Montignac-le-Coq (Montinhac en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie Localisation et accès Montignac-le-Coq est une commune du Sud Charente, située non loin du département de la Dordogne, à au nord d'Aubeterre et au sud d'Angoulême.

Montignac est aussi à au sud-est de Montmoreau, à l'ouest de Verteillac, au nord-ouest de Ribérac et au nord-est de ChalaisDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.

La route départementale D 709 de Montmoreau à Saint-Séverin et Ribérac traverse la commune, ainsi que la D 19 qui va au nord vers Angoulême en empruntant la ligne de crête. La D 78 traverse le bourg en direction d'AubeterreCarte IGN sous Géoportail.

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits La commune compte de nombreuses fermes et de petits hameaux, comme Labreuille au sud-est, Servolle, les Loges et les Rides à l'ouest, le Cadusseau au nord du bourg, etc. La mairie est située près du bourg à la Croix du Cadusseau.

Communes limitrophes

Géologie et relief Géologiquement, la commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud du département de la Charente. On trouve le Campanien, calcaire crayeux, sur toute la surface communale. La crête à l'extrême nord de la commune (Bel-Air) est recouverte de dépôts du Tertiaire composés de galets, sables et argiles, propice aux bois de châtaigniersVisualisateur Infoterre, site du BRGMCarte du BRGM sous Géoportail ..

Le territoire communal est assez vallonné et compose la Champagne charentaise qui s'étend entre le sud de Cognac et le Périgord blanc.

La commune occupe le versant oriental de la vallée de l'Auzonne, et les hauteurs sont regroupées à l'est et au nord. La ligne de crête séparant la vallée de l'Auzonne de celle de la Lizonne fait la limite orientale de la commune. Le point culminant est à une altitude de , situé sur la limite communale avec Salles et Juignac au nord. Le point le plus bas est à , situé le long de l'Auzonne en limite sud. Le bourg, perché sur un promontoire, est à d'altitude.

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Montignac-le-Coq. La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par l'Auzonne, et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..

La commune est sur le bassin versant de la Dordogne, comme une grande partie du Sud Charente. L'Auzonne, qui se jette dans la Dronne entre Laprade et Nabinaud, borde la commune à l'ouest.. De nombreux petits ruisseaux affluents de l'Auzonne naissent et parcourent le territoire communal, qui comporte aussi quelques sources et fontaines, comme la Font Cuve, la Font Neuve, la Fontbureau, ainsi que quelques retenues d'eau.

Gestion des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martial-Viveyrol à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Montignac-le-Coq est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,3 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), forêts (14,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Montignac-le-Coq est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Montignac-le-Coq. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 96,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 98 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992, 1993, 1999 et 2013. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005, 2010 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie Les formes anciennes sont Malniaco, in villa quae dicitur Malniaco Monte Galliniaco vers le , Montanhac en 1270.

Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romaine, fondée sur l'anthroponyme Mallonius auquel est apposé le suffixe -acum, c'est-à-dire *Malloniacum (Malniaco vers le ) au sens de « domaine de Mallonius ». Le nom dérive aussi du latin mons (colline), et d'un nom de personne Gallinius (Lecoq) avec le suffixe -acum. L'introduction de Malniaco entre Monte (mont) et Galliniaco, a provoqué, par suite de la chute du M de Malniaco, la formation du nom de Montignac-le-Coq. Gallinius est la traduction savante de Lecoq, autrefois Lecoc, du bas latin d'origine gauloise coccum « coq »Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928.

Au , la paroisse est cartographiée Montignac le CocqCarte de Cassini, visualisable sous GéoportailEn Charente, il y a aussi Montignac-Charente, et Montigné au nord de la ligne des noms en -ac / -é,-ey,-ay,-y qui coupe la France d'est en ouest. Voir aussi Juillac-le-Coq, près de Segonzac..

Limite linguistique La commune est dans le domaine occitan, et marque la limite avec la langue d'oïl (à l'ouest). Elle se nomme Montinhac'' en occitan ..

Histoire Sous l'Ancien Régime, Montignac-le-Coq était une paroisse de l'Angoumois, alors que Palluaud était dans le diocèse de Périgueux.

Au , on pouvait remarquer au Rigalaud, propriété viticole au sud du bourg, un tonneau pouvant contenir au moins . Ce tonneau a été vendu et démoli en 1910.

Politique et administration vignette|center|La mairie en 2014.|alt= Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Montignac-le-Coq, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..