Saint-Médard est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).
Géographie Localisation et accès Saint-Médard est une commune située à au nord de Barbezieux.
Elle est limitée au sud-est par la route nationale 10 d'Angoulême à Bordeaux, elle est à au sud-ouest d'Angoulême et à au sud-est de CognacDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.
La route départementale 1 passe à l'ouest de la commune. Nord-sud, elle va de Barbezieux à Segonzac. Le bourg est seulement traversé par la , route est-ouest qui longe le Né qui limite la commune au nord et contourne BarbezieuxCarte IGN sous Géoportail.
Il faut aussi noter l'ancienne voie ferrée de Châteauneuf à Montguyon, aménagée en une voie verte depuis 2004. Elle passe par Barbezieux, Baignes, Chevanceaux, et s'arrête à Clérac, peu après Montguyon, pour faire place à la voie ferrée qui continue jusqu'à Saint-Mariens en Gironde. Côté Châteauneuf, la prolongation est à l'étude et le goudron s'arrête à Viville...
Hameaux et lieux-dits L'habitat est assez dispersé, et de nombreux hameux et fermes composent la commune : les Hâtiers, Chez Chéty, la Roche, la Ballangerie, le Maine Merle, etc.
Le bourg de Saint-Médard lui-même est assez petit.
Communes limitrophes
Géologie et relief La commune est occupée par le Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux, qui occupe une grande partie du Sud Charente. Les vallées (Beau et Né) sont occupées par des alluvions récentes du QuaternaireCarte du BRGM sous GéoportailVisualisateur Infoterre, site du BRGM . ..
La commune est à environ d'altitude et le relief est celui d'une plaine. Son point culminant est à une altitude de , situé sur la bordure orientale le long de la route nationale 10 au sud de chez Chéty. Le point le plus bas est à , situé à l'extrémité nord-ouest le long du Né. Le bourg, édifié au bord du Beau, est à d'altitude.
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par le Né, le Beau, et par deux petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..
La commune est limitée au nord par le Né, affluent de la Charente. Elle est traversée par le Beau, affluent du Né sur sa rive gauche, et qui passe au bourg.
Gestion des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente.. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Segonzac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Végétation Peu de bois occupent la commune, qui est surtout agricole (céréales et vignes), ainsi que les prairies des vallées du Né et du Beau.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Médard est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Barbezieux-Saint-Hilaire, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,5 %), zones agricoles hétérogènes (35,6 %), prairies (7,5 %), forêts (6,1 %), cultures permanentes (5,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Médard est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Médard. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1987 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Le nom est attesté sous la forme Sanctus Medardus en 1271.
Saint Médard était évêque de Noyon, mort en 545, et qui a donné son nom à une vingtaine de communes du Sud-Ouest. Voir aussi en Charente Saint-Médard-de-Rouillac, ancienne commune aujourd'hui fusionnée à Auge-Saint-MédardDans le reste de la France, les noms des communes de Saint-Marc (la plupart), Saint-Mard, Saint-Méard, Saint-Merd, Saint-Mézard dérivent aussi de ce même saint Médard.. La commune s'est alors parfois appelée Saint-Médard-de-Barbezieux.
Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement Lenclos, Lanclaux ou L'Enclos.
Histoire Sur la commune, l'archéologie aérienne a révélé de nombreux fossés protohistoriques (Font Garnier, Bois Vinet, Champ Chevalier, les Hautes Guillonnes, les Planches, les Basses Guillonnes, Chez Roux). Des sites à tegulae témoignent aussi d'une occupation gallo-romaine (Chez Roux, le Maine à Piget, Prés Roinsards).
Entre 1872 et 1938, la commune était desservie par la ligne ferroviaire de Châteauneuf à Saint-Mariens (reliant Angoulême à Barbezieux), et une halte était située près du bourg.
Au début du , l'industrie dans la commune était représentée par deux moulins à blé, l'un situé à la Roche, sur le Né, et l'autre à Montville, sur le Beau. L'exploitation agricole des Guéris, dans l'ouest de la commune, était une ferme modèle datant de la seconde moitié du , incorporant une laiterie.
Administration vignette|center|La mairie de Saint-Médard.|alt=
Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 31,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 30,4 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,62 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,59 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie Agriculture La viticulture est une activité importante de Saint-Médard, qui est située en Petite Champagne, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac ..
Certains producteurs vendent cognac, pineau des Charentes et vin de pays à la propriété.
Équipements, services et vie locale
Lieux et monuments vignette|redresse|L'église.|alt= L'église paroissiale Saint-Médard remonte au . Elle a été remaniée au (façade et chapelle sud) et des travaux de maintenance au .
Personnalités liées à la commune Élie Vinet (1509-1587) humaniste de la Renaissance, est né au hameau des Planches. Jean-Pierre Augustin (1944-2022), géographe français, né à Saint-Médard.
Notes et références Notes et cartes Notes
Cartes
Références
Voir aussi Articles connexes Liste des communes de la Charente