La maison de santé Mahay est un établissement de soins parisien du .

Histoire Pendant la Révolution française, la maison de santé Mahay, une pension pour personnes malades, fatiguées ou démentesFrédéric Lenormand, La pension Belhomme. Une prison de luxe sous la Terreur, Fayard, 2002 , était dirigée par Marie-Catherine Mahay, dont le nom est parfois orthographié MahayeEdmond Biré, Journal d'un bourgeois de Paris pendant la Terreur, vol. 4, Perrin, 1897, p. 330 , MalsayJournal de la Montagne, 28 mars 1794, p. 1094 ou MahéeJean-Charles Sournia, La médecine révolutionnaire (1789-1799), Payot, 1989, p. 214 , et qui est parfois désignée sous le nom de son mari Jean-Baptiste ReucheJournal du palais, Fauvelle, 1799, p. 6 , âgée de 30 ans en , sise 13 rue du Chemin-VertParfois, 13 rue des Amandiers. La rue des Amandiers qui allait de la rue Popincourt au boulevard de Ménilmontant, fut incorporée à la rue du Chemin-Vert dont elle était le prolongement. Max Billard, « Les maisons de santé sous la Terreur », La Chronique médicale, 1912, n° 19, p. 372 . Elle est parfois nommée maison de santé EscourbiacOlympe de Gouges, Écrits politiques: 1792-1793, Indigo - Côté femmes, 1993, p. 23 ou Escoubiac dans la mesure où Marie-Catherine Mahay succéda à Escoubiac à la mort de ce dernierOlivier Vinvienne, La Maison de santé Belhomme. Légende et réalité, Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et Île-de-France, vol. 36, 1985, p. 157 .

« Elle était entourée de vastes jardins et des étages supérieurs on dominait la ville entière. Le panorama était magnifique : les barreaux seuls assombrissaient la perspective », Max Billard, « Les maisons de santé sous la Terreur », La Chronique médicale, 1912, n° 19, p. 372.

Dans une lettre à son fils, à l’automne 1793, Olympe de Gouges déclara qu’après un mois de captivité elle avait été transférée dans une maison de santé, celle du docteur Escourbiac, d’où elle aurait pu s’évader. Comme on ne pouvait lui reprocher aucune démarche contre la Révolution, elle avait elle-même demandé son jugement. Se voyant condamnée au tribunal révolutionnaire, elle affirma qu’elle était enceinte. On la traita de menteuse au prétexte que les sexes étaient séparés en prison ; ce n’était pourtant pas le cas dans la maison de santé de Marie-Catherine Mahay. Elle fut exécutée.

Parmi ceux que cette institution accueillit : Louis des Acres de L’Aigle, officier, exécuté pour distribution de faux assignats le Françoise de Chabenat de Bonneuil, Madame Anisson-Dupéron, veuve de Étienne-Alexandre-Jacques Anisson-Dupéron, directeur de l’Imprimerie royale, guillotinée le Louis de Laus de Boissy, critique littéraire Jean-Benjamin de Laborde, musicien et écrivain, premier valet de chambre et favori de Louis XV, qui périt sur l’échafaud pour avoir été fermier général M. de Brancas-Céreste, qui succomba à la maladieAnnuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la Revue historique de la noblesse, 1843, p. 136 le duc de Lauragais, dont la femme fut guillotinée Marie-Anne Brideau, religieuse, guillotinée une princesse de Clermont-Tonnerre Sir William Codrington, un AnglaisJohn G. Alger, English Men in the French Revolution, Londres, Sampson Low, p. 296 Madame Poissonnier, femme de chambre de la reine le comte d’Agay, intendant de PicardieOlivier Vinvienne, La Maison de santé Belhomme. Légende et réalité, Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et Île-de-France, vol. 36, 1985, p. 147 Jean-Baptiste Dubois de Jancigny, écrivain le prince Honoré III de Monaco, qui mourra sept mois après sa libération Élisabeth Dubois de Courval, veuve du procureur Joly de Fleury, guillotinée Érasme-Charles-Auguste Magon de Lalande, d’une riche famille de banquiers nantais avec laquelle il monta à l’échafaud Clément-Édouard, marquis de Moustier, qui avait suivi son père, militaire, dans l’émigration, était revenu en 1792 avec son précepteur, et avait été incarcéré malgré ses 14 ans la comtesse Zoé du Cayla, future maîtresse de Louis XVIII les Thellusson, banquiers suissesJohn G. Alger, English Men in the French Revolution, Londres, Sampson Low, p. 307 le duc de Villeroy, guillotinéPierre Blanchot, Mennecy sous la Révolution, Ammateis, 1989, p. 217 . Olympe de Gouges, guillotinée le Olivier Blanc, Marie-Olympe de Gouges: une humaniste à la fin du XVIIIe siècle, R. Viénet, 2003, p. 214 Marie-René Sahuguet d'EspagnacDossiers du Tribunal révolutionnaire (1793-an III), p. 39 Gabriel-Marie de Talleyrand-PérigordOlivier Vinvienne, La Maison de santé Belhomme. Légende et réalité, Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et Île-de-France, vol. 36, 1985, p. 158 Charles Cocaud, un des 132 NantaisOlivier Vinvienne, La Maison de santé Belhomme. Légende et réalité, Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et Île-de-France, vol. 36, 1985, p. 179 Bernardin-Marie Pantin La Guère, Le procès des 132 Nantais, Vannes, 1894, p. 193 Guillaume-Joseph de CasauxJournal de Paris, Quellau, 1785, p. 131 , président à mortier du Parlement de GuyenneFrédéric Lenormand, La pension Belhomme. Une prison de luxe sous la Terreur, Fayard, 2002 .

Le , un détenu s’étant évadé, l'activité de Marie-Catherine Mahay fut interdite.

Bibliographie Eustache-Marie Courtin, Encyclopédie moderne, ou, Dictionnaire des hommes et des choses, des sciences, des lettres et des arts, bureau de l'Encyclopédie (Paris), 1829, vol. 15, p. 484 Olivier Blanc, La Dernière Lettre, prisons et condamnés de la Révolution, préface de Michel Vovelle, Robert Laffont, 1984

Notes

Références

Articles connexes Pension Belhomme Liste des prisons de Paris sous la Révolution

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