, enfin de Marles, est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Cauchy-à-la-Tour. Les travaux commencent en , et la fosse commence à produire en 1861, mais les quantités produites sont trop faibles, et la Compagnie de Cauchy-à-la-Tour fait faillite. Elle est alors reprise par celle de Ferfay en 1870, mais en 1875, cette fosse n'a produit que de houille. La compagnie décide donc de mettre la fosse 4 en chômage en 1876, celle-ci ne sert plus que pour l'aérage. L'exploitation reprend durant la Première Guerre mondiale, pour compenser les concessions touchées par la guerre. Un puits 4 bis est commencé en 1917. Un terril 30, conique, est édifié à l'est de la fosse, ainsi qu'un terril cavalier 246, pour relier la fosse aux autres fosses. La Compagnie des mines de Ferfay est rachetée par celle de Marles en 1925. Puisqu'elle est proche de la fosse d'aérage 7, la fosse 4 - 4 bis est renommée fosse 7 bis - 7 ter des mines de Marles.

La Compagnie des mines de Marles est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel. La fosse ferme le et les puits sont remblayés en 1952. Le terril 30 est exploité.

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 4 et 4 bis. Il subsiste de nombreux bâtiments de la fosse. Les terrils sont des espaces verts.

La fosse

Fonçage

Immédiatement après sa nouvelle constitution, la Société de Camblain-Chatelain, ensuite nommée Compagnie des mines de Cauchy-à-la-Tour, ouvre une fosse en 1859 au sud de son premier sondage positif 141, et un peu au nord du sondage 265, qui n'a traversé que de calcaire avant d'atteindre le terrain houiller.

Le niveau de l'eau y est rencontré à . La nappe aquifère fournit peu d'eau et peut être traversée avec des tonneaux et une machine d'extraction de , jusqu'à sa base à , le maximum d'eau a été de par . Le diamètre du puits est de quatre mètres. La fosse atteint le terrain houiller à . Mais sa proximité des limites des concessions de Marles, au nord, de Ferfay, à l'ouest, restreint son champ d'exploration dans les seules directions du sud et de l'est.

Au sud, le calcaire a été constaté par les sondages 265 et 143 comme recouvrant le terrain houiller, et même, pensait-on, d'abord en stratifications concordantes, ce qui faisait croire que ce calcaire était d'une formation postérieure à celle du terrain houiller. Mais les travaux poussés dans la direction du levant au niveau de , dans la veine du Midi, s'étant rapprochés du calcaire et l'ayant même rencontré, ou ne peut plus admettre la concordance de stratification. Le calcaire a été rencontré à du puits. Les veines donnent du grisou.

Quoi qu'il en soit, c'est à Cauchy-à-la-Tour que, pour la première fois, on a constaté le recouvrement du terrain houiller par une formation plus ancienne, le calcaire carbonifère. Ce fait, très extraordinaire au premier abord, a été constaté depuis sur un assez grand nombre de points de la zone méridionale du bassin houiller, à Courcelles-lès-Lens, à Drocourt, à Aix-Noulette, à Auchy-au-Bois, et tout dernièrement au sondage 906 de Ferfay, qui, après avoir atteint la base du tourtia à , a traversé de calcaire avant d'atteindre, à , le terrain houiller, dans lequel il a pénétré de , et rencontré une veine de houille de et quatre veinules, inclinées à 41°. Les veines donnent du grisou.

Exploitation

La fosse de Cauchy-à-la-Tour commence à produire, dès 1861, mais elle n'a fourni que de faibles quantités de houille, tant à cause de la limitation de son champ d'exploitation, qu'à cause de la pauvreté, de l'irrégularité et du petit nombre des couches rencontrées. L'extraction de cette fosse a été de en 1861, en 1862, en 1863, en 1864, en 1865, en 1866, en 1867, en 1868 et en 1869, soit un total de .

Lorsque la Compagnie de Ferfay a acheté, en 1870, la concession de Cauchy-à-la-Tour, elle cherche à augmenter l'extraction de la fosse de ce nom en poursuivant les travaux d'exploration et d'exploitation au nord-ouest, dans sa propre concession. La fosse est renommée 4, fosse Coubronne ou Nicolas. En même temps, elle approfondit le puits, et exécute des bowettes au nord et au sud sur un développement assez considérable. Celle du sud s'avance sous le calcaire à plus de du puits, sans sortir de la formation houillère, et traverse, comme celle du nord poussée dans la concession même de Ferfay, de nombreuses couches, mais très irrégulières, et dont l'exploitation est onéreuse. L'extraction n'a fourni que en 1870, en 1871, en 1872, en 1873, en 1874 et en 1875, soit un total de . Le puits est approfondi à .

En 1875, la Compagnie de Ferfay reconnait qu'elle ne peut obtenir de résultats à sa fosse 4 de Cauchy-à-la-Tour qu'en poussant le puits à une grande profondeur. Mais, comme ses fosses 1 et 3 sont alors dans une situation qui exige aussi leur approfondissement, cette Compagnie est amenée, par mesure d'économies, à suspendre tous travaux à la fosse de Cauchy-à-la-Tour, qui est reste en chômage complet jusqu'à la Première Guerre mondiale.

La fosse de Cauchy-à-la-Tour a exploité quatre couches de houille principales dont le tableau ci-contre donne la structure et la composition. Ces couches sont très accidentées, et leur exploitation n'a jusqu'ici donné que des pertes, ainsi qu'il résulte de l'abandon successif de cette fosse et par la Compagnie de Camblain-Chatelain et par la Compagnie de Ferfay.

La fosse cesse alors de produire, mais elle continue l'aérage des fosses 1 et 2 - 2 bis. Durant la Première Guerre mondiale, la concession de Ferfay n'est pas envahie, et le puits 4 est approfondi à . Un chemin de fer permet d'envoyer le charbon à Saint-Pierre, elle longe la route. Un puits 4 bis est ajouté au site en 1917, à au nord-est du puits 4.

La Compagnie des mines de Ferfay est rachetée par celle de Marles en 1925. la fosse 4 - 4 bis devient la fosse 7 bis - 7 ter. Le puits 7 bis, le plus ancien, assure le retour d'air, alors que le puits 7 ter assure l'extraction.

La Compagnie des mines de Marles est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel. La fosse cesse de produire le , et les puits 7 bis et 7 ter, respectivement profonds de 644 et sont remblayés en 1952.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 4 et 4 bis. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Contrairement aux autres fosses de la compagnie, il subsiste de nombreux bâtiments dont la salle des compresseurs, les bains-douches, la salle des machines, le poste des transformateurs, les bureaux et la station de pompage.

Les terrils

Deux terrils résultent de l'exploitation de la fosse.

Terril 30, 7 d'Auchel thumb|left|Le terril 7 d'Auchel. thumb|Le terril Cavalier du 4 ter au 7.

Le terril 30, situé à Cauchy-à-la-Tour, était le terril conique de la fosse de Cauchy-à-la-Tour de la Compagnie des mines de Cauchy-à-la-Tour ouverte en 1859, la fosse est rachetée en 1870 par la Compagnie des mines de Ferfay qui s'en sert comme puits d'aérage. La Première Guerre mondiale entraîne la reprise de l'exploitation à cette fosse, c'est ainsi que le terril commence à s'édifier. L'extraction cesse en 1950. Le terril est exploité, il en subsiste la base.

Terril 246, Cavalier du 4 ter au 7

Le terril 246, situé à Auchel, est un terril cavalier permettant de relier la fosse 4 ter des mines de Marles, ex 1 des mines de Ferfay, à la fosse 7 bis - 7 ter des mines de Marles, ex 4 - 4 bis des mines de Ferfay.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

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Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines de Cauchy-à-la-Tour Compagnie des mines de Ferfay Compagnie des mines de Marles Groupe d'Auchel

Bibliographie

Fosse de Cauchy-à-la-Tour Fosse 4 - 4 bis Ferfay 4 - 4 bis