Antoine Nivière-Chol, né à Lyon le et mort à Virieu-le-Grand le , était un homme politique français qui fut maire de Lyon sous la Révolution.
Biographie Né à Lyon le , Antoine Nivière est le sixième et dernier fils du médecin Laurent Nivière. Négociant, il épouse en 1779 Jeanne Victoire Chol, fille de Claude CholPierre-François Pinaud, Les Receveurs généraux des finances: 1790-1865, Droz, 1990, 251 pages, p. 180., doyen du collège de médecine et médecin dans les deux hôpitaux lyonnais, Hôtel-Dieu et Charité. Il accole alors le nom de sa femme au sien.
Élu officier municipal de Lyon en , procureur de la commune par intérim de septembre à , il succède à Louis Vitet, nommé député à la Convention nationale, comme maire de Lyon le Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, vol. 5: « La mort du roi et la chute de la Gironde », Éditions sociales, 1968, p. 293, note 1., au second tour de scrutin par voix sur votantsÉdouard Herriot, Lyon n'est plus, Hachette, 1940, t. 1, 463 pages, p. 102..
En conflit avec Marie Joseph Chalier, le président du tribunal criminel, et Laussel, le procureur de la Commune, qui ont la haute main sur le Comité central et les sociétés populaires de la ville, le girondin Nivière-Chol dispose quant à lui de la majorité du Conseil général de la Commune et de la garde nationale. Soumis à la pression du Comité central, où Chalier réclame la formation d'un tribunal révolutionnaire, voyant son autorité contestée et ignorée, Nivière-Chol démissionne le . Réélu le 18 face à Marie Joseph Chalier par voix sur votants, soit 75 % des voix, il refuse le poste.
Les sections, convoquées du 23 au , accordent voix au jacobin Antoine-Marie Bertrand sur votants, contre au girondin Jean-Emmanuel Gilibert. Le , Gilibert est élu avec voix sur votants, contre à Bertrand, mais il annonce sa démission dès le , et Bertrand se fait élire maire peu aprèsPhilippe Buchez, Pierre-Célestin Roux, Histoire parlementaire de la Révolution française, Paulin, 1836, vol. 25, p. 180-190.. Nivière-Chol se retire en Suisse pendant la Terreur
Rentré en France sous la Convention thermidorienne, il devient receveur-général du département du Rhône le et reste à ce poste jusqu'en 1807.
Sources
Notes et références
Catégorie:Naissance en septembre 1744 Catégorie:Naissance à Lyon Catégorie:Personnalité politique de la Révolution française Catégorie:Maire de Lyon Catégorie:Décès en mai 1817 Catégorie:Décès dans l'Ain Catégorie:Personnalité liée à Virieu-le-Grand Catégorie:Lyon pendant la Révolution française Catégorie:Décès à 72 ans