La Frette est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Situation et description Située entre Lyon, Grenoble, Valence et Bourgoin-Jallieu, dans le secteur du Bas Dauphiné, en Isère, le village s'est principalement développé dans la plaine de la Bièvre le long de l'ancienne route nationale.

Communes limitrophes

Géologie Le territoire de La Frette est positionné dans la plaine de Bièvre-Valloire, une large vallée ouverte entre celle de l'Isère et le cours du Rhône et dont la forme régulière en auge à fond plat suggère une origine glaciaire, ce que confirme la présence de dépôts morainiquesSite geoglaciaire.net, page "Origine de la Bièvre-Valloire", consulté le 21 février 2019.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Hydrographie

Voies de communication La Frette est traversée par la route départementale D 1085 (ancienne route nationale 85) qui relie Lyon à Grenoble par Bourgoin-Jallieu.

Urbanisme Typologie Au , La Frette est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'Apprieu-Le Grand-LempsUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine d'Apprieu-Le Grand-Lemps, il y a deux villes-centres (Apprieu et Le Grand-Lemps) et trois communes de banlieue... La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,7 %), prairies (24,9 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), forêts (14,2 %), zones urbanisées (7,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Hameaux lieux-dits et écarts

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de La Frette est situé en zone de sismicité n°3 dite modérée (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographiqueSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 3Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s

Autres risques

Toponymie

Histoire

Seigneurs et châtelains de La Frette

Au siècle dernier, Rivoire de la Batie a fait dans l’Armorial du Dauphiné, l’inventaire des principales familles nobles de la région. En se basant sur ses travaux, on trouve cinq maisons de seigneurs et châtelains de La Frette : les Vehier, les Louvat, les Virieu-Pointières, les Emé de Marcieu et les Berger de la Villardière.

Les Vehier (1355) Une des mentions les plus anciennes de cette famille remonte à 1299, lorsque le dauphin Humbert donna en fief, à Guigues Vehier, des terres dans les environs de Roybon. Dans les registres paroissiaux et d'état civil de La Frette, c'est un nom (Sillans) que l'on rencontre en permanence. Son origine est incertaine, mais on est tenté de le lier à la fondation même de La Frette. Ainsi après la formation du village dans les années qui suivirent 1355, les premiers seigneurs de La Frette furent les Vehier, déjà seigneurs de Sillans. Aymar Vehier possédait à La Frette en 1400, une maison forte. Il se peut que les Vehier aient installé à La Frette des paysans de Sillans qui furent baptisés par les autres habitants du village, du nom de leur origine. Cette hypothèse n'a rien d'invraisemblable.

En 1372, Sibuet Vehier était seigneur de Sillans. Enfin, Aymar Vehier possédait en 1400, une maison forte à La Frette. Ce castel se trouvait probablement derrière le château actuel, au lieu-dit le Vieux Château. Un bosquet de sapins en marque encore aujourd’hui l’ancien emplacement.

Les Louvat (1540) Rivoire de la Batie place à l’origine de cette maison, Arthaud Louvat, seigneur de Bocsozel et gouverneur de La Côte Saint-André, qui vivait en 1291. Jacques de Louvat et son frère Charles de Louvat étaient seigneurs de La Frette en 1540. Arthaud de Louvat était seigneur de La Frette et d’Eclose en 1576. Le seigneur de Passins, François de Louvat, qui vivait en 1580, était appelé le capitaine La Frette. Par le mariage de Louise de Louvat, dame de La Frette, avec Jacques de Virieu-Pointières, la terre de La Frette passe, au début du , entre les mains de la famille de Virieu.

De l’ancienne maison forte de La Frette, il ne restait rien à l’époque. Elle avait sans doute été détruite pendant les guerres de religion. C’était le point de vue que défendait à la fin du siècle dernier Octave Chenavaz dans La notice historique sur la maison patrimoniale de Mandrin. Selon de la Villardière, les Louvat s’étaient convertis au protestantisme.

Pendant les guerres de religion, François de Beaumont, baron des Adrets, mit souvent à feu et à sang à la région. Comme on a retenu que le baron des Adrets était né au château de La Frette en Dauphiné, plusieurs historiens mal renseignés ont fait naître le personnage dans le village. C’est absolument faux : le château de La Frette où serait né François de Beaumont se trouvait au Touvet dans le Grésivaudan.

Les Virieu-Pointières (1600) Vieux château de Virieu (vers l’an 1010). La maison de Virieu est sans contredit une des plus anciennes et des plus illustres de la province, où elle tenait déjà un rang considérable dès le commencement du .

À l’origine de cette famille, on retrouve Guiffrey, sire de Virieu, qui vivait en l’an 1010. La maison de Virieu se divise en de nombreuses branches. Les Virieu-Pointières sont eux-mêmes issus des Virieu-Pupetières. Pointières est le château de Gillonay et Pupetières celui de Châbons. À l’origine des Virieu-Pointières se trouve Aymar de Virieu, fils de Claude de Virieu, seigneur de Pupetières, qui combattit à Pavie en 1525 aux côtés du roi François . En épousant Louise de Louvat, Jacques de Virieu-Pointières devint seigneur de La Frette au début des années 1600.

Ce sont les Virieu-Pointières qui ont fait construire l’actuel château de La Frette, jumeau du château de Gillonay. En 1688, André de Virieu est seigneur de Pointières et La Frette. Vers 1750, la branche des Virieu-Pointières s’éteint avec André de Virieu, capitaine de gendarmerie, mort sans postérité.

Les Emé de Marcieu (1750) Les Emé de Marcieu ont été les derniers seigneurs de La Frette. La terre de La Frette paraît avoir été pour eux simplement une source de revenus parmi bien d’autres. Il est peu probable qu’ils aient habité le château, qui se trouvait au sortir de la Révolution en fort mauvais état car laissé à l’abandon.

Parmi les membres les plus illustres de cette famille, on trouve Pierre Emé, comte de Marcieu, lieutenant général des armées du roi, gouverneur de Valence et commandant en chef du Dauphiné, qui mourut en 1778. Pierre-Louis Emé, comte de Marcieu et de Boutières qui mourut en 1804, se distingua aussi comme lieutenant général des armées du roi, gouverneur de Valence, puis de Grenoble et de la vallée du Grésivaudan et comme commandant de la division du Dauphiné.

Dans les registres paroissiaux de La Frette, on ne trouve pas d’actes qui concernent les Emé de Marcieu. En revanche, il est souvent question avant la Révolution de Michel Blaise Douillet « fermier général de M. le marquis de Marcieu » (baptême du ). Le est baptisée par le curé Ravarein, dans l’église de La Frette, Hélène Pétronille Douillet fille de « sieur Michel Blaise Douillet et de demoiselle Marie Picot de la Buissonière ».

Le parrain est « sieur Jean-Baptiste Picot La Baume, avocat en la cour » et la marraine « dame Hélène Quérenet, veuve de messire Maître Joseph Marie Picot La Buissonière, avocat en la cour ». C’est certainement Michel Blaise Douillet et son épouse qui habitaient le château de La Frette avant 1789. Michel Blaise Douillet est le premier maire de La Frette. Mais il a probablement quitté assez rapidement La Frette car dans la suite de la Révolution, on ne trouve plus de mentions de lui ou de sa famille dans les actes d’état civil.

Les Berger de la Villardière (1800) La famille des châtelains actuels de La Frette est originaire de Bizonnes. Elle tire son nom de la terre de La Villardière situé sur cette commune.

À Bizonnes, se trouve aujourd’hui encore une bâtisse pleine de charme appelée « le château de la Villardière ». Elle fut la demeure des ancêtres des châtelains actuels de La Frette. Une des traces les plus anciennes qui existe dans les registres paroissiaux de Bizonnes, des Berger de la Villardière est celle laissée par Joseph Berger « marié vers 1700, avec Pétronille Châtillon ou Chastillon de Vienne, fille d’un avocat distingué de cette ville ». Lors du décès de Joseph Berger en 1757, le curé de Bizonnes fait l’éloge suivant du défunt :

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