Saint-Denis-d'Anjou est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de Population municipale ..
La commune fait partie de la province historique de l'Anjou (Haut-Anjou).
Géographie
Communes limitrophes
Anciennes communes Saint-Denis-d'Anjou dispose d'un territoire communal assez vaste qui résulte d'une fusion de trois anciennes communes décidée durant le Premier Empire : Saint-Denis-d'Anjou, Varennes-Bourreau (anciennement Varennes-Bourrel) et Saint-Martin-de-Villenglose.
Lieux-dits, hameaux et écarts La Cour La Croix-Moisie La Guérouillère La Morinière La Morlière La Pilardière La Salmacière Le Perrin Le Petit-Ray Les Barbottières Les Croix-vertes Les Fossettes Rambouillet Rondeau Saint-Martin de Villenglose Varennes-BourreauVarrenes-Bourreau sur le site de Laval5300 Village des Mottes
Géologie La commune appartient, dans ses deux tiers occidentaux, au Massif armoricain, et pour son tiers est, en vallée de la Sarthe, au Bassin parisien. Il y a donc du schiste ardoisier à environ de profondeur sous le bourg de Saint-Denis mais aussi des calcaires coquilliers qui affleurent à moins d'un kilomètre à l'ouest.
Points culminants Les points culminants sont la Guérouillère, en direction de Bouère, la Pilardière, qui domine le bourg de Saint-Denis vers l'ouest, et la colline du Ray et de Beaumont, qui surplombent le bourg vers le nord.
Hydrographie L'hydrographie est marquée par plusieurs ruisseaux affluents visibles de la Sarthe, rive droite, notamment les ruisseaux de Baraize, de la Morinière, des Vallées et d'Ingrande, limitrophe du département de la Sarthe et de la commune de Souvigné (ancienne limite entre le Maine et l'Anjou). Le ruisseau du Goëleux qui arrose le bourg de Saint-Denis-d'Anjou prend sa source près des Nouillères mais a été largement détourné depuis les années 1960 à des fins privées et est souvent à sec l'été. Il ne se jette pas dans la Sarthe mais s'enfonce dans les terres à l'est du bourg, après un cours d'un ou deux kilomètres, dans le secteur limite entre les schistes armoricains et le calcaire du Bassin parisien.
La commune de Saint-Denis possédait aussi quelques terres rive gauche de la Sarthe, du côté de Beffes, qui ont été rattachées à la commune de Pincé.
Les précipitations, comme dans l'ensemble du sud de la Mayenne, sont assez faibles et l'alimentation en eau provient surtout du ruissellement.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Grez-en-Bouère à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Denis-d'Anjou est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sablé-sur-Sarthe, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,7 %), terres arables (46,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), zones urbanisées (1,6 %), forêts (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Durant la Révolution, la commune porte les noms de Bourg-la-Montagne, Bourg-la-Montagne-sur-Cogieux , Bourg-sur-Cogieux et Mont-Vainqueur.
Histoire Préhistoire L'histoire de Saint-Denis-d'Anjou, comme celle de la plupart des communes de France, remonte à la nuit des temps. On a trouvé des vestiges d'une présence humaine dès le Néolithique moyen-récent (outils en pierre polie, dont certains sont exposés au muséum d'histoire naturelle d'Angers) et il résulte d'une récente étude communiquée au Service régional d'archéologie que ce peuplement était celui d'un groupe occupant la région de Saint-Denis-Bierné-Miré, et qui a laissé notamment le dolmen funéraire de Miré (- millénaires avant notre ère). Mais en Val de Sarthe, on connaît la trace d'un peuplement sans doute antérieur (couteaux de silex) dont la datation est très délicate.
Époque gallo-romaine Le peuplement dense, avec une agriculture de défrichement important, de l'élevage et des céréales, date de la période gauloise, mais a dû commencer dès l'âge du bronze avec la phase ultime du groupe néolithique de Miré. Les principaux habitats celtiques pressentis, en raison d'indices au sol et de la toponymie, se situent au bourg même de Saint-Denis-d'Anjou, et sur sa frange méridionale. La colline du Ray semble avoir servi de camp-refuge pour les bestiaux et les premières tribus locales du peuple gaulois des Andes, ancêtres des Angevins. C'était aussi vraisemblablement, un peu plus vers l'est, du côté de Beaumont, un sanctuaire druidique. Un autre sanctuaire à Denais n'est pas à exclure. La zone occidentale de la Guérouillère semble avoir été principalement boisée à l'époque. L'essentiel des échanges sur moyenne distance, notamment avec les Aulerques Cénomans voisins de Sablé-sur-Sarthe et les Aulerques Diablintes de Bouère, passait apparemment par les voies d'eau, la Sarthe, les ruisseaux de Baraize et du Béron vers Miré et Bierné, et à Souvigné, la Taude. On n'a cependant pas découvert de vestige marquant de cette époque, en l'absence de prospection.
L'époque gallo-romaine voit le changement d'habitat (avec la construction de villas romaines comme celle de Martigné-sur-Mayenne, sans doute aussi deux autres plus au sud, et une présence romaine au bourg de Saint-Denis aussi) qui commence vers le milieu du , après la dernière révolte des Andes écrasée près d'Angers par le légat Aviola venu de Lugdunum (Lyon). L'importation d'huile et de vin, produits romains typiques, transite par Angers (Juliomagus) et la Sarthe. Un port fluvial dessert le pays, le port de Gras. On n'a pas découvert de voie romaine importante, le tronçon passant à Chemiré-sur-Sarthe et signalé par Célestin Port restant incertain (il se peut que la voie n'ait jamais été achevée). Le développement de la vigne et du vin pourrait remonter à la seconde moitié du , notamment sur les pentes des Parentières au nord-est du bourg.
Des sépultures anciennes ont été mises au jour : « On a découvert en 1886 dans la vigne des Graviers sur le roc presque à fleur de terre non loin du chemin qui relie l'ancien château de Martigné à la route qui conduit de Saint-Denis à Varennes-Bourreau une tombe en caveau de l'époque gallo-romaine construite en larges tuiles maçonnées et couverte en forme octogonale. Ces tuiles sont à rebord, bien cuites, d'une pâte dure et sont réunies par un ciment solide. L'aire de cette sépulture est pavée avec ces tuiles et recouverte comme les murs d'un enduit résistant de mortier. Sa longueur est de et sa hauteur de . Cette tombe renfermait des ossements et des tuiles. Dans la même région, on rencontre aussi fréquemment des sarcophages qui appartiennent à la période mérovingienne. »
Il semble y avoir eu une première influence chrétienne vers la fin du (poteries paléochrétiennes) juste avant les grandes invasions barbares. Toutefois il n'est pas sûr que le secteur ait été le théâtre de guerres violentes. L'abandon des villas romaines semble avoir été graduel et plus dicté par des facteurs économiques et sociaux.
Le premier sanctuaire chrétien serait, à l'emplacement de l'église romane, l'église actuelle de Saint-Denis-d'Anjou, une crypte ou une chapelle mérovingienne consacrée par Cardulphe évêque d'Angers, en 607. Certaines pierres de maçonnerie de la nef romane ultérieure sont en effet réemployées de constructions antérieures, probablement romaines, et rue de l'Église on voit deux murs gallo-romains sous les murs de l'église.
Comme toute la région, Saint-Denis-d'Anjou souffrit beaucoup des conflits régionaux entre Francs et Saxons, puis entre Francs et Bretons, enfin entre les premiers comtes d'Anjou et les barons de Sablé. L'église romane est le premier édifice significatif légué par le Moyen Âge ; elle possède un chœur Plantagenêt caractéristique, comme l'abbaye de Fontevraud.
La châtellenie de Saint-Denis-d'Anjou et de Chemiré-sur-Sarthe, mouvante du chapitre de l'église cathédrale Saint-Maurice d'Angers, remonterait, selon Célestin Port, à la fin du Dictionnaire de Maine-et-Loire, t. Ier, Chemiré-sur-Sarthe, p. 675-676.
Moyen Âge vignette|Les halles de Saint-Denis-d'Anjou vues de la porte est. vignette|La charpente des halles de Saint-Denis-d'Anjou. vignette|Une partie des nombreuses fresques intérieures de l'église de Saint-Denis-d'Anjou.
Au Moyen Âge, l'évêque d'Angers reconstruit l'église (mentionnée en 1177) et le chapitre de la cathédrale Saint-Maurice d'Angers entre en possession du fief et châtellenie de Saint-Denis-d'Anjou et Chemiré-sur-Sarthe. Cependant, une multitude de fiefs laïcs lui disputent le territoire : Villenglose, Varennes-Bourreau, Beffes ou Baïf, la Morinière, Morton, Martigné, notamment.
Le bourg se développe à l'abri de la protection épiscopale et grâce à la présence massive du haut clergé angevin, notamment l'été, qui ne se dément pas jusqu'à la Révolution française. La domination du chapitre d'Angers explique que les armes de Saint-Denis d'Anjou qui figurent à la clef de voûte de l'église de Saint-Denis sont en fait celles de la cathédrale et du chapitre du diocèse d'Angers. La rue du chapitre, la maison du chapitre, la rue de l'évêché témoignent de cette forte présence du clergé dans le bourg ; de plus le développement de la vigne semble avoir été encouragé par le clergé, notamment pour les vignobles situés au sud du bourg.
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