Mimet est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle appartient au canton de Gardanne et a rejoint la communauté du Pays d'Aix en 2002 puis la métropole d'Aix-Marseille-Provence en 2016.

Géographie Situation Mimet est le plus haut village des Bouches-du-Rhône, sa mairie étant située à 497 m d'altitude et le point le plus haut s'élevant à 779 m (Tête du Grand Puech). Le territoire de la commune est divisé en deux parties très différentes par le massif de l'Étoile : le versant nord (ubac) et le versant sud (adret)

Depuis le côté sud, on peut voir la ville de Marseille, sa rade et la mer Méditerranée au loin. Cette partie de la commune de Mimet est sauvage et inhabitée si l'on excepte l'ancien monastère de Notre Dame des Anges et les bâtiments et ruines désertés de la Débite. Le paysage est assez escarpé et la végétation aride. Les arbres (majoritairement des pins) y sont assez limités et la couverture végétale est principalement constituée de buissons (thym, romarin, etc.).

Seule une DFCI, route de lutte contre les incendies permet la traversée nord/sud de ce coté, rejointe dans la partie basse par deux autres venant des communes voisines. Une autre suit la crête versant nord.

Le village et les habitations occupent le versant nord. Depuis la RD 7 qui relie Gardanne à Mimet, par temps dégagé, il est possible d'apercevoir le mont Ventoux, le Luberon et la montagne de Lure. Depuis le col Saint Anne, ce sont les Ecrins que l'on peut apercevoir. Cette partie nord du massif de l'Étoile redescend sur la plaine parsemée d'habitations et rencontre en chemin le village originel, où se trouvent la mairie et l'église, puis le hameau autour de l'ancienne ferme de la Tour et le moulinà eau. La végétation du versant nord est constituée majoritairement de forêts de chênes et de pins.

Le centre du village se situe à de Gardanne, d'Aix-en-Provence et à de Marseille par la route, mais seulement 20km par la DFCI et 8km de Plan de Cuques.

Communes limitrophes Les communes limitrophes de Mimet sont Gardanne au nord et nord-ouest, Simiane-Collongue à l'ouest et au sud-ouest, Plan-de-Cuques (courte limite) au sud, Allauch au sud-est (communes situées sur le versant sud du massif de l'Étoile), Saint-Savournin à l'est et Gréasque au nord-est. Le point le plus au nord de la commune (extrémité du chemin du Moulin Rou) est limitrophe de Fuveau sur quelques mètres.

Voies de communication et transports Transports en commun Mimet est reliée plusieurs fois par jour à Aix-en-Provence grâce à une ligne (n° 290) d'autocars exploitée par le syndicat des transports de l'agglomération du Pays d'Aix.

Transports ferroviaires Les deux gares les plus proches de la commune sont celles de Gardanne et Simiane-Collongue, sur la ligne TER Marseille - Aix-en-Provence - Briançon. La Gare d'Aix-en-Provence TGV est à environ 35 kilomètres par voie routière, soit à égale distance de Marseille-Saint-Charles. Routes Mimet est facilement reliée par la route aux grandes communes et grands axes environnants : Marseille par la RD 8, la RD 6 (voie express), l'autoroute A51 et l'autoroute A7. La RD 908 via Peypin et le col des Termes constitue un itinéraire alternatif pour rejoindre les quartiers nord-est de l'agglomération phocéenne ; Gardanne, via Biver par la RD 58A, ou directement par la RD 7 et au-delà vers Aix-en-Provence ; La Destrousse, via Saint-Savournin, Cadolive et Peypin par la RD 7, et au-delà l'autoroute A52 vers Aubagne et Toulon ; Gréasque, Fuveau, Trets et au-delà vers l'autoroute A8, par la RD 46G.

Géologie

Hydrographie

Climat

gauche|vignette|vers la Glacière. Du fait de son altitude et de la répartition adret/ubac, la commune présente des particularités climatiques notables : chaud et aride sur l'adret, froid et humide en hiver sur l'ubac, particulièrement dans le vallon . Elle reflète aussi le changement climatique : l'altitude fait que jusque les années 2020, deux panneaux demandaient les équipements obligatoires, le 1er, à côté de la poste, enlevé avant 2023, l'autre en bas du chemin de Pignatelle, sous la Glacière, enlevé en 2024. Les anciens témoignent d'épisodes de neige fréquents et importants à une certaine époque, jusque dans les années 1980. La présence de la glacière (voir ci-dessous) est révélatrice à ce titre.

D'une façon plus générale, son climat est méditerranéen altéré par ses spécificités communales en un type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000 et dantant de 2010. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en novembre 2022..

Toponymie Mimet est un nom d'origine celto-ligure qui signifierait « géant ». En effet, lorsqu'on regarde le village depuis les terres plus basses, le banc de roche au travers des arbres sous le Baou Troca dessine un géant couché dans la verdure et en porte le nom comme en témoigne la table d’orientation sur la crête. La route qui mène au village depuis Simiane-Collongue ou Saint-Savournin s'appelle aussi la route du Géant.

Microtoponymie

Bau Trouca : Baou ou Bau désigne la colline, le sommet. Trouca peut signifier percé, voire amputé, arasé. Le troca désigne le bélier castré.

Le grand Puëch : Püech est de la même racine que puy et désigne aussi un sommet

La Galinière : galline = poule

La débite : débit de la glace en provenance de la glacière du Passagnat

Font Belle et Font de Rigon : font = fontaine, source

Le Pas de Porte : le pas désigne le passage, le col ; Porte aussi : cas typique de tautologie

Le safre : le littré propose une argile limoneuse durcie et agglutinée donnant une erre fertile.

Vallat de Cauvet : vallat désigne un ruisseau.

Les Rigauds, Font Rigo : vraisemblablement d'un patronyme, 1- hypocoristique de Arrigo, Arrighi = Henri, 2- du germanique ric / waldan, puissant/gouverner). la région a été wisigothe et ostrogothe, 3- très peu probable : lo rigau (le rouge gorge)

Notre Dame des Anges : les anges sont possiblement liés à une appropriation chrétienne et/ou un passage élevé, dangereux.

Aire de la Moure : moure signifie sommet, de même qu'Aire. Autre tautologie

Jas de Mimet : jas= bergerie

Le Pilon du Roi : francisation abusive pour lou Pieloun dóu Roure("le pic du chêne").

Notre Dame du Rôt pourrait avoir subi le même sort beaucoup plus tôt ( Ecclesiam Beate Marie Roto vel de Rot. 1274».) ou peut être du latin ruptus (abrupt) ou de ro en langue celtique, plus ancienne (passage), c'est-à-dire initiation.

Urbanisme Typologie Au , Mimet est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,2 %), zones urbanisées (21,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,6 %), zones agricoles hétérogènes (7,1 %), terres arables (3,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire Préhistoire et Antiquité Sur la partie Est de la commune, faisant face à la Sainte-Victoire se situe l'oppidum de la Tête de l'Ost, petit village fortifié de l'âge de fer, installé à d'altitude sur la colline du même nom. Il a été classé monument historique le 21 mai 1992. D'après quelques trouvailles sporadiques, on sait que le site a été fréquenté aux avant notre ère. Mais c'est au que se situe la principale occupation, caractérisée par une vaste enceinte ovale enserrant le sommet de la colline sur une superficie de plus de deux hectares.

L’oppidum faisait partie alors des places fortes des Salyens, tribu celto-ligure occupant l'arrière-pays de Massalia (maintenant Marseille).

Le versant sud a été occupé dès le néolithique suivi au début de l'ère chrétienne par des ermites et autres religieux, sur les sites des environs de Notre Dame des Anges proche de celui de Notre dame du Rot (Simiane)..

Moyen Âge Jean de Sabran (?-av.1384), capitaine d'Aix (1367), châtelain d'Aix (1370), viguier de Marseille (1381), fut seigneur d'Ansouis et grand chambellan de la reine JeanneAD du 13, 1 mi 33, parch. Il était le troisième fils de Guillaume de Sabran, baron d'Ansouis et comte d'Ariano. Jean épousa avant 1351, Isoarde de Roquefeuil, dame de Puyloubier, de Belcodène et de Mimet, fille d'Isnard de Puyloubier, seigneur de Puyloubier et de RoquefeuilGérin-Ricard, Actes, tableau généalogique. Il eut de longs problèmes avec son frère Guillaume au sujet de l'héritage paternel, si bien que la reine Jeanne dut intervenir. Le 9 mars 1351, il prêta hommage pour Puyloubier à la reine JeanneGérin-Ricard, Actes, p.217.

Révolution française À Mimet, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Il institue des visites domiciliaires afin de débusquer les suspects : bien qu’il n’en trouve pas dans la commune, il s’estime satisfait, le but étant autant de montrer l’application de la loi que de trouver des contre-révolutionnairesJacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le 25 mars 2004.

Politique et administration Liste des maires

Jumelage et coopération