Gué-d'Hossus est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.
Géographie Localisation Gué d'Hossus est un village limitrophe de Rocroi bordé par la frontière belge (environ ).
La commune se trouve dans l'unité urbaine de Rocroi, dans la zone d'emploi de Charleville-Mézières et dans le bassin de vie de Revin.
Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Rocroi et Taillette en France, et Couvin en Belgique.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Gué-d'Hossus.
La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse.
Elle est drainée par le ruisseau de la Tauminerie, le ruisseau du Fond de Pernelle, le ruisseau des Censes et le ruisseau de la Prise Gatin..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan ». Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rocroi à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité Gué-d'Hossus fait partie du parc naturel régional des Ardennes depuis sa création en ..
Urbanisme Typologie Au , Gué-d'Hossus est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle fait partie de l'unité urbaine de Rocroi, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes dont elle est la commune de banlieue.. Par ailleurs, la commune se trouve hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,5 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (77,3 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), forêts (7,1 %), zones urbanisées (4,9 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 256, alors qu'il était de 249 en 2016 et de 240 en 2011..
Parmi ces logements, 88,6 % étaient des résidences principales, 2,4 % des résidences secondaires et 9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,6 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Gué-d'Hossus en 2022 en comparaison avec celle des Ardennes et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (2,4 %) par rapport au département (3,9 %) et à la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Gué-d'Hossus en 2022. Typologie Gué-d'Hossus. Ardennes. France entière. Résidences principales (en %)88,684,682,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,43,99,7 Logements vacants (en %)911,58
Toponymie Gué (Vadum) : passage assez facile d'une rivière, d'un marais, d'un endroit bourbeux… Hossus, : houssa = fondrière : houssus = bourbeux
Donc Gué d'Hossus signifirait passage dans des terrains marécageux. .
Histoire
: il existe un moulin appelé « les Deux Deniers ». 1220 : charte de Gilles de Montcornet citant une coupe de bois appelée Houssus. : avant le village actuel il existe : l'Archebruyère ou Roche-bryère ou encore Four à Verre. Une verrerie se serait située au Grand Gué d'Hossus. 1566 : création du village par Antoine de Croÿ, baron de Montcornet, par la charte du . II existe déjà la maison du sieur Demoulin, construite sur l'emplacement du vieux moulin du . 1571 : c'est à cette date que l'Archebruyère, les Grand et Petit Gué d'Hossus se nomment Gué d'Hossus. 1613 : Gué d'Hossus passe avec la baronnie de Montcornet de Charles de Croÿ au duc de Gonzague. 1621 : aveu de Charles de Gonzague au roi disant que l'Archebruyère appelé " Gué d'Houssu " fut créé par Philippe de Croÿ, duc d'Arschot le même jour que Croyville (118 arpents 30 verges) et dépendant de la baronnie de Montcornet. 1643 : avant le siège de Rocroy, le village fut incendié par les Espagnols. Les maisons proches du Grand Gué d'Hossus subsistent et c'est autour d'elles que se reconstruit le village. 1665 : la maison forte est tenue par le président Renart de Fuschsamberg (de Rethel) (Gobert de Fuschsamberg avait acheté la Roche Bruyère en partie avec son frère Thomas). 1668 : annexe de Rocroy Gué d'Hossus obtient de l'archevêque et du duc de Mazarin d'avoir un vicaire à demeure à condition de le loger à leur frais et de le payer 150 livres par an. : le seigneur est Renart de Fuschsamberg. 1683 : aveu et dénombrement de César de Brouilly, marquis de Wartigny au duc de Mazarin pour 1/3 de la seigneurie. 1693-1695 : M de Rimbert est seigneur, se désignant comme " Marquis de Montcornet ". 1695 : après cette date, le duc d'Aiguillon est marquis de Montcornet donc seigneur de Gué d'Hossus. 1738 : Le gruyère de Montcornet demande aux habitants de Gué d'Hossus de ne pas participer à la restauration du mur du cimetière de Rocroy. 1748 : les bourgeois de Gué d'Hossus défendent leurs franchises obtenues en 1571 et ont gain de cause. 1770 : Jean-Joseph Démarets, écuyer, acquiert de la duchesse de Lorges, la terre d'Auvillers-les-Forges dont il devient seigneur. Quelques années après, il fonde une dotation pour : une jeune fille pauvre mais vertueuse devant se marier le jour de la fête, un garçon sachant assister et secourir les vieillards. 1772 : établissement de la frontière entre les États de Liège et la France. 1824 : construction de l'église Saint-Luc remplaçant une chapelle. 1831 : la population est importante : 885 habitants. 1846 : Gué d'Hossus a une population qui culmine à 967 habitants. 1852 : il y a une école qui accueille 120 enfants. 1856 : création d'une école de filles. L'instituteur est payé 600 francs, l'institutrice 300 francs. : métiers exercés : charrons, charpentiers, maréchaux, sabotiers et tisserands. 1860 : la fondation Démarets existe toujours mais n'est accordée qu'aux filles désignées qu'après neuf mois de mariage. 1881 : la population diminue, on ne compte plus que 721 habitants. 1889 : légère remontée : 808 habitants. : destruction du village (l'église, la mairie, les écoles et 68 maisons entièrement incendiées) par l'armée allemande. Selon un témoin allemand, officier de l'armée de terre, dans le village du Gué-D'Hossus, « on a simplement jeté les habitants mâles dans les flammes ». Ce que les Allemands ont fait là, a été un des nombreux crimes de guerre commis par l'armée allemande durant la Grande guerre de 1914-1918. 1926 : après la guerre : baisse démographique : 721 habitants. 1946 : iI ne reste plus que 573 habitants après la Guerre mondiale. 1954 : 637 habitants. 1968 : 616 habitants. 1975 : 543 habitants. 1982 : chiffre le plus bas : 500 habitants. 1990 : le recensement fait apparaître 525 habitants. 1999 : il y a 504 habitants décidés à faire connaître Gué d'Hossus en organisant des festivités (ne fût-ce que celles de la Saint-Luc) et en adoptant des armoiries communales qui seront le reflet de son identité. La Croix de guerre dont la commune est fière, trouvera ainsi sa place légitime. 2018 : l'autoroute A304 passe aux abords de la commune.
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Rocroi. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Rocroi porté de 14 à 33 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription des Ardennes.
Intercommunalité Gué-d'Hossus était membre de la communauté de communes Val et Plateau d'Ardenne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2003 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la petite communauté de communes des Plaines et Forêts de l'Ouest ardennais pour former, le la communauté de communes Portes de France.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de (sauf dérogation), cette intercommunalité transitoire a fusionné avec la communauté de communes Meuse et Semoy pour former, le , la communauté de communes Vallées et Plateau d'Ardenne dont est désormais membre la commune.
Liste des maires
Équipements et services publics
Espaces publics Gué-d'Hossus, en 2025, est labellisé « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris..
Population et société Démographie
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Luc de Gué-d'Hossus
Personnalités liées à la commune