Titus Vestricius Spurinna est un sénateur romain, consul sous Vespasien et Trajan. Il a servi d'exempleTim G. Parkin, Old Age in the Roman World: A Cultural and Social History, Johns Hopkins University Press, 2003, 73. à Pline le JeuneJo-Ann Shelton, The Women of Pliny's Letters, Routledge, 2013, 131. dont il est l'ami. Il est né vers 24Selon Pline le Jeune, Lettres, III, 10, daté de 101, où il est dit qu'il a 78 ans. et décède après l'an 105Selon Pline le Jeune, Lettres, V, 17, où il signale qu'il vit plus de 80 ans..
Biographie
Carrière connue
thumb|right|upright=0.8|L'empereur Nerva (96 à 98).
Titus Vestricius Spurinna est consul suffect au moins deux fois, le premier consulat datant probablement de 72/73 et le second de 98. Il est parfois donné triple consulaireMireille Arminsen-Marchetti, Vita Latina, 1992, Pline le Jeune et la poésie, 29., le troisième consulat suffect étant daté de 100, mais c'est rareJohn D. Grainger, Roman Succession Crisis of AD 96-99 and the Reign of Nerva, Routledge, 2003, xiii..
Il n'occupe aucun poste sous Domitien après avoir été disgracié par l'empereurMiriam Griffin, « Nerva to Hadrian » dans Cambridge Ancient History: The High Empire A.D. 70–192, Cambridge University Press, 2000, 11, 89.. Sous Nerva, il est gouverneur impérial (légat d'Auguste propréteur) de Germanie inférieure en 97Parkin, Old Age in the Roman World, 122. à l'âge de 73 ans.
Il est honoré d'une statue triomphale pour ses services militairesShelton, The Women of Pliny's Letters, 132.Annette Flobert, Lettres de Pline, Flammarion, 2002, 78-80, « Lettre II, 7 - À Macrinus ».Pline le Jeune, Lettres, II, 7., a priori à la suite d'une victoire sur les Bructères. C'est un grand privilège accordé par NervaAnnette Flobert, Lettres de Pline, Flammarion, 2002, 79.. Il fait partie du cercle impérial de cet empereurFrançoise Des Boscs Plateaux, Un parti hispanique à Rome ?, Casa de Velázquez, 2005, 277..
Famille et relations
Il est d'Italie du NordJohn D. Grainger, Roman Succession Crisis of AD 96-99 and the Reign of Nerva, Routledge, 2003, 14..
Vestricius Spurinna est un des amisAnnette Flobert, Lettres de Pline, Flammarion, 2002, 35, « Lettre I, 5 - À Voconius Romanus ».Pline le Jeune, Lettres, I, 5.Annette Flobert, Lettres de Pline, Flammarion, 2002, 109-111, « Lettre III, 1 - À Calvisius ».Pline le Jeune, Lettres, III, 1. et des correspondants des Lettres de PlineAnnette Flobert, Lettres de Pline, Flammarion, 2002, 213-215, « Lettre V, 17 - À Vestricius Spurinna ».Pline le Jeune, Lettres, V, 17., et a des talents littéraires propres, incluant l'écriture de poèmes lyriquesKatharina Schickert, Der Schutz literarischer Urheberschaft im Rom der klassischen Antike, Mohr Siebeck, 2005, 16. en latin et en grec, mais ses œuvres ont disparu. Pline rapporte que les dîners à son domicile sont souvent animées par des scènes de la comédie romaine. De plus, Vestricius Spurinna parraine de jeunes poètes.
La femme de Vestricius Spurinna est Cottia, qui est probablement considérablement plus jeune. Ils ont au moins un fils, qui meurt avant 97, en l'absence de son père, avant d'avoir pu commencer une carrière politique. Pline parle du fils comme un Vestricius Cottius, provenant du nom de sa mère, CottiaAnnette Flobert, Lettres de Pline, Flammarion, 2002, 129-130, « Lettre III, 10 - À Vestricius Spurinna et à Cottia ».Pline le Jeune, Lettres, III, 10., un exemple du fait que les fils préservent aussi bien les noms maternels que paternels à l'époque impériale. Pline signale qu'on accorde à Cottius le même privilège qu'à son père, l'élévation d'une statue, et souligne que cet honneur est mérité selon lui, aussi bien à l'égard de son père et que pour ses propres mérites. Pline écrit d'ailleurs un livre sur Cottius.
Pline admire Vestricius Spurinna pour sa vie active mais ordonnée pour un septuagénaire. Il apprécie les conversations, la lecture et l'écriture, et les thermes romains. Son régime est simple mais bon, et il jouit de la plénitude de ses facultés, en restant à la fois physiquement et mentalement vigoureuxParkin, Old Age in the Roman World, 73–74..
Un Vestricius Spurinna général d'Othon
Pendant l'année des quatre empereurs, un Vestricius Spurinna est un des deux généraux d'Othon et commande les troupes sur le Pô pour faire face à des alliés de Vitellius venant de GauleTacite, Histoires, livre II, 11.Marcel Meulder, Revue belge de philologie et d'histoire, 1995, Bons et mauvais généraux chez Tacite, 83-84..
Spurinna occupe Plaisance avec trois cohortes prétoriennes, mille vexillaires et quelques cavaliers, lorsque le général adverse, Alienus Caecina, arrive avec des troupes de vétérans plus tôt que prévu. Selon Tacite, ses soldats se précipitent au combat en dépit de ses ordres de rester retrancher, mais finalement Spurinna réussit à faire entendre raison de ses troupesTacite, Histoires, livre II, 18-19.. Spurinna repousse plusieurs fois les assauts de son ennemi, qui abandonne le siègeTacite, Histoires, livre II, 21-22.. Othon est vaincu peu de temps après à la bataille de Bedriac et se suicide, laissant l'Empire à Vitellius, qui sera vaincu au même endroit six mois plus tard, amenant l'avènement de la dynastie des FlaviensTacite, Histoires, livre II, 33-34..
Aucune source n'indique que ce Vestricius Spurinna est le Titus Vestricius Spurinna futur consul et ami de Pline, hormis le PIR¹ datant de 1897. Annette Flobert, Lettres de Pline, dans son répertoire des personnages cités, ne fait aussi qu'un des deux personnagesAnnette Flobert, Lettres de Pline, Flammarion, 2002, 493..
Annexes
Bibliographie PIR¹ V 308
Notes
Références
Catégorie:Consul romain du Ier siècle Catégorie:Consul de l'Empire romain Catégorie:Date de naissance incertaine (Ier siècle) Catégorie:Date de décès incertaine (IIe siècle) Catégorie:Gouverneur romain de Germanie inférieure