est un jeu vidéo de tactique en temps réel et de tir à la première personne développé et publié par en 1993 pour MS-DOS, Amiga et NEC PC-9801. Le jeu est basé sur le jeu de plateau — créé par en 1989 — dont l’action se déroule dans l’univers de science-fiction de . Le joueur y contrôle une équipe de , des soldats lourdement armés et génétiquement améliorés, dont la mission est de protéger l’humanité contre la menace d'aliens.

Le jeu se déroule à bord d’immenses amas de vaisseaux abandonnés, de rochers ou de glace, connus sous le nom de et infestés de Genestealers, dérivant entre l’univers réel et le , une dimension parallèle infestée par les forces du Chaos. Le joueur peut contrôler son équipe de en vue de dessus, ou contrôler chaque Marine individuellement comme dans un jeu de tir à la première personne. Le jeu autorise un nombre de pauses limité pendant lesquelles le joueur peut continuer de donner des ordres à ses troupes. Le thème de l’affrontement entre les , lourdement armés, et les rapides a permis au jeu de recevoir de très bonnes critiques, celles-ci mettant en avant un frénétique et une atmosphère oppressante. Certaines critiques regrettent néanmoins la grande difficulté du jeu pouvant rendre celui-ci très frustrant.

À la suite du succès de , a publié en 1996 une suite appelé .

Trame

Univers est basé sur le jeu de plateau éponyme créé par en 1989. Le jeu se déroule dans l’univers de science-fiction de , le joueur contrôlant une équipe de , des soldats lourdement armés et génétiquement améliorés, dont la mission est de protéger l’humanité contre les menaces extraterrestres. Équipés d’exosquelettes mécaniques, ces soldats sont envoyés en missions à bord d’immenses amas de vaisseaux abandonnés, de rochers ou de glace – connus sous le nom de – dérivant entre l’univers réel et le , une dimension parallèle infestée par les forces du Chaos. Ces amas sont peuplés de , une race d’aliens se nourrissant de la biomasse des planètes qu’ils abordent. Afin de protéger l’humanité, l’objectif des est donc d’éliminer cette menace...

Scénario Le scénario de est principalement raconté au joueur par l’intermédiaire des des missions.. Le prologue, exposé dans le manuel du jeu, relate que plusieurs siècles avant les événements du jeu, les – une escouade de – ont réussi à repousser une invasion de dans le système de Tolevi mais qu’après avoir abordé le porteur de l’invasion, le , celui-ci a disparu dans le . Dans la première mission de la campagne, le joueur est envoyé en mission dans le système de Tolevi afin d’enquêter sur un appel de détresse émanant des . Un nid de est ensuite découvert sur la planète Ma'Caellia et le joueur reçoit l’ordre de le détruire. Les étant trop nombreux, les sont cependant forcés de se retirer. À court d’option, ils décident d’anéantir la planète à l’aide d’arme de destruction massive. C’est alors que le réapparaît, le joueur étant alors chargé de l’envahir afin de détruire la banque génétique et le patriarche des . À la fin de la campagne, le joueur se voit charger de contrôler un unique soldat alors que celui-ci s’enfonce dans les profondeurs du en direction de l’appel de détresse..

Système de jeu contient 51 missions dont les objectifs peuvent être d’exterminer tous les ennemis, de retrouver un objet ou de contenir l’ennemi lors d’un repli stratégique. La campagne du jeu est composée d’un enchaînement de 21 de ces missions relatant l’enquête des concernant un appel de détresse émanant d’une région infestée de . Les autres missions sont des tutoriels, destiné à aider le joueur à apprendre à joueur, ou des missions . Avant chaque mission, un informe le joueur de son objectif et lui montre une carte de la zone d’opération. Chaque est équipé d’un – un fusil d'assaut – et d’une arme destinée au corps à corps, le . Pour certaines missions, le joueur peut personnaliser l’équipement de son escouade en sélectionnant l’une des dix autres armes disponible dans le jeu, comme la ou le .. Dans la campagne, les survivants gagnent de l’expérience et leurs capacités de combat et de survie s’améliorent.

Les contrôlés par le joueur commencent chaque mission regroupés à un ou deux points de départ de la zone d’opération, des apparaissant constamment à certains endroits de la zone. Le joueur dispose ensuite de deux interfaces distinctes pour commander ses troupes : l’une lui permet de prendre le contrôle d’un de ses , l’autre lui permettant de donner des ordres à ses par l’intermédiaire de boutons de commande. Dans cette dernière, deux cartes sont affichées à l’écran, l’une montrant l’ensemble de la zone d’opération et l’autre montrant une zone précise sélectionnée par le joueur. Sur les deux cartes sont indiquées les positions des et de leurs ennemis. Le jeu simule un brouillard de guerre en noircissant les zones non explorées et en représentant les non repérés par des points, ces derniers étant révélés au joueur lorsqu’un s’en approche. Lorsque le joueur prend le contrôle d’un de ses soldats, le jeu passe en vue à la première personne. Un premier écran affiche ainsi ce que voit le sélectionné. Pour que ce dernier se déplace, le joueur peut alors utiliser le clavier ou cliquer sur les flèches directionnelles affichées à l’écran. La souris est également utilisée pour viser et tirer sur un ennemi, l’ordinateur déterminant ensuite si un tir au but tue sa cible.. Un autre écran affiche ce que voient les autres de l’escouade. Bien que le joueur ne puisse pas contrôler leurs mouvements, il peut leur ordonner de tirer en cliquant sur leur champ de vision. Il peut également prendre le contrôle d’un d’entre eux à tout moment. Les équipés de leur n’étant pas contrôlés par le joueur tirent automatiquement sur les obstacles ou les ennemis à leur portée. Leurs armes peuvent cependant se bloquer lors des tirs soutenus, ce qui les rend inutilisable pendant quelques secondes..

Bien que l’action du jeu se déroule en temps réel, le joueur peut faire pause à tout moment en cliquant sur l’icône correspondant. Un compteur se déclenche alors et tous les personnages sont gelés. Le joueur peut néanmoins donner des ordres à ses troupes. Lorsque le compte à rebours se termine, ou si le joueur clique à nouveau sur le bouton pause, chaque personnage recommence à bouger. Le compteur du mode pause se recharge peu à peu tant que le jeu est en temps réel.

Développement Après et , dont les adaptations ont été développées par , est le troisième jeu de plateau à être porté en jeu vidéo.. Dans le jeu de plateau original, deux joueurs s’affrontent, l’un contrôlant les et l’autre les . Chacun à leur tour, les deux joueurs peuvent déplacer les figurines représentant leurs personnages afin d’accomplir leurs objectifs. Le joueur contrôlant les dispose cependant d’un temps limité pour jouer chaque tour. Le jeu est conçu pour encourager les joueurs à adopter des tactiques différentes : d’un côté les qui se déplacent lentement mais qui disposent d’armes à longue portée, de l’autre les très rapides qui combattent au corps à corps..

Le développement du jeu débute en 1991. Plutôt que de reproduire l’approche de et de se contenter de retranscrire aussi fidèlement que possible les règles du jeu de plateau, et décident de développer une adaptation profitant de la possibilités offertes par les ordinateurs.. Les développeurs décident par exemple de réaliser le rendu des murs intérieurs des grâce à la technique du lancer de rayon, transférant ainsi une bonne partie du travail liée aux graphismes vers l’ordinateur et réduisant du même coup le temps nécessaire pour intégrer ces murs au jeu de deux semaines à douze heures.. Bien que les voix numérisées soient à l’époque une technique relativement nouvelle, l’équipe de développeurs choisit également de profiter de la technologie offerte par les cartes son pour créer les hurlements et rugissement des aliens peuplant les niveaux, ainsi que les cris des se faisant attaquer. Le morceau d’ouverture du jeu, , est enregistré par le groupe de hard rock britannique D-Rok avec Brian May du groupe Queen en .. Tout au long du développement, aide à réaliser une adaptation aussi fidèle que possible à l’univers de en répondant à leur question et en leur fournissant de la documentation sur la franchise.. L’équipe de développement à créer elle-même les missions du tutoriel, les autres missions étant directement adapté du jeu de plateau et de son extension.

Versions D’abord publié en version DOS sur disquettes en , est ensuite porté sur d’autres plate-formes et médias.. Une version sur CD-ROM du jeu a ainsi été publiée, cette dernière incluant neuf nouvelles missions, de nouvelles cinématiques et de nouveaux effets sonores numérisés... Contrairement à la version DOS, la version Amiga – publiée à l’automne 1993 – ne pouvait initialement être installé sur un disque dur. Les utilisateurs d’Amiga devaient donc régulièrement changer de disquette lorsqu’ils jouaient, jusqu'à l'apparition de patch permettant de remédier à ce problème. Au Japon, le jeu a également été porté NEC PC-9821 par une entreprise de jeu vidéo locale, ..

Une suite, baptisée , est publiée par en 1996...

Accueil +Aperçu des notes obtenues |- |bgcolor=#d9edff | Média Nat. Notes UK 85 %Amiga Force UK 41 %Amiga Format UK 78 % UK 87 %CU Amiga UK 87 % Gen4 FR 93 %. FR 87 %. UK 91 % Tilt FR 85 % (PC).78 % (Amiga)Marc Menier, Tests - Space Hulk, Tilt n°119, novembre 1993, p. 94-94.

À la sortie du jeu, la presse spécialisée met d’abord en avant son ambiance oppressante, certains journalistes la comparant à celle du film de science-fiction Aliens, le retour. En effet, outre le concept de faire s’affronter des soldats lourdement armés contre des aliens ressemblant aux d’Hans Ruedi Giger, la vue à la première personne de rappel une séquence du film dans laquelle un lieutenant contrôle et donne des ordres à ses troupes alors qu’ils sont en missions dans un environnement humide et sombre.. Pour les critiques, devoir gérer la lenteur des face à la rapidité des se révèle riche en émotion. et contrôler plusieurs soldats en même temps face à des aliens attaquant de toutes parts devient rapidement stressant... Bien qu’ayant joué dans un bureau bien éclairé et bruyant, David Upchurch du magazine raconte ainsi que le jeu lui a et Jeff James du magazine rapporte que la combinaison d’excellents effets sonores numérisés et de l’aspect écœurant des l’a fait .. De la même manière, Tony du magazine CU Amiga déconseille le jeu aux personnes ayant . Pour Scott May du magazine le jeu est .. D'après Alec Meer, la platitude des de missions en font en revanche ..