Le Chaffaut-Saint-Jurson est une commune française, qui est située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Chaffaudiers.
Géographie Le village est situé à d’altitude, dans la vallée de la Bléone.
thumb|left|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Le Chaffaut-Saint-Jurson et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Les communes limitrophes du Chaffaut-Saint-Jurson sont Aiglun, Digne-les-Bains, Châteauredon, Mézel, Saint-Jeannet, Malijai, Mirabeau, Mallemoisson.
Relief
Hydrographie
Environnement La commune compte de bois et forêts.
Transports
Voies de communication et transports Voies routières Le pont sur la Bléone a été construit en 1910. Construit en béton armé, il comporte à l'origine 10 piles sur des fondations peu profondes, supportant un tablier de de long et utiles de large, à voie unique et sans trottoirs. Il a été réparé en 1979, avant qu'une de ses piles ne s'effondre, victime des affouillements lors d'une crue, en . Il est emprunté par la RD 17, soit par jour.
En 2009, le conseil général vote son remplacement. Les études environnementales ont consisté en un inventaire de la faune et de la flore, des expertises sur le castor et la chauve-souris, et une construction des talus, un choix de la forme et de la couleur du pont qui permettent son intégration dans le paysage. Le chantier du nouveau pont commence en ; la dernière poutre est posée en et le pont est inauguré le J. D., « Le pont sur la Bléone inauguré avec Jean-Louis Bianco », La Provence, 7 décembre 2013, 6.. Les trois piles supportent un tablier de de long pour 11 de large, avec trois voies de circulation au lieu d'une : deux pour les voitures, et une multifonctions pour les piétons et vélos. Il est doté un dispositif de récupération des eaux de chaussée, protégeant la rivière et le captage d'eau voisin.
Services autocars Lignes départementales Le village est relié par 2 lignes départementalesRéseau départemental des lignes de transport des A.H.P : + LigneTracé D5 Thoard ↔ Le Chaffaut-Saint-Jurson ↔ Digne-les-Bains U1 Barcelonnette ↔ Digne-les-Bains ↔ Le Chaffaut-Saint-Jurson
Transports ferroviaires
Le train de la ligne de Nice à Digne a un arrêt à la gare de Saint-Jurson. + LigneTracé CP Nice ↔ Le Chaffaut-Saint-Jurson ↔ Digne-les-Bains
Toponymie La localité du Chaffaut apparaît pour la première fois dans les textes entre 1064 et 1079 (in Kadalfucho). Le terme vient d’un terme nord-occitan traduisant cadalfac, désignant une maison à escalier extérieur et balcon selon Ernest Nègre, de catafalicum, échafaudage ou tour de siège, selon Bénédicte et Jean-Jacques Fénié..
Saint-Jurson est une déformation du nom du patron de l’église, saint Georges, apôtre du Velay..
L’ancienne commune d’Espinouse tire son nom de l’occitan espinós, épineux : les Fénié y voient le nom donné à un lieu broussailleux, plein de plantes épineuses .
Risques naturels et technologiques Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Digne-les-Bains-Ouest auquel appartient Le Chaffaut-Saint-Jurson est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 3 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune du Chaffaut-Saint-Jurson est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt, inondation (dans la vallée de la Bléone), mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.
La commune du Chaffaut-Saint-Jurson est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route, mais de manière marginale. La route nationale 85 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses, mais traverse la commune loin des villages.
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2004 pour les risques d’inondation et de mouvement de terrain et le Dicrim existe pas.
La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984 pour tremblement de terre, pour des inondations, coulées de boue et glissements de terrain en 1987, 1994 et 1996. Les tremblements de terre ressentis de la manière la plus sensible dans la commune sont : la secousse du , avec une intensité macro-sismique de VII et demi sur l’échelle MSK et Imperia-Bussana pour épicentre ; celui du , avec une intensité de IV et demi et un épicentre situé dans le Piémont ; celui du , avec une intensité de IV et Chasteuil pour épicentre ; celui du , avec une intensité de IV et Malijai pour épicentre ; celui du , avec une intensité de VI et un épicentre très proche, à Aiglun (suivi de deux fortes répliques d’intensité V).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Digne-les-Bains à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Le Chaffaut-Saint-Jurson est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digne-les-Bains, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (22,2 %), terres arables (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,4 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Économie Aperçu général En 2009, la population active s’élevait à 355 personnes, dont 25 chômeurs. (53 fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (88 %) et travaillent majoritairement hors de la commune (84 %).
Agriculture Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 14 établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus), sans aucun emploi salarié.
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 10 en 2010. Il était de 13 en 2000, de 23 en 1988. , ces exploitants sont essentiellement tournés vers l’élevage ovin et les grandes cultures. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de à , mouvement qui s’est poursuivi lors de la dernière décennie, la SAU atteignant les .
L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du . , il occupe quelques surfaces restreintes, avec une oliveraie qui compte moins de .
Industrie Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 16 établissements, employant 20 salariés.
Activités de service Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 29 établissements (avec 43 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 10 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 101 personnes.
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant.. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune : un camping à la ferme; de nombreux meublés.
Si les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil, il est très limité : elles sont 28, soit moins de 10 % des logements. Deux résidences secondaires possèdent plus d’un logement.
Parmi les principaux employeurs, se trouve le lycée agricole de Carmejane et son centre de formation professionnelle agricole, et les établissements Gilly Gaston qui vendent du matériel agricole et emploient 18 salariés.
Histoire Préhistoire D’assez nombreuses traces d’occupation préhistoriques ont été retrouvées sur le territoire de Saint-Jurson, jusqu’à l’époque néolithique , ainsi que des anneaux de bronze de l’époque de Hallstatt au col de Saint-Jurson .
Du Moyen Âge à la Révolution française Des quatre communautés médiévales (Le Chaffaut, Espinouse, Lagremuse et Saint-Jurson) qui forment l’actuelle commune, trois relevaient du diocèse de Digne, Espinouse relevant de Riez.
Les Galbert étaient seigneurs du Chaffaut ; le fief fut ensuite partagé entre divers seigneurs, dont la ville de Digne au . Guillaume Roquete, viguier de Tarascon (1341), damoiseau, fut coseigneur du ChaffautIsnard, État documentaire, p.89.
Espinouse (Spinosa, au ), compte 63 feux en 1315, puis 36 en 1471 après la crise du (Peste noire et guerre de Cent Ans). En 1765, le village compte 228 habitants. Lagremuse comptait 80 habitants la même année.