La fosse 12 dite Saint-Édouard ou Édouard Bollaert de la Compagnie des mines de Lens est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Loos-en-Gohelle, près des limites avec Lens. Les travaux commencent en 1891, et la fosse commence à produire le . De vastes cités, puis une église et des écoles sont bâties au sud de la fosse, sur le territoire de Lens. Une fosse d'aérage 12 bis est commencée à au sud de la fosse 12 au milieu des années 1900. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite suivant le style architectural des mines de Lens d'après-guerre. Il en est de même pour les cités, les écoles, l'église, et les différents logements de fonction. Un monument aux morts est également érigé. La fosse 15 - 15 bis est rattachée à la fosse 12 en 1937, les fosses 14 et 14 bis le sont l'année suivante.

La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens. Le triage et le lavoir de la fosse sont modernisés en 1951. La machine d'extraction est dotée d'un nouveau tambour. En 1952, le Groupe de Lens fusionne avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin. La fosse 12 cesse d'extraire en 1967 lorsqu'elle est concentrée sur la fosse 11 - 19. Les puits 12 et 12 bis assurent alors l'aérage. Ce premier cesse l'aérage en 1972, le second en 1976, date à laquelle il est remblayé. Le puits 12 est quant à lui remblayé en 1980, et son chevalement détruit en 1981.

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 12, et y installe un exutoire de grisou. De nombreux bâtiments subsiste de la fosse, une grande partie des cités est rénovée. Le , le et le , le bâtiment de la salle des pendus et des bains-douches, l'église, le logement des Sœurs, le presbytère, les écoles, l'habitation du directeur des écoles, et le monument aux morts sont inscrits aux monuments historiques. Guy Delcourt fait démolir la maison du directeur, abandonnée depuis de nombreuses années, entraînant des poursuites judiciaires, et une forte médiatisation, en . La cité pavillonnaire 12, l'église Saint-Édouard, son presbytère, le groupe scolaire, avec le logement du directeur, le monument aux morts de la Compagnie de Lens, la cité moderne 12 bis, à Lens, la fosse 12 des mines de Lens, la maison de l'ingénieur à Loos-en-Gohelle, ont été inscrits le sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

La fosse

Fonçage thumb|left|La fosse 12 avant la guerre.

La fosse 12 est commencée en 1891 par la Compagnie des mines de Lens, sur le territoire de Loos-en-Gohelle, contre les limites de Lens, à au sud-est du clocher de Loos-en-Gohelle.

L'orifice du puits est situé à l'altitude de . Le niveau est passé sans difficultés à l'aide de deux pompes de de diamètre. La venue d'eau maximale a été de à l'heure. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de . Les accrochages sont établis à 143 et , et le puits est profond de . Le fonçage du puits est terminé le .

La fosse est baptisée Saint-Édouard en l'honneur d'Édouard Bollaert.

Exploitation

La fosse commence à extraire le . La fosse d'aérage 12 bis est commencée à Lens le ou en 1905, à au sud de la fosse 12.

La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite suivant le style architectural des mines de Lens d'après-guerre.

La fosse 15 - 15 bis est rattachée à la fosse 12 en 1937. Les fosses 14 et 14 bis le sont l'année suivante. Elles sont alors affectées au service et à l'aérage.

La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens. Le triage et le lavoir de la fosse sont modernisés en 1951. La machine d'extraction est dotée d'un nouveau tambour. En 1952, le Groupe de Lens fusionne avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin. Un télésiège est installé en 1956 dans une bowette, pour que les mineurs puissent se déplacer plus rapidement. La fosse 12 cesse d'extraire en 1967 lorsqu'elle est concentrée sur la fosse 11 - 19. Les puits 12 et 12 bis assurent alors l'aérage. Ce premier cesse l'aérage en 1972, le second en 1976, date à laquelle il est remblayé. Le puits 12, profond de , est remblayé en 1980, et son chevalement détruit l'année suivante.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 12, et y installe un exutoire de grisou. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Il subsiste les bains-douches, le local à benzine, la maison du gardien, les ateliers, le poste de coupure, le magasin et la salle de paye. Le bâtiment de la salle des pendus et des bains-douches en totalité fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le . La fosse 12 fait partie des répartis sur qui ont été inscrits le sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Elle constitue une partie du site 63.

Les cités

De vastes cités ont été bâties au sud de la fosse, sur le territoire de Lens. La cité pavillonnaire n° 12, l'église Saint-Édouard, son presbytère, le groupe scolaire, avec le logement du directeur, le monument aux morts de la Compagnie de Lens, la cité moderne n° 12 bis, à Lens, et la maison de l'ingénieur à Loos-en-Gohelle, font partie des répartis sur qui ont été inscrits le sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Ils constituent une partie du site 63. Malgré cette inscription, moins d'un mois plus tard, un coron de vingt-six logements, long de cent-trente-et-un mètres a été détruit, alors qu'il était dans la zone protégée. D'autres habitations sont menacées de destruction.

L'église Saint-Édouard thumb|upright=0.6|L'église.

Une église a été bâtie au cœur des cités. L'église Saint-Édouard, située parvis de l'église de la cité 12, en totalité, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

Le logement des Sœurs thumb|left|Le logement des Sœurs.

Les façades et toitures de l'ancien logement des Sœurs de la cité 12, situé 2, parvis de l'église Saint-Édouard, font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

Le presbytère de l'église Saint-Édouard thumb|upright=0.6|Le presbytère.

Les façades et les toitures du presbytère, situé 1, parvis de l'église de la cité 12, font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le ..

Les écoles thumb|left|Les écoles.

Des écoles maternelles et primaires ont été bâties autour de l'église. Le groupe scolaire ultérieurement nommé Jean-Macé, l'ancienne habitation du directeur des écoles et l'ancien patronage de la cité 12 de la Compagnie des mines de Lens dite Saint-Édouard, situés parvis de l'église Saint-Édouard et grand chemin de Loos, de part et d'autre de l'église Saint-Édouard, font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

Guy Delcourt, maire de Lens, peu soucieux du patrimoine, a fait démolir en la maison inoccupée du directeur des écoles, entraînant des poursuites judiciaires et une forte médiatisation. Cette maison a été détruite partiellement, parce que le maire avait vu sa demande de démolition de logements rue de Brazza refusée, étant donné que celle-ci est sise juste à côté de l'église et des écoles.

Le monument aux morts thumb|Le monument aux morts.

Le monument aux morts, avec son square et son cimetière, en totalité, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Références à

Références à

Voir aussi

Articles connexes Église Saint-Édouard de Lens et Groupe scolaire Jean-Macé Compagnie des mines de Lens Groupe de Lens Liste des monuments historiques du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, site 63

Wikinews : Le maire de Lens fait détruire un bâtiment protégé : Un coron détruit à Lens malgré son inscription à l'Unesco

Bibliographie

Fosse 12 Lens 12 Catégorie:Monument historique inscrit en 2009 Catégorie:Mine monument historique en France