Le Journal amusant est une publication hebdomadaire française lancée par Charles Philipon le en 8 pages grand-in-folio et disparue en , soit après 86 années de publication.
Le Petit Journal pour rire, fondé en même temps, qui en était la version populaire, disparait en 1904..
Historique du journal Il est le nouveau nom du Journal pour rire créé en 1848, il gardera d'ailleurs ce nom en sur-titre jusqu'en 1862.
Il ne prendra l'article « le » dans son titre qu'en « Journal amusant (Le) », in: Gérard Solo, Plus de 5000 illustrateurs de presse, Vichy, AEDIS, 2004, .Une du 4 janvier 1863, sur Gallica..
Les années Charles Charles Philipon trouvait le titre original trop difficile à assumer et trop restrictif, il déclarait :
Le sous-titre original est Journal Illustré suivi de Journal d'images, journal comique, critique, satirique, etc.
Au format 31 x 44 cm, le journal est composé aux trois quarts d'illustration noir et blanc autour de la satire sociale puis de la comédie de mœurs avec une place grandissante donnée au théâtre et à la mode.
En 1859, y débute André Gill.
Dans les années 1860, le rédacteur en chef est Nadar. Marcelin y collabore sans réussir à se créer une situation jusqu’en 1862, date à laquelle il part fonder la Vie parisienneRésumé parodique dans le Journal Amusant, in: BnF Les essentiels..
Nadar et Philipon lancent un supplément en , le Musée français : galerie de portraits dessinés et gravés d'après les meilleures photographies, comportant des tirages sur papier albuminé originaux collés hors-textes ; le supplément s'arrête l'année suivante.. On compte aussi la série Album comique, regroupant des lithographies, dont celles composées par Charles Édouard de Beaumont, Daumier et Gavarni.
Les années Eugène Fin , deux mois après la mort de son créateur en janvier, le journal quitte les éditions Aubert & Cie du 20 rue Bergère à Paris, liquidées par Arnauld de Vresse, pour s’installer au 16 rue du Croissant sous la direction de Louis Adrien Huart. À cette occasion, il perd son sur-titre (et ancien nom) de Journal pour rire.
Des bandes dessinées, sous forme de strips, apparaissent : par exemple « les histoires de Martial » par Potémont, et StopCamille Filliot, « La bande dessinée au siècle de Rodolphe Töpffer », , in: Töfferiana, 31 octobre 2016..
En 1865, Eugène Philipon (1832-1874), fils du créateur devient directeur du journal, Huart est alors rédacteur en chef, il meurt à la fin de l'année et Pierre Véron, spécialisé dans le théâtre, lui succède.
Quelques mois plus tard, le journal revient au 20 rue Bergère.
Fin , Eugène Philipon succombe à la suite d'une longue maladie.
Les années Paul En 1891, le journal se situe au 22 rue de Châteaudun, son rédacteur en chef est toujours Pierre Véron, avec un directeur provisoire remplacé en par Paul Philipon (fils ou petit-fils d'Eugène ?).
Fin , le journal déménage au 102 rue de Richelieu.
Nouvelle série Le samedi paraît le dernier numéro (, ) de la formule d'origine. La semaine suivante paraît une nouvelle formule, format réduit à 26 x 34 cm, mais double de pages (16 au lieu de 8), première page en couleur, qui reprend à 1 (nouvelle série) la numérotation, et le sous-titre historique disparaît, remplacé par Journal humoristique. vignette|Une en couleur du illustrée par Henriot.
C'est aussi à cette occasion que Pierre Véron passa la main après 35 ans comme rédacteur en chef (du Journal amusant et du Charivari), il mourra l'année suivante, au début .
En , le journal emménage au 3 rue Rossini, siège de la « Maison Paul Philipon et Cie », directeur-gérant.
Le , paraît (sans prévenir) le et dernier numéro de cette série, la Première Guerre mondiale suspendant durant 5 ans sa parution.
L'après guerre C'est le que reparaît Le Journal amusant avec le numéro 1 de la nouvelle série. Le gérant, qui n'est plus Paul Philipon (décédé ?) mais Ed. Le Séguillon, s'explique alors :
En , il perd son sous-titre, et le nouveau gérant est Jean Pascal.
En 1928, il retrouve un sous-titre : Journal illustré hebdomadaire.
Du au une page constitue en supplément « Le Quotidien de Montmartre ».
En , son gérant est Raymond Coley.
Le Journal amusant et Gai-Paris réunis Le , il absorbe le Gai-Paris, créé en ., et change son titre en Le Journal amusant et Gai-Paris réunis, il commence une nouvelle série de numéros et paraît le mardi au lieu du samedi. Il porte différents sous-titres dont Humoristique hebdomadaire fondé en 1847. Les couvertures sont principalement de Maurice Millière.
Son siège est désormais au 23 rue des Mathurins.
Le dernier numéro dans les archives de la BNF est le 50 (une nouvelle série ayant démarré en janvier) du mardi , le gérant est M. Rouard.
La coupure de cinq ans durant la guerre, la fin de la direction par la famille Philipon, le glissement lent du satirique engagé vers l'humoristique anodin et sans doute l'arrivée de journaux remplis de photographies ont eu raison du plus vieux journal humoristique de France qui aura tenu presque un siècle et connu son apogée à la fin du .
Petit Journal pour rire vignette| « Les provinciaux à Paris », vus par Grévin, Petit Journal pour rire, avant 1874. Un édition rattachée au titre, intitulée Petit Journal pour rire et vendue 10 centimes, consiste en un hebdomadaire paraissant le samedi, lancé le : il reprend la plupart des dessins du Journal amusant et la direction est assurée par Nadar, nommé rédacteur en chef, Eugène Philipon puis Théodore Le Cerf. Une deuxième série débute en 1869. Une troisième série commence au début de l'année 1881 et comporte 600 numéros. Une quatrième et dernière série enfin, qui se termine en 1904.
Contributeurs illustrateurs et graveurs
Références
Liens externes
Le Journal amusant dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF. Petit Journal pour rire (1856-1904), dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.
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