Jacques Édouard Helbronner, né le dans le de Paris et mort en déportation à Auschwitz le , est un juriste français, qui a été président du Consistoire central israélite de France jusqu'à sa déportation.

Il fut un fidèle du maréchal Pétain dont son frère, l'avocat Louis Helbronner, avait été un proche collaborateur avant de mourir pour la France en Helbronner Louis (1876-1914). Son autre frère, Paul Helbronner a consacré sa vie à la cartographie des Alpes.

Biographie Origines et famille Né le dans le de Paris, Jacques Helbronner est issu d'une famille de bourgeoisie juive ; il est le fils d'Horace Helbronner, un avocat ami de Jules Grévy (qui avait été son témoin de mariage), et d'Hermance Rebecca née Saint-PaulLe patronyme Saint-Paul, à consonance plutôt française d’oïl, appartient à des familles juives originaires de la commune de Saint-Paul-Trois-Châteaux, proche d'Avignon.. Il épouse Jeanne WeisweillerNée le à Saint-Germain-en-Laye ; voir, Klarsfeld, 1978., sœur d'Arthur Weisweiller.

Études Il effectue ses études secondaires au lycée Condorcet. À l'issue de ses études de droit, il obtient un doctorat. Il fréquente l'École libre des sciences politiques..

Carrière Il s'inscrit comme avocat à la cour d'appel de Paris en 1895 et intègre le Conseil d'État à partir de 1898.

Chef de bataillon de réserve, il sert comme membre de l'état-major du président du Conseil et ministre de la Guerre Georges Clemenceau durant la Première Guerre mondiale. Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1925.

vignette|gauche|Sortie du conseil des ministres (12 août 1925)Départ de M. Painlevé.. Helbronner, isolé à gauche. Poursuivant sa carrière au sein du Conseil d'État, il atteint le rang de président de section jusqu'à sa mise à la retraite d'office en , conséquence des premières lois antijuives.

Seconde Guerre mondiale Durant l'Occupation, il accepte d'occuper les fonctions exposées de président du Consistoire central israélite de France dont il était vice-président avant la guerreVoir Schwarzfuchs, 1998..

Ami de longue date du maréchal Pétain, il rencontre ce dernier à de nombreuses reprises durant la guerre dans l'espoir de préserver les juifs de France. Mais il refusera toutes les offres pour échapper au statut des juifs. Il tentera de s'opposer à la création de l'Union générale des israélites de France (UGIF) exigée par les nazis afin de faciliter la déportation. Même s'il n'a pas réussi à empêcher cette création, il l'a retardée de quelques mois. Cela a laissé un peu de temps à certains de se mettre à l'abri et contribué à déconsidérer cet organisme.

Déportation et mort Il est déporté avec sa femme par le convoi n° 62 du 20 novembre 1943 du camp de Drancy vers Auschwitz ; tous deux meurent dans les chambres à gaz à leur arrivée le .

Décorations

Notes et références

Annexes Bibliographie . Raul Hilberg, La Destructions des Juifs d'Europe, trad. de l'anglais, Gallimard, , 3 vol, 2006. , et suiv. Serge Klarsfeld, Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, éd. Beate et Serge Klarsfeld, Paris, 1978. Maurice Rajsfus, Les Juifs dans la collaboration, 1980 ; rééd. 1991. Simon Schwarzfuchs, Aux prises avec Vichy - Histoire politique des Juifs de France (1940-1944), Calmann-Lévy, 1998.

À la télévision 2007 : La Résistance de Félix Olivier : joué par Laurent Claret

Articles connexes UGIF

Liens externes

Association Helbronner

Catégorie:Naissance en juillet 1873 Catégorie:Naissance dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Élève de l'École libre des sciences politiques Catégorie:Président de section au Conseil d'État français Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1925 Catégorie:Victime de la Shoah en France Catégorie:Camp de Drancy Catégorie:Déporté au camp d'Auschwitz Catégorie:Président du Consistoire central israélite de France Catégorie:Personnalité française du judaïsme Catégorie:Décès en novembre 1943 Catégorie:Décès à Auschwitz Catégorie:Décès à 70 ans Catégorie:Docteur en droit