de Laval, à l'origine François de Laval-MontfortIl est nommé François au baptême par , duc de Bretagne, son parrain., né le à Moncontour, mort le Et non le , comme l'indique Louis Moréri. à Laval, est un membre de la haute noblesse militaire du duché de Bretagne, puis du royaume de FranceIl n'est pas à confondre avec François de Montmorency-Laval-Marcillé, successivement époux de Catherine de Bastarnay, puis de Marie de Ronsart, et décédé en 1530.
Il prend le nom de de Laval à la mort de son père en 1486.
Titres thumb|right|upright=1|Armes de de Laval - transept sud de l'église Notre-Dame de Vitré. Titres d'origine familiale Il est comte de Laval, baron de Vitré, vicomte de Rennes, comte de Caserte, Baron de LazDelaporte, 1913., d'AcquignyPremière moitié, puis deuxième quart, puis premier quart. Il eut à la mort de sa grand-mère, Anne de Laval, la première moitié d'Acquigny, et rendit aveu de la baronnie au roi le 18 octobre 1467. Cet aveu est cité dans l'arrêt de main-levée de 1674, Archives départementales de Seine-Maritime, B. 202. Le comte de Montfort (comte de Montfort-sur-Risle) est encore mentionné dans des lettres des 6 janvier 1480 et 30 novembre 1484 données par son receveur à Acquigny, Guillaume de Chalenge, escuier, garde du scel aux obligations des châtellenies d'Acquigny et de Crèvecœur. et de CrèvecœurCette baronnie de Crèvecœur, qui resta longtemps unie à celle d'Acquigny, avait son chefmois situé sur la rivière d'Eure, près de La Croix-Saint-Leufroy, de Lohéac, de Montfort en Bretagne, de Gaël, seigneur de Tinténiac, de Bécherel et de Romillé, de BréalIl reçoit cette terre de Louis de Laval, son oncle. Il en rend aveu à Anne de Bretagne, le 28 juin 1494., de Montreuil-Bellay, de Saosnois, de la Guerche, de Gournay et de Noyelles-sur-Mer.
Il succède à son père dans les comtés de Laval, la vicomté de Rennes, la baronnie de Vitré et de Montfort en Bretagne et autres terres affectées à l'aîné de sa maison. Il est souvent désigné sous les titres de comte de Laval, baron d'Acquigny et de Crèvecœur, de 1489 à 1498.
date de Tours le (a.s.), la nomination d'Elie de Quincé, prieur de la Rouaudière, à la charge de « chapelain ordinaire, domestique et commensal, pour le servir avec les autres chapelains, serviteurs, commensaux de son hostel ». Il se qualifie « aisné fils du comte de Laval, comte de Montfortcomte de Montfort-sur-Risle, sire de la Guerche, des Aunais, d'Acquigny, et signe FrançoisChartrier de la Roë, vol. 175, f. 15. », ou encore prend les titres de « François, aisné fils du comte de Laval, comte de Montfort, sire de la Guerche, de Louvoys et d'Acquigny » dans des lettres du Par lesquelles il confirme au prieuré de Saint-Mauxe le gort appelé « le Gort-aux-Moines » et leur accorde 7 livres 10 sous de rente à prendre sur la prévôté d'Acquigny, à charge de célébrer chaque année, le vendredi après la Saint-Mauxe, un service anniversaire pour ses prédécesseurs, seigneurs d'Acquigny, pour lui-même et pour sa femme Catherine, seule fille d'Alençon.
Fonctions et honneurs royaux Il est gouverneur de Melun en 1461 et est fait comte de Montfort-sur-Risle par le roi entre 1466 et 1468. Il est Grant maître de France en 1489 à la suite de la mort d'Antoine de ChabannesEt non en 1484 : par suite de circonstances qui ne sont pas connues, lors du sacre de , le 30 mai 1484, Antoine de Chabannes s'abstint de remplir les fonctions qui lui incombaient. Fut présent à sa place, au dire de la narration officielle : Monseigneur François de Laval, seigneur de Gavre, grand maistre d'hostel de France, portant cercle et habitué comme lesdits pairs comtes. François n'était pas alors grand maître, cela est si vrai que six semaines plus tard, le 8 juillet 1484, lors de l'entrée solennelle du roi à Paris, il n'est plus question de lui et c'est Antoine de Chabannes qui, au souper, dans la grande salle du Palais, remplit à son tour l'office de Grand-Maître, dont il n'avait pas cessé d'être titulaire..
Famille Ascendants Il est le fils de (1406-1486) et d'Isabelle de Bretagne (1412-1443).
Par sa mère, il est l'arrière-petit-fils à la fois de Jeanne de Navarre et du roi et le petit-fils du duc de Bretagne .
Mariage Le (a.s.), ont lieu à Tours, sous l'égide du roi , les conventions matrimoniales entre François de Laval et Catherine de Valois, fille de Et petite-nièce et héritière de Catherine de Valois-Alençon (épouse de Pierre de Navarre), dame héritière de La Guerche..Les noces seront célébrées en septembre de la même année à Alençon, après dispense du pape , donnée au mois de mars, dans laquelle il est dit qu'ils sont parents in duplici tertio et duplici quarto consanguinitatis gradibusArchives de Laval..
François de Laval devient ainsi le gendre du gentil duc des bataillons de Jeanne d'Arc et de sa seconde épouse Marie d'Armagnac et le beau-frère de Marguerite de Lorraine.
De ce mariage, naîtra un seul enfant, mort au berceau.
Le Saosnois À cette époque, François de Laval, tout en étant seigneur de Montfort en Bretagne, doté par sa femme de la terre valoisienne du Saosnois, apanagé de l'ancien comté du Gavre et d'autres lieux, n'était cependant pas encore seigneur de sa propre Maison, tout au plus seigneur associé.
, en mariant Catherine d'Alençon avec le futur de Laval, avait fixé sa dot à de rentes, et obligé son père à donner les terres et la baronnie de La Guerche en Bretagne, la baronnie de Saosnois dans le Maine (entre Beaumont-le-Vicomte et Alençon), avec les terres et la châtellenie de Peray, ainsi que les fiefs d'Averton et d'Anthenaise.
consentit volontiers à recevoir le cas échéant tel autre bien qui lui serait assigné en dot par la suite, aux lieux et places de Peray et du pays de Saosnois (compris pour une valeur de dans la rente de 3000). Mais en réalité cette stipulation restera sans effet : il usera bien du titre de sire de Saosnois.
Biographie Origine Il est baptisé sous le nom de François par l'évêque de Rennes, Guillaume Brillet, et a pour parrains son oncle, François de Bretagne, et l'évêque de Nantes, Jean de Malestroit, chancelier de la Bretagne. Pierre Le Baud qui donne ces renseignements n'a pas précisé le nom de la marraine.
À peine âgé de six ans, il est fiancé à Françoise de Dinan. Elle était en même temps recherchée par Arthur de Montauban et par Gilles de Bretagne, troisième fils du duc .
Françoise de Dinan est convoitée et enlevée en 1444 par Gilles de Bretagne, ayant à la fois pour complice et le duc de Bretagne , son frère, et Catherine de Parthenay, mère de Françoise de Dinan, et même son propre père, qui, moyennant une promesse de vingt mille écus, avait renoncé aux droits de son fils. Un autre des prétendants de l'héritière, Arthur de Montauban dépité, ourdit alors un complot contre Gilles qui est arrêté par ordre de son frère le duc et assassiné dans sa prison en 1450. La même année, Françoise est à son tour jetée dans un cachot en 1450. Sans conseils, sans appui, elle renouvelle par écrit son engagement au comte de Gavre, qui est plus jeune qu'elle. Sa belle-sœur Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne, redoutant les calculs intéressés de son mari; ne voulait pas l'abandonner à Arthur de Montauban, assassin de Gilles de Bretagne. Elle proposa alors la protection de , le père du fiancé de Françoise, veuf et âgé de 37 ans. Françoise d'Amboise amena le duc à consentir à cette alliance. de Laval renonça à toucher qui lui avaient été promis pour l'engager à se désister du mariage de son fils avec Françoise de Dinan. Celle-ci, de son côté, abandonna toutes prétentions sur le douaire qui lui appartenait comme veuve de Gilles de Bretagne. Le duc de Bretagne rendit alors Châteaubriant dont il s'était emparé. On sait qu'après avoir, moyennant finances, laissé rompre en faveur de Gilles de Bretagne les fiançailles de son fils avec Françoise de Dinan, en 1440, abusa de nouveau du jeune âge de ce même fils, pour lui enlever une seconde fois, sa fiancée, alors veuve de Gilles de BretagneCadet de ., et l'épouser à 45 ans en février 1451 à VitréElle avait été, peu de temps, fiancée à François, le fils aîné de , âgé alors de quinze ans....
Proche de Pour l'Art de vérifier les datesChronologie historique des sires, puis comtes de Laval, 1784, t. II, ., il avait été élevé avec le dauphin Louis, fils de , et vécut toujours dans une grande intimité avec lui. Beau-fils de Françoise de Dinan, (inspiratrice du traité de Châteaubriant de 1487), proche des familles de Rieux et de Rohan il est aussi cousin issu de germain du roi de France dont il a obtenu une charge à la cour.
Fils aîné de , il suit le roi dans l'expédition de la Guyenne et assiste au second siège de Bordeaux en 1453.
Ligue du Bien public La guerre de la Ligue du Bien public qui se déroule à partir d' entre la France et la Bretagne va être un test pour la stratégie de la famille de Laval.
En Bretagne, le conflit interagissait avec la question du contrôle des évêchés bretons, un sujet majeur et d'importance concernant l'indépendance du duchéP. Contamine, Méthodes et instruments de travail de la diplomatie française. et la régale des évêchés bretons. (1462-1465), in Des pouvoirs en France 1300-1500, Paris, 1992, . Pocquet du Haut-Jussé, Les Papes et les ducs de Bretagne, t. II, .. Révolte des princes contre la politique de qui veut briser leur volonté d’indépendance, la ligue du Bien public est une révolte féodale contre l’autorité royale, obligeant le roi à s'engager à la tête d'une armée de fidèles pour ramener ses vassaux dans le droit chemin.
François de Laval choisit la fidélité au roi .
Honneurs royaux , en considération de son alliance avec Catherine de Valois, lui nomme, le , capitaine de MelunAndré Duchesne, Histoire de la maison de Montmorency, ., et lui permit d'écarteler dans son écu des armes de France.
Le comte de Gavre assista, avec Pierre de Laval son troisième frère, aux États généraux tenus à Tours en 1467. Ils prirent place parmi les princes. En 1467, par lettres du , pour l'égaler aux princes du sang, il lui accorda le privilège de précéder le chancelier et les prélats du royaume, comme il l'avait accordé aux comtes d'Armagnac, de Foix et de VendômeCes lettres portent : Considérant la proximité de lignage en qoi il nous atteint, iceluinostre neveu et cousin, avons attroyé et ottroyons par ces présentes et par privilège spécial et à ses hoirs comtes de Laval, que doresnavant ils soient en tels honneurs, lieu de prééminence, soit en nostre grand conseil et en nostre parlement, en ambassades, et en tous autres lieux où il se trouvera, qu'il précède nostre chancelier et tous les prélats de nostre royaume, tout ainsi qu'ont fait et font nos très-chers et âmes cousins les comtes d'Armagnac, de Foix et de Vendosme. Donné au Mans, le 19 novembre 1467. (Du Tillet).
Le roi assura encore au comte de Gavre une pension de . On ne connaît pas l'acte par lequel François de Laval est investi comme comte de Montfort-sur-Risle, mais on sait que le roi lui remet ce fief important en nantissement d'un emprunt de . Cette opération avait eu lieu entre le ne lui donne que le titre de sire de Gavre et le mois de , où, dans ses lettres en faveur du roi des archers et du roi des arbalétriers à Laval, le qualifie de comte de Montfort.
Comme l'indique Bertrand de Broussillon, pendant la période écoulée entre 1467 et 1486, le personnage qualifié comte de Montfort n'est autre que François de Laval, fils aîné de de Laval.
Comte de Montfort et Comté de Laval