Durenque est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.
Géographie Localisation Située en Aveyron, la commune de Durenque est au confluent des deux régions naturelles que sont le Ségala et le Lévézou.
La commune de Durenque est composée du bourg central où vivent environ la moitié des habitants tandis que l'autre moitié vit dans des hameaux et lieux-dits tels que Cannac, Le Verdier, Fournols, La Carradie, Le Vitarel,
Communes limitrophes
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Durenque. La commune est drainée par le Giffou, la Durenque, le Glandou, le Cône, la Nédouze, le Jabru, le ravin de Montméja, le ruisseau de Canals, le ruisseau de la Niade, le ruisseau de la Salvetat, le ruisseau de Mazet, le ruisseau d'Escorbis et par divers petits cours d'eau..
Le Giffou, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Villefranche-de-Panat et se jette dans le Céor à Saint-Just-sur-Viaur, après avoir arrosé .
La Durenque, d'une longueur totale de , prend sa source près du lieu-dit Crassous dans la commune de Durenque. Elle passe au Moulin de Roupeyrac, maison natale du poète François Fabié et rejoint le Giffou au Moulin de Clary près de la ville de Réquista.
Le Glandou, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Auriac-Lagast et se jette dans le Céor à Cassagnes-Bégonhès, après avoir arrosé .
Le Cône, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune d'Auriac-Lagast et se jette dans le Giffou à Rullac-Saint-Cirq, après avoir arrosé .
Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron..
La commune fait partie du SAGE du bassin versant du Viaur, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le périmètre de ce SAGE couvre , sur trois départements (Aveyron, Tarn et Tarn-et-Garonne)... Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par l’établissement public d'aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) du bassin du Viaur, une structure qui regroupe les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre (EPCI-FP) dont le territoire est inclus (en totalité ou partiellement) dans le bassin hydrographique du Viaur et les structures gestionnaires de l’alimentation en eau potable des populations et qui disposent d’une ressource sur le bassin versant du Viaur. Il correspond à l’ancien syndicat mixte du Bassin versant du Viaur...
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité ZNIEFF L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Durenque comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.., l'« Agrosystème de Ginestous et de la Niade » (), couvrant du département. , et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes., la « Vallée du Viaur et ses affluents » (), qui s'étend sur dont 45 dans l'Aveyron, 10 dans le Tarn et 1 dans le Tarn-et-Garonne..
Forêts La forêt du Lagast se compose d'un seul massif d'une superficie de 233 ha, dont 89 ha appelés forêt dominicale du Lagast sont gérés par l'ONF. Elle est implantée sur la commune de Durenque mais également les communes d'Auriac-Lagast et Alrance. Elle est classée espace naturel sensible de l'Aveyron du fait de l'importance et la richesse de sa faune et de sa flore qui lui vaut d'être un écosystème protégé. Cette forêt est composée en majorité de hêtres communs et de sapins pectinés. D'autres espèces végétales évolues dans cette forêt comme la bruyère, la callune ou encore la myrtille commune. Du côté de la faune, évoluent, entre autres l'écureuil roux, le pic noir et le blaireau d'Europe L' humus et les champignons sont également présents dans cet écosystème. Des sentiers balisés et une pyramide à son sommet (928 m) rendent cette forêt agréable pour la randonnée pédestre.
La forêt de Roupeyrac s'étend sur plusieurs centaines d'hectares au départ du Moulin de Roupeyrac. Elle est aussi marquée par une biodiversité importante. Sa faune est notamment appréciée des chasseurs car on y trouve de nombreuses espèces comme des chevreuils, des cerfs, des faisans ou des sangliers. D'autres espèces y vivent comme le hérisson, le hibou ou encore le coucou qui donne son nom au lieu-dit Chante-coucou. Côté flore, la forêt est composée principalement de chênes et de hêtres communs. Un sentier poétique y est installé avec des poèmes de François Fabié pour allier littérature et nature.
Biodiversité agricole Il ne faut pas oublier la biodiversité agricole qui fait vivre de nombreuses espèces animales et végétales. On trouve l'élevage ovin (brebis de Lacaune), et l'élevage bovin (Limousines, Aubrac, Prim'Holstein et Blondes d'Aquitaine). Il est important de noter également la présence de porcs et de chevaux. Côté basse-cour, évoluent encore dans certaines familles coqs, poules, canards, oies, lapins, dindes, dindons ou encore pigeons. La présence de quelques ruches permet aux abeilles de prospérer. La culture de blé, orge, seigle, triticale, luzerne, sarrasin, pomme de terres et autres plantes potagères permet de garder une flore importante en plus des arbres et haies présents le long des champs.
Urbanisme Typologie Au , Durenque est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.2|Infrastructures et occupation des sols de la commune de Durenque. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (45,5 %), prairies (43,1 %), forêts (9,9 %), zones urbanisées (0,9 %), terres arables (0,5 %)..
Planification La commune, en 2017, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme..
Voies de communication et transports La majorité du transport au sein de la commune est fait par automobile. Le village de Durenque possède une aire de covoiturage.
La ligne d'autocar liO 219 rejoignant Réquista à Rodez possède un arrêt à Durenque.
La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Luc-Primaube, l'aérodrome le plus proche est l'aérodrome de Cassagnes-Bégonhès, tandis que l'aéroport le plus près est l'aéroport de Rodez-Aveyron, à visée nationale et internationale.
Risques majeurs Le territoire de la commune de Durenque est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon...
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Zones inondables de la commune de Durenque. Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Giffou. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans le bassin du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou).. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Céor-Giffou., approuvé le ..
Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible..
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles, conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques.
Risque particulier