Joseph Losey est un réalisateur, producteur et scénariste américain, né le à La Crosse (Wisconsin) et mort le à Londres.
Biographie
Trois éléments déterminent l'œuvre de Joseph Losey : son origine familiale, la crise des et le maccarthysme (au début des années 1950).
Origine familiale Joseph Losey est issu d'une famille aisée et très puritaine. Son éducation religieuse l'influence fortement, même s'il ne lui en reste rien. Il est élevé dans un isolement politique total, inconscient des réalités socialescinematheque.fr, "Penser par soi-même - Joseph Losey, en quête d'éthique", 2 février 2022 jusqu'au moment où il se trouve confronté à la dépression de 1929.
Années 1920 et crise des années 1930 Joseph Losey entreprend des études de médecine et fréquente la troupe de théâtre de son université.
Nourri de Marx, Trotski et même Staline, il effectue en 1931 un voyage à Moscou, où il rencontre des metteurs en scène de théâtre.
Après des études en Allemagne avec Bertolt Brecht, Losey retourne aux États-Unis, parvenant jusqu'à Hollywood.
Dans les années 1930, il met en scène des pièces « engagées » à New York. Il travaille surtout au décor, qui sera toujours un élément capital de sa mise en scène.
Maccarthysme La carrière de Losey débute sous le signe d'un engagement politique certain et il s'investit aux côtés du Parti communiste américain. Sommé en 1952 de se présenter devant la Commission des activités antiaméricaines de la Chambre des représentants, alors qu'il tourne un film en Italie, il choisit de s'exiler au Royaume-Unicinematheque.fr, « Joseph Losey, le maître de l’espace », du 6 janvier au 7 février 2022, Jean-François Rauger . Son témoignage n'aurait, sauf à considérer un éventuel emprisonnement, nullement changé son sort.
Même dans son pays d'adoption, il rencontre des difficultés : initialement proposé pour diriger la production de Hammer films de 1956 pour X l'Inconnu, Losey est évincé du projet car, après quelques jours, l’acteur principal du film Dean Jagger refuse de travailler avec un possible sympathisant communiste.
Consécration Certains de ses films lui donnent une grande renommée : The Servant, Modesty Blaise, Accident et Cérémonie secrète.
Son film Le Messager (The Go-Between) remporte la Palme d'or au Festival de Cannes de 1971.
Il poursuit avec de grands films comme L'Assassinat de Trotsky, Maison de poupée, Monsieur Klein et Don Giovanni.
Filmographie Courts métrages 1939 : Pete Roleum and His Cousins 1941 : Youth Gets a Break 1941 : A Child Went Forth 1945 : A Gun in His Hand 1947 : Leben des Galilei 1955 : A Man on the Beach 1959 : First on the Road (publicité pour la Ford Anglia)
Longs métrages
Distinctions Festival de San Sebastian 1954 : en compétition pour La Bête s'éveille Mostra de Venise : 1962 : en compétition pour le Lion d'or avec Eva 1963 : en compétition pour le Lion d'or avec The Servant 1964 : en compétition pour le Lion d'or avec Pour l'exemple 1982 : en compétition pour le Lion d'or avec La Truite Festival de Cannes : 1966 : sélection officielle, en compétition pour Modesty Blaise 1967 : Grand prix du jury pour Accident 1971 : Palme d'or pour Le Messager 1976 : sélection officielle, en compétition pour Monsieur Klein Baftas : 1968 : nomination au Bafta du meilleur film britannique pour Accident 1972 : nomination au Bafta de la meilleure réalisation pour Le Messager César du cinéma : 1977 : César du meilleur réalisateur et César du meilleur film pour Monsieur Klein 1980 : nomination au César du meilleur réalisateur et du meilleur film pour Don Giovanni
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Cahiers du cinéma, , , Spécial Joseph Losey, par Marc C. Bernard, Michel Fabre, Richard Macdonald, Michel Mourlet, Pierre Rissient, Jacques Serguine. Présence du Cinéma, mars-avril 1964, n° 20, Spécial Joseph Losey : entretien avec lui par Paul Agde et Michel Mourlet, articles de Marc C. Bernard et M. Mourlet, Biofilmographie par Pierre Guinle. Pierre Rissient, Joseph Losey, Éditions Universitaires, Paris, 1965. Penelope Houston, « Losey's Paper Handkerchief », Sight and Sound, été 1966, . Gilles Jacob, « Joseph Losey, or The Camera Calls », Sight and Sound, printemps 1966, . Christian Ledieu, Joseph Losey, Cinéma d'aujourd'hui , Seghers, 1963, remaniée et mise à jour, 1970, 188 p. Michel Ciment, Le Livre de Losey. Entretiens avec le cinéaste, Paris, Stock/Cinéma, 1979, 465 p. Michel Ciment, Joseph Losey : l'œil du Maître, Institut Lumière/Actes Sud, 1994, 360 p. Denitza Bantcheva (dir.), L’Univers de Joseph Losey, éd. Télérama/Corlet, coll. « CinémAction », 2000 Denitza Bantcheva, Un florilège de Joseph Losey, Paris, éd. du Revif, 2014, 310 p. Jean Palliano, « Les maisons de Losey », Positif , Institut Lumière-Actes Sud, Paris, , ,
Liens externes
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