vignette|redresse=1.3|Les Premières dames de réunies au Metropolitan Museum of Art de New York, le . vignette|redresse=1.3|« Photographie de famille » de six Premières dames lors du du G8 au Japon, en . De gauche à droite : Margarida Sousa l’épouse du président de la Commission européenne, Laureen Harper l'épouse du Premier ministre canadien, Kiyoko Fukuda l'épouse du Premier ministre japonais, Laura Bush la Première dame américaine, Sarah Brown l'épouse du Premier ministre britannique et Svetlana Medvedeva la Première dame russe. vignette|redresse=1.3|Les conjoints de plusieurs chefs d'État de pays membres de l'OTAN, en au château royal de Laeken en Belgique. Au premier rang, de gauche à droite : la Première dame française Brigitte Macron, la Première dame turque Emine Erdoğan, la Première dame américaine Melania Trump, la reine Mathilde de Belgique (centre), l'ambassadrice de Norvège en Belgique et épouse du secrétaire de l'OTAN Ingrid Schulerud, la Première dame bulgare Desislava Radeva et la compagne du président du Conseil européen Amélie Derbaudrenghien. Au second rang (de gauche à droite) : Gauthier Destenay, mari du Premier ministre luxembourgeois, l'épouse du Premier ministre slovène Mojca Stropnik (centre) et l'épouse du Premier ministre islandais Thora Margret Baldvinsdottir. On appelle de manière générale Première dame l'épouse d'un chef d'État ou de gouvernement.

À l'origine, il concernait uniquement la Première dame des États-Unis (en anglais ), laquelle, en tant que conjointe du président américain assuma très tôt un rang protocolaire précis. Au cours du , avec le nombre grandissant de démocraties parlementaires, les épouses des présidents n'ont d'abord pas eu de titre défini, bien que le protocole leur garantissait une place lors des réceptions officielles, calquant en cela le modèle qui prévalait dans les monarchies avec les reines consorts. Au fur et à mesure, s'inspirant du modèle américain, la presse à sensation a adopté le terme de « Première dame », sans pour autant que celui-ci ait une réalité officielle et que donc les États soient effectivement responsables. La plupart du temps, l'épouse d'un chef d'État n’est donc invitée qu'en tant que conjointe, bien que certains pays emploient officiellement le terme de « Première dame ». Le rôle accru des médias et la peopolisation de la vie politique a depuis néanmoins beaucoup accru ce qui s'apparente davantage à un rôle public.

À la fin du , où un plus grand nombre de femmes accèdent au pouvoir et où l'homosexualité est mieux tolérée, s'est posée la question de savoir comment désigner l'époux d'une cheffe d'État, ou d'un chef d'État homosexuel : l'expression de « Premier monsieur » est ainsi parfois employé pour celui-ci, .

Il n'existe pas de définition arrêtée du rôle de la Première dame, cette institution n'étant officielle que dans un nombre réduit de pays. Néanmoins, celle-ci bénéficie généralement d'une équipe au sein de l'administration présidentielle, et mène des actions relativement encadrées, ayant trait notamment à l'humanitaire, la santé ou l'éducation. Elles sont également présentes lors des dîners et réceptions officielles et dans la plupart des voyages d'État, étant même associées aux sommets internationaux où des programmes spéciaux sont prévues pour elles. Si officiellement leur statut n'est pas une fonction publique officielle, certaines Premières dames ont néanmoins participé à prendre des décisions, à faire campagne pour leur mari, à jouer de leur image pour servir celui-ci, voire pour certaines à mener une vie politique indépendante en parallèle ou après le départ du pouvoir de leur conjoint. Evita Perón était un élément clé du dispositif politique du péronisme.

Historique Des monarchies aux États-Unis vignette|redresse=1.1|Les Premières dames Yvonne de Gaulle (France) et Wilhelmine Lübke (Allemagne de l'Ouest) en 1968. Le terme « Première dame » désignerait historiquement le premier personnage féminin dans l'ordre protocolaire monarchique, par exemple : l'impératrice, la régente ou bien l'épouse du souverain, par exemple en France celle de Louis XIV, Françoise d'AubignyCamille Rousset, Histoire de Louvois et de son administration politique et militaire, 1863, 385 Émile Bégin, Histoire de Napoléon, de sa famille et de son époque, 1853, 228 Julien Sigari, « Première dame : quel statut dans les autres pays occidentaux ? », lepoint.fr, 11 mai 2017.. Elle peut avoir des attributions protocolaires, même si elle ne dispose d'aucun titre officiel. .

Lors de la création des États-Unis, à la fin du , les rédacteurs du protocole de la Maison-Blanche à la monarchie britannique le terme pour désigner par « First Lady » l'épouse du président des États-Unis d'Amérique et lui octroyer un titre officiel, bien qu'il ne soit pas inscrit dans la Constitution. La loi du , sous la présidence de Jimmy Carter, accorde à la Première dame une équipe de 12 personnes comprenant un chef de cabinet, un attaché de presse ou encore un conseiller spécial).

« Première dame » n'est généralement pas un titre officiel pour les autres républiques que les États-Unis, les conjoints n'ayant ni titre ni mandat électif, bien que ceux-ci soient conviés aux rencontres diplomatiques. Avec le temps, les chefs d'État se succédant, et , le terme « Première dame » fut utilisé pour désigner la conjointe de tout chef d'État (ou chef de gouvernement en régime parlementaire) qu'elle dispose ou non d'attributions protocolaires.

En France, l'appellation de « Première dame » n'est pas officielle. et le protocole du palais de l'Élysée ne reconnaît pas officiellement la conjointe, bien qu'elle soit conviée aux réceptions et déplacements officiels. En effet, cela fait partie de la . Néanmoins, depuis Danielle Mitterrand, Première dame de 1981 à 1995, la conjointe du président dispose d'avantages en nature (bureau, cabinet, secrétariat et services généraux), mais le détail du budget de la présidence n'est pas rendu public pour favoriser son indépendance. Les services de presse de la présidence et les médias en général la mise en lumière de la conjointe du président.

Quand ce n'est pas l'épouse vignette|redresse=1.1|Jóhanna Sigurðardóttir, Première ministre d’Islande (troisième en partant de la gauche), accompagnée de son épouse Jónína Leósdóttir (à gauche) lors d’une visite officielle en Slovénie, rencontrant le président slovène Danilo Türk et sa femme Barbara, en . La Première dame l'épouse du chef de l’État en titre. Dans certaines monarchie, l'épouse du Premier ministre est désignée par ce terme. Dans le cas où le président n’a pas d'épouse, que celle-ci ne souhaite pas porter cette charge ou qu’elle soit décédée, c’est un autre membre de sa famille qui est responsable, par exemple Madame Nhu au Vietnam dans les années 1950 et 1960 alors que son beau-frère Ngô Đình Diệm était président, ou Keiko Fujimori au Pérou sous le mandat de son père Alberto Fujimori dans les années 1990. La présidente de Corée du Sud Park Geun-hye de Première dame de Corée sous la présidence de son père Park Chung-hee, après l'assassinat en 1974 de l'épouse de celui-ci et mère de Geun-hye. En Italie, si le président de la République est veuf et s'il a une fille, cette dernière est conviée à accompagner le chef de l'État pour les grandes occasions ; c'est le cas de l'actuelle Première dame italienne, Laura Mattarella.

En France, Valérie Trierweiler, compagne non mariée du président François Hollande, était qualifiée de Première dame de France« Valérie Trierweiler, de journaliste à Première dame », francetvinfo.fr, 15 mai 2012., jusqu'à leur séparation en ; les médias américains l’appelaient alors la « First girlfriend » (« Première petite-amie »). De toute manière en France, la qualification de Première dame n'est qu'une commodité de langage, la compagne du président n'ayant pas de rôle officiel. encadré par des textes légaux.

En Allemagne, l'ancien président de la République fédérale, Joachim Gauck, était encore marié quand il fut élu en 2012 mais, étant séparé de son épouse depuis 1991, c'était sa compagne, Daniela Schadt, qui accompagnait le chef de l'État dans le cadre de ses fonctions ; que le « couple présidentiel » n'est pas marié dans ce pays.

Les cas où le chef de l’État ou du gouvernement est une femme sont rares : Joachim Sauer, époux de la chancelière allemande Angela Merkel, apparaît ainsi rarement dans les médias et n’exerce pas vraiment de rôle public. Jóhanna Sigurðardóttir, Première ministre d’Islande entre 2009 et 2013 est la première cheffe de gouvernement ouvertement lesbienne ; elle vit en couple avec la femme de lettres Jónína Leósdóttir.

Rôles et obligations vignette|redresse=1.1|Les épouses des dirigeants du G20, dont Carla Bruni et Michelle Obama en 2009.

Il n’existe pas de définition claire du rôle des Premières dames, celui étant ou non officiel, ou non encadré par la législation en vigueur dans tel ou tel pays et dépendant du souhait de l’intéressée de remplir ce rôle. Néanmoins, certaines similitudes permettent de dresser une liste de ses activités : engagements caritatifs, défense d’associations et de bonnes œuvres, ayant souvent trait à l'humanitaire, la santé ou l'éducation ; création d’associations ; inauguration d’écoles, d’hôpitaux ou de centres d’aides ; présence lors de dîners officiels et de sommets internationaux, où un programme pour les Premières dames est parfois prévu (Denis Thatcher avait droit à un programme à part lors de ces sommets).

Aux États-Unis, les Premières dames s'engagent généralement sur des sujets associatifs et humanitaires, comme Lady Bird Johnson sur l'environnement, Hillary Clinton sur la santé., Laura Bush sur l'éducation, ou encore Michelle Obama sur l'obésite.

Les Premières dames bénéficient généralement d’un service détaché de l’administration, leur fournissant un cabinet politique, secrétaire, chauffeur et assistants. Elles ont également un bureau dans le palais présidentiel, aux États-Unis dans la Maison-Blanche, et en France dans le salon bleu du palais de l'Élysée, depuis . Il arrive qu’une rubrique sur le site Internet de la présidence leur soit dédié, ou qu'elles aient un site propre, comme aux États-Unis., en France., en Côte d’Ivoire. ou en Haïti..

La Première dame n'a aucune obligation., néanmoins, bien que son rôle ne soit pas toujours défini officiellement, , du moins un devoir de retenue, comme tous les conjoints de dirigeants publics. Ceci l’empêche de prendre publiquement position pour des causes contraires à la politique du président (ou du chef de gouvernement) ou à son image, quitte à en altérer la popularité. Par exemple, l’« affaire du Tweetgate » impliquant la Première dame Valérie Trierweiler en 2012 a suscité des tensions. jusque dans le camp du président François Hollande, et amené sa compagne à se faire temporairement plus discrète, avant de s'inscrire dans la tradition du rôle de Première dame en France.

En marge des sommets internationaux, des déplacements sont parfois prévus pour les Premières dames, comme lors du sommet de l'OTAN à Bruxelles le , avec la visite d'une boutique de maroquinerie puis d'une réception au château de Laeken avec le couple royal belge. Brigitte Macron et Melania Trump y participent notammentÉmilie Cabot, « Quand Brigitte Macron rencontre Melania Trump », parismatch.com, 25 mai 2017.. Pour la première fois, un homme (Gauthier Destenay, le mari du Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel), pose lors de la photographie des « Premières dames »« Pour la première fois, le compagnon d'un dirigeant pose avec les « Premières dames » au sommet de l'Otan », liberation.fr, 26 mai 2017..

Influence politique vignette|redresse=1.1|L'épouse de l’émir du Qatar Moza bint Nasser Al Missned s’exprimant à la tribune du forum annuel de l’Alliance des civilisations, à Rio de Janeiro, au Brésil, en .