Le musée de la Résistance Georges Perraudin de Saint-Honoré-les-Bains est un centre de documentation situé dans l'ancienne salle de restaurant de l'hôtel du Guet, à Saint-Honoré-les-Bains (Nièvre). Il figure dans le guide Petit Futé 2024-2025 des Lieux de Mémoire en France. Il est aujourd'hui temporairement fermé. vignette|Le panneau "Lieu de Mémoire" figurant devant l'entrée du musée de la Résistance Georges Perraudin à Saint-Honoré-les-Bains

Présentation Le musée de la Résistance installé dans les anciens locaux de l’hôtel du Guet, à Saint-Honoré-les-Bains, conserve des milliers de documents rares et authentiques datant de la Seconde Guerre mondiale. Il a été fondé en 1991 par Norbert Jault et son épouse Luce, née Perraudin, dont le père Georges fut un grand résistant du Sud Morvan. C'est jeune adolescent à Nevers que Norbert Jault commença, à l'insu de ses parents et malgré les nombreux risques encourus, à collecter et conserver divers documents (notamment tracts et magazines) sur la Seconde Guerre Mondiale.

Historique thumb|upright|alt=Musée de la Résistance|Plaque commémorative sur le Monument aux morts de Saint-Honoré-les-Bains. L'hôtel du Guet, achevé au début des années 1930, transformé le en hôpital militaire, occupé par l'armée allemande, tour à tour quartier général de la résistance nivernaise, centre de lutte contre le Service du travail obligatoire (STO), cadre de cérémonies militaires du maquis LouisLe Morvandiau de Paris, mai 1993, pages 1 et 7, "Introduction à la visite du musée Georges Perraudin - L'Hôtel du Guet dans la Résistance"Vents du Morvan, n°19, été 2005, pages 22-25, "Le musée de la Résistance 'Georges Perraudin' à Saint-Honoré-les-Bains - Entretien avec M. et Mme Jault", est devenu un lieu d'exposition en hommage à Georges Perraudin. vignette|Façade du musée de la Résistance Georges Perraudin à Saint-Honoré-les-Bains Ce dernier, né le , originaire d'une famille de huit enfants, reçu au concours des bourses, se retrouve, en 1915, bachelier et soldat. De retour au pays, cité à deux reprises pour son courage, mais blessé par les gaz de combat, il œuvrera sans compter pour les siens, pour son hôtel, pour ses compatriotes, pour sa profession et, un peu plus tard, comme vice-président de la chambre de commerce et d'industrie de la Nièvre. Des objets témoignent de sa résistance dès le début de l'occupation, et le Quartier Général Suprême des Forces Interalliées (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force), avec à sa tête Dwight D. Eisenhower, lui décernera, ainsi qu'à 999 autres Résistants Français, un certificat numéroté (n°884) pour sa conduite héroïque en reconnaissance des services rendus lors du débarquement allié et des combats qui l'ont suivi.

Georges Perraudin a sauvé deux fois Saint-Honoré-les-Bains de représailles allemandesLa Vie du Rail, 27 novembre 2013, page 39, "Un ancien du Paris Sud-Est a créé un musée de la Résistance". Pour le remercier de son courage et de son dévouement, ses contemporains ont inséré dans le Monument aux morts 1914-1918 et 1939-1945 de la municipalité un sachet de fleurs séchées qu'il avait recueillies à Paris, lors du défilé de la Victoire du .

Collections Cet endroit conserve un fonds de documents d'archives : revues (L'Illustration, Signal, , Paris Match…), journaux, livres, tracts, affiches, photographies, cartes, armes, tableaux, témoignages, monnaies et tickets de rationnement, timbres et autres objets divers (parachutes, uniformes) dont certains recueillis pendant l'occupation par son fondateur ; les archives du maquis Louis furent données par les familles Mackensie, Berthin et la famille de Paul Sarrette qui en était le chef"Un tableau de la vie sous l'Occupation" sur Le Journal du Centre, 23 septembre 2010. Il avait donné ce nom au maquis, en hommage à son père qui se prénommait Louis. En 2012 le buste de Claude Dellys, aviateur et résistant, réalisé en terre cuite par Alain Valtat à l'occasion du centenaire de sa naissance, ont un tirage en plâtre patiné bronze antique, fut offert au Musée de la Résistance de Saint-Honoré-les-Bains, par l'artiste.

Notes et références

Annexes

Bibliographie Marcel Vigreux, Le Morvan pendant la Seconde Guerre mondiale, Éditions Arorm, Saint-Brisson, 1998, 303 p. . La Résistance et le monde rural, Éditions Arorm, Saint-Brisson, 2006. Jean Vigreux, Résistance, regards sur Pierre Meunier et sur la Résistance en Morvan Bourgogne, Éditions Arorm, Saint-Brisson, IHC, UMR, CNRS, 2004. Jacques Canaud, Les Maquis du Morvan, Éditions de l'Académie du Morvan. Henri Picard<! -- attention homonymie -->), Ceux de la Résistance, Bourgogne Nivernais-Morvan, Éditions Cassaing, Nevers, 1947. Académie du Morvan, Les maquis dans la Libération du Morvan, 1944. Hubert Verneret, « Le Maquis Louis et la Bataille d'Autun, journal d'un maquisard », in Les Annales des Pays Nivernais, , la Camosine, 2008. Pierre Ducroc, Maquis Louis, Centre Imprimerie Avenir, 1991.

Articles connexes Musée de la Résistance en Morvan Résistance française Ouroux-en-Morvan Paul Sarrette

Liens externes

« Les maquis nivernais », Musée virtuel de la Résistance et de la guerre mondiale dans les Amognes et le Nivernais-Morvan, sur beninois.free.fr.

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