Le d'infanterie légère est un régiment de l'Armée française créé sous la Révolution française. Il se distingue lors des grandes batailles de l'épopée napoléonienne : Ulm, Austerlitz ou Wagram. En 1854, il est transformé et prend le nom de 92e régiment d'infanterie.

Création et différentes dénominations : Formation du de chasseurs Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français de 1793 la légère de première formation n'a pas été formée. Elle a été remplacée par la légère bis de première formation. : transformé en légère de deuxième formation 1803 : renommée d'infanterie légère. : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion du Var. : renommée d'infanterie légère. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne.

Colonels/Chef de brigade 1795 : Defranc (?) - Chef de brigade 1796 : Fornest (?) - Chef de brigade 1799 : Dominique Honoré Antoine Marie Vedel - Chef de brigade (**) 1803 : Dominique Honoré Antoine Marie Vedel - Colonel (**) 1805 : Marc Cabanes de Puymisson - Colonel (*) 1807 : Jean-Pierre Dellard - Colonel (*) 1809 : Georges Emmanuel Beuret - Colonel (*) 1814 : colonel Alexis Louis Francois Paul Benjamin Barré-Chabans ; signe colonel Barré 1823 : colonel baron Durye 1830 : colonel Sevenne 1833 : colonel Corbin 1839 : colonel Bedeau 1841 : colonel Henri d'Orléans, duc d'Aumale 18/02/1843 - 10/07/1848 : colonel Levaillant (**) : colonel Alcide Ferdinand Gresy (° 1803-† 1861) 1852 : colonel de la Moussaye

(*) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de brigade. (**) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de division.

Colonels blessés alors qu'ils commandaient le RIL pendant cette période : Colonel Cabanes de Puymisson : blessé le et à nouveau le Colonel Beuret : Blessé le

Officiers tués ou blessés en servant au régiment d'infanterie légère sous l'Empire (1804-1815) : Officiers tués : 31 Officiers morts à la suite de leurs blessures : 15 Officiers blessés : 124

Historique des garnisons, combats et bataille du RIL de chasseurs Le de chasseurs est formé en à partir des éléments provenant de la dissolution des 2, 3 et de volontaires de Corse et d'effectifs divers levés en Corse.

Le de chasseurs se disperse dès son débarquement à Nice.

légère de première formation Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français de 1793 le de chasseurs qui devait former le noyau de la légère de première formation ayant prématurément disparu n'a pas été formée. Elle a été remplacée par la légère bis de première formation formée à Strasbourg par l'amalgame des : de la légion des Alpes de volontaires de l'Allier de volontaires de l'Ain également appelé de volontaires de Châtillon

Elle fait les campagnes de l'an III et de l'an IV à l'armée de Rhin-et-Moselle.

légère de deuxième formation Le la demi-brigade est transformée en légère de deuxième formation avec l'amalgame des : légère de première formation ( de chasseurs (ci-devant Royal de Provence), de volontaires de la Gironde et des Vengeurs levé dans le Midi) légère de première formation ( de chasseurs, de chasseurs francs du Nord et bataillon de chasseurs du Hainault) Un bataillon d'infanterie légère formé à l'armée d'Italie

La demi-brigade fait les campagnes de l'an IV, de l'an V, de l'an VI et de l'an VII à l'armée d'Italie et celle de l'an VIII et de l'an IX à l'armée de Réserve. La légère se distingue, en 1797, à la bataille de Rivoli (14 janvier), en 1799 lors de l'affaire de Bussolengo (26 mars), et lors des et combats du Mont-Thonal, les 23 et .

1796 : campagne d'Italie : Montelegino, Montenotte, Dego, Mondovi, Fombio, Lodi, Borghetto, Lonato, Castiglione, Caliano, Rivoli, Lavis, Saint-Michel, Klausen, Milbach 1799 : Bussolengo, Magnano, Bresica, Cassano, Bassignano, San-Giuliano, Novi, et Fossano 1801 : Tonai, Storo, et Trente

d'infanterie légère En 1803 la est renommée d'infanterie légère et formée à 3 bataillons.

Le léger fait les campagnes de l'an XII et de l'an XIII au camp de Saint-Omer, celles de l'an XIV au de la Grande Armée, celles de 1806, 1807 et 1808 au de la Grande Armée, celle de 1809 à l'armée d'Espagne, celles de 1810, 1811 et 1812 à l'armée de Portugal et celles de 1813 et 1814 aux armées d'Espagne et des Pyrénées.

1805 : bataille d'Ulm Bataille d'Hollabrunn 2 décembre : Bataille d'Austerlitz 1806 : batailles de Saalfeld, d'Iéna, de Prentzlow, de Pułtusk 1807 : batailles d'Eylau, d'Ostrołęka, de Friedland 1809 : Campagne d'Espagne : Chaves, Vigo, Braga, et Porto, Campagne d'Autriche : Essling et Wagram 1810 : Biscarette et Busaco 1811 : Sabugal 1812 : Arapiles 1813 : Campagne d'Espagne : Pampelune, Bidassoa, Bayonne Campagne d'Allemagne : Wachau, Leipzig, Hanau 1814 : Campagne de France : 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps Bataille de Bar-sur-Aube, Bataille d'Arcis-sur-Aube, Bataille de Saint-Dizier

L'ordonnance royale du parlant réorganisation de l'armée et réduisant à quinze le nombre des régiments d'infanterie légère, met fin à l'existence du , dont les éléments sont versés dans différents corps : les , et entrèrent dans la composition du 10e régiment d'infanterie légère le dans celle du de ligne, qui prit le le dans celle du 100e régiment de ligne, qui prit le le dans la composition du 1er régiment d'infanterie légère

Légion du Var De 1816 à 1819 dislocation de la grande armée. Création à la place de légions départementales. En 1820, réapparition de 64 régiments d'infanterie de ligne et de 20 régiments d'infanterie légères. 11 régiments d'infanterie de ligne et 5 régiments d'infanterie légère seront créés par la suite.

La légion du Var est créée en exécution de l'ordonnance royale du , est organisée en , avec le fond de l'ancien d'infanterie et le du régiment de Royal-Louis

d'infanterie légère Par ordonnance royale du , le d'infanterie légère est formé à Perpignan avec les 2 bataillons de la légion du Var

1830 : Une ordonnance du créé le du légerHistoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme, vol. 5, page 150.

En 1833 et 1834, les et bataillons sont affectés à la division des Pyrénées-Orientales.

En 1834, le roi Louis-Philippe se résout à maintenir la présence française en Algérie, mais choisit de restreindre l’occupation à certaines positions côtières. Le reste du pays est laissé sous le contrôle de princes maghrébins sur lesquels la France espère exercer une suzeraineté, mais auxquels elle s’affronte bientôt. Les 2 bataillons participent aux campagnes de 1835 à 1841 à l'armée d'Afrique.

Le le régiment s'illustre lors du combat sur la Sig puis au combat au passage du bois d'Abrack, le 2 du même mois.

En janvier et il participe à l'expédition de Tlemcen au combat de la Sickack le puis en à la seconde expédition de Constantine ainsi qu'à l'assaut et la prise de cette place, le . Prise de Constantine Le , toutes les pièces d'artillerie de 24 sont placées sur la colline, et le les forces françaises commencent à lancer leurs boulets contre les murs, entre les portes Bal-el-Oued et Bab-el-Decheddid. « Le gouverneur, le duc de Nemours, le général Perregaux, chef d’état-major, se rendirent de Mansourah à Coudiat-Aty pour observer les effets produits par les batteries de brèche. La communication entre ces deux positions n’a jamais été interrompue, mais le passage du Rummel était toujours dangereux. 300 Arabes environ campaient sur les hauteurs auprès de l’aqueduc colossal des Romains ; leur quartier général était à une petite demi-lieue au sud de Coudiat-Aty. Ces derniers s’approchèrent quelquefois des tirailleurs français jusqu’à une demi-portée de fusil.Dans la matinée du 12, la brèche était devenue large. Vers huit heures, le gouverneur fit cesser le feu parce qu’il attendait le retour d’un parlementaire envoyé dans la ville pour sommer les habitants de se rendre.Après la mort du général Damrémont, un conseil de guerre fut convoqué et le commandement de l’armée fut confié au général d’artillerie Valée, vétéran de l’Empire. Le général Valée, homme opposé au système de négociations et de traités que les français avaient adopté depuis quelque temps, donna sur-le-champ l’ordre de doubler le nombre et la célérité des coups.Le 13, la première colonne d’attaque française fut formée par un bataillon de Zouaves, deux compagnies du léger, la compagnie franche et une partie du génie sous le commandement du colonel Lamoricière. La seconde colonne d’assaut se composait des compagnies d’élite du léger et du de ligne, des tirailleurs d’Afrique et de la légion étrangère. Le colonel Combe, qui la commandait, arriva devant la brèche au moment où les Zouaves demandaient des échelles.La ville de Constantine avait encore au moment de l’assaut défenseurs. Les habitants continuèrent quelque temps encore leur résistance dans les rues, pour s’assurer la retraite vers la Kasbah et une issue hors la ville. Vers 9 heures, le drapeau tricolore avait remplacé sur le rocher le drapeau rouge. »

On le retrouve à l'expédition de Sétif et aux combats des 16 et puis dans l'expédition des Bibans, en octobre et , dans combat entre le camp de Blida et la Chiffa contre les troupes régulières d'Abd-el-Kader, le . Il se distingue dans le combat de l'Affroun, le , à l'attaque et prise du col de Mouzaïa, le suivant puis dans le combat dans le défilé du bois des Oliviers, et second combat du bois des Oliviers, les et de la même année.

Le duc d’Aumale, fils du roi, devient colonel du d’infanterie légère à 19 ans en 1841.

En 1849, le régiment rejoint l'armée des Alpes

En 1855, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d’infanterie de ligne et hérite des traditions et des batailles et de l'histoire du léger en filiation principale.

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment ( d'infanterie légère) À Rivoli, le , le léger d'infanterie a dès l’aube bousculé à la baïonnette les postes avancés autrichiens. Il est lancé sur une colonne ennemie de renfort et l’attaque furieusement en la précipitant dans les gradins de l’Incanenal. Une nouvelle attaque confirme la victoire.À Austerlitz, c’est sur l’appel de Napoléon lui-même que le occupe le poste de Santon, point d’appui au Nord du dispositif. Tous les efforts de l’Armée austro-russe viennent s’y briser.À Iena, le léger d'infanterie attaque la ligne prussienne et l’enfonce en la poursuivant victorieusement jusqu’à Issersdaet.

Il se distingua lors de la prise de Constantine le . À Constantine, le régiment s’illustre à l’assaut de cette inexpugnable forteresse. Ses braves voltigeurs se ruent sur la brèche, neutralisent les canonniers ennemis et pénètrent dans la place après une lutte acharnée.

Personnalités Jean-Baptiste Deshayes, (1774-1813) colonel tué lors de Bataille de Dresde. Dominique Honoré Antoine Vedel en tant que chef de bataillon puis chef de brigade

Bibliographie Lieutenant Réthoré : Historique abrégé du 92e régiment d'infanterie et du 17e régiment d'infanterie légère

Notes et références

Articles connexes Liste des régiments français

Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute