La Mission de l'Esprit-Saint est une secte religieuse fondé en 1913 et basé principalement au Québec (Canada). Son idéologie est basée sur l’enseignement d’Eugène Richer (La Flèche) (1871-1925).

Croyances Les membres croient qu'Eugène Richer dit « La Flèche » aurait ressuscité un homme sur la place d'Armes et qu'il aurait prédit l'exécution de l'empereur de Russie Nicolas II. La communauté croit également en la réincarnation, les âmes des fidèles devant se glisser dans les embryons portés par de bonnes mères. Les infidèles sont condamnés à se réincarner en vermine.

Les membres refusent de se faire vacciner.

La Mission de l'Esprit-Saint enseigne par ailleurs que la Terre a la forme d'une poire..

Dieu est l'Esprit-Saint, la Nature vivante, intelligente, éternelle et génératrice. Dieu se manifeste dans des chairs humaines, sans que ces chairs soient Dieu en elles-mêmes. Jéhovah, Jésus et Eugène Richer constituent les trois grandes manifestations personnelles de la révélation. Jésus est avant tout le prototype de l'Enfant de Dieu, et non un sacrifice expiatoire. L'humanité actuelle est mal engendrée : le péché est transmis dans la conception sous la paternité spirituelle de Satan. La consécration et la conception permettent de changer cette filiation et de faire naître des Enfants de Dieu. L'« eugénisme » est le programme de régénération générationnelle de l'espèce humaine. L'âme transmigre après la mort; la résurrection de l'ancienne chair est rejetée. La purification des générations doit finalement supprimer maladie, vieillesse et mort, produisant une humanité terrestre immortelle. Cette humanité sera pacifique et sans religion institutionnelle, parce que chacun portera directement la Nature divine en lui.

Nombre de membres Selon Statistique Canada, 515 personnes se sont déclarées membres de la Mission à travers le pays selon l'enquête nationale auprès des ménages de 2011.

La Mission de l'Esprit-Saint est divisée géographiquement en six branches qui sont indépendantes les unes des autres. On les trouve à Joliette, Saint-Paul, Lavaltrie et Anjou, où l'on compterait plus de 420 membres..

École confessionnelle En 2004, l'Institut Laflèche, une école illégale fondée par la Mission de l'Esprit-Saint, fut fermée sur ordre du ministère de l'Éducation du Québec. L'enseignement y était donné par des parents bénévoles et ignorait le programme de formation de l'école québécoise.. La décision de fermer l'école fut confirmée par la Cour supérieure du Québec en 2007.

Refusant d'envoyer leurs enfants dans les écoles publiques, les membres de la Mission ont décidé d'exercer l'enseignement à la maison, sous la supervision de la commission scolaire des Samares. En 2006, les données récoltées par la commission scolaire permirent de constater que les enfants avaient des taux de réussite faibles en mathématiques (59 % au primaire, 27 % au secondaire) et en lecture (61 % au primaire, 48 % au secondaire).

En 2016, le ministère de l'Éducation permit l'ouverture d'une école privée, l'école L'Accord, située à Saint-Paul. L'établissement dit se conformer au programme du ministère et avoir des enseignants qualifiés. Les élèves doivent prier deux fois par jour et réciter un livret contenant les principales croyances de la secte deux fois par semaine. En 2019, le ministre de l'Éducation du Québec fait retirer le permis de l'école, citant le non-respect de la loi sur l'enseignement privé. Notamment, l'école L'Accord avait rapporté 15 élèves à sa charge pour l'année scolaire 2018-2019, alors qu'elle en avait en réalité plus de 60, en plus de manquer de professeurs qualifiés et de ressources financières..

À Lavaltrie, il y a une école primaire privée du nom de « l'Académie de la Vallée du Roy » qui est opérée par la Mission.

Écoles clandestines persistantes (2025-2026)

Malgré les fermetures antérieures d'établissements illégaux et les contrôles du ministère de l'Éducation, des reportages d'enquête publiés entre 2025 et 2026 ont révélé que des écoles clandestines continuaient d'opérer au sein de certaines branches de la Mission de l'Esprit-Saint.

La journaliste Marie-Christine Bergeron, à l'origine du documentaire La prison de l'Esprit-Saint, a constaté sur le terrain, plus d'un an après sa diffusion, que des classes illégales (souvent installées dans des sous-sols, des résidences ou des maisons de campagne) persistaient. Des images et témoignages d'ex-membres montrent des dizaines d'enfants scolarisés selon des horaires et des contenus ne respectant pas le programme scolaire québécois obligatoire.

Le gouvernement du Québec a été critiqué pour sa lenteur à agir. Six ans après les premières révélations médiatiques majeures de 2019, la ministre de l'Éducation Sonia LeBel a ordonné, en , une enquête interministérielle (Éducation, Protection de la jeunesse et Sécurité publique) sur les écoles illégales du mouvement. Des élus d'opposition et des chroniqueurs ont qualifié cette réaction d'« échec collectif », soulignant que des enfants continuaient d'être éduqués en vase clos malgré les signalements répétés.

Ces révélations ont notamment mis en lumière que certains enfants étaient officiellement inscrits à l’enseignement à domicile, alors qu’ils fréquentaient en réalité des classes clandestines organisées par le mouvement.

Scandale Ce groupe a souvent été rapporté dans les médias avec des accusations d'agression sexuelle, de maltraitance médicale et de privation d'éducation envers plusieurs membres de cette secte. Les différents crimes ont surtout été infligés aux femmes et aux enfants et ces scandales ont souvent été le sujet de plusieurs documentaires à la télévision....

Références

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