Walt Disney Records est une société filiale de la Walt Disney Company, rattachée au Disney Music Group qui distribue les productions musicales de Disney. Elle est connue pour éditer de très nombreuses compilations de ses films d'animation (Cf. Walt Disney Pictures). Le marché américain est beaucoup plus saturé que l'européen car en plus des films d'animation Disney édite les productions télévisées et des artistes populaires depuis les années 1950 avec le Mickey Mouse Club. Des artistes comme Annette Funicello, Ricky Martin et Christina Aguilera sont issus des productions Disney.

Le label a d'abord été lancé sous le nom de Disneyland Records en 1956 et a pris son nom actuel en 1989 en fusionnant avec Buena Vista Records. Mais Walt Disney avait déjà lancé trois autres labels entre 1949 et 1956.

Depuis plusieurs années Radio Disney aux États-Unis et Capital Disney au Royaume-Uni diffusent les titres du catalogue Walt Disney Records.

La société est répartie comme suit : Disney Music Group (ex-Buena Vista Music Group) comprend Walt Disney Records anciennement nommé Disneyland Records et Buena Vista Records avec comme filiale la Wonderland Music Company la Walt Disney Music Company

Historique

La musique est depuis le court métrage d'animation de Mickey Mouse Steamboat Willie (1928) un élément important des productions Disney en s'intégrant aux films Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . Que ce soit dans les Silly Symphonies basées sur la musique ou dans Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) la musique est omniprésente.

La première production Disney à avoir été commercialisée, sous la forme de partition musicale est le thème Minnie's Yoo Hoo en 1930.

1934-1948 : Les années RCA

Les premiers enregistrements des chansons de Disney sont édités en 1934 par RCA Victor. Ce sont des enregistrements de Frank Luther et son orchestre réalisés en novembre 1933 sur les thèmes musicaux des premiers Mickey Mouse et Silly Symphonies, dont Qui a peur du grand méchant loup ? issu des Trois Petits Cochons (1933).

En 1935 et 1936, c'est en Angleterre que les musiques de Disney sont produites principalement par Decca Records et Gramophone qui éditent les extraits des courts métrages.

En 1937, RCA signe un contrat pour distribuer aux États-Unis les éditions de Gramophone. Des versions espagnoles pour le marché mexicain sont même réalisées sous le label RCA Bluebird. La même année la sortie du film Blanche-Neige et les Sept Nains est accompagnée de trois disques de RCA avec une mention "avec les personnages et effets sonores du film". Ce premier long métrage animé est aussi le premier long métrage animé à avoir un disque de bande originale.

En 1940, RCA édite la bande originale du film Pinocchio et c'est le premier disque avec la mention "original soundtrack" (bande originale).

1949-1955 : Les labels d'édition musicale En 1949, Walt Disney crée Buena Vista Records avec comme filiale la Walt Disney Music Company (créée le Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, ) affiliée à l'American Society of Composers, Authors and Publishers (ASCAP) pour publier des productions musicales, similaire à Buena Vista Distribution filiale cinématographique créée en 1953. Son premier directeur est Fred Raphael mais en raison du manque de succès de 20 titres successifs, Roy décide de nommer Jimmy Johnson à sa place dès 1950. James Alexander Johnson Jr, surnommé Jimmy, a été embauché en comme assistant pour la publicité auprès de Roy Tim Hollis & Greg Ehrbar, Mouse Tracks : The Story of Walt Disney Records, à 10. Il est nommé directeur de Walt Disney Publications, société récemment créée par Roy pour départager les productions non cinématographiques du merchandising (géré par Walt Disney Entreprises). La société chapeaute ainsi Buena Vista Records et donc de la Walt Disney Music Company. Johnson restera le directeur direct ou indirect des Disney Records pendant 20 ans.

En 1951, Walt Disney crée une autre filiale de Buena Vista Records, la Wonderland Music Company affiliée elle à la Broadcast Music Incorporated (BMI) concurrente de l'ASCAP. La société phonographique Decca Records contacte Disney pour éditer la musique du film en 78 tours et 45 tours avec des chansons interprétées par Ginger Rogers mais en raison du mauvais résultat du film l'album n'a jamais été produit Tim Hollis and Greg Ehrbar, Mouse Tracks: The Story of Walt Disney Records, . En 1952, Lucien Adès obtient une licence pour publier des disques racontant les histoires de Disney en France Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Jimmy Johnson précise que ce type d'offre n'a été proposé aux États-Unis que plusieurs années plus tard et fut un succès phénoménal.

Entre 1952 et 1955, Walt Disney décide que la section Main Street, USA du parc Disneyland alors en construction devait contenir une vieille boutique de disques et il demande à Jimmy Johnson de développer le projet Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . La Wonderland Music Store a ouvert avec le parc le sur la droite de Town Square et présentait un orgue Wurlitzer dans une vitrine.

1956-1988 : Disneyland Records, production interne thumb|150px|Logo de Disneyland Records. Au printemps 1955, Robert O'Brian, président d'ABC-Paramount rencontre Roy Oliver Disney pour évoquer les relations entre ABC et Walt Disney Productions dont le succès de la série Davy Crockett (1954) Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . O'Brian évoque la création prochaine d'un label ABC et demande à Disney le nom d'une personne capable de gérer cette filiale. Roy Disney convoque Jimmy Johnson, responsable de Walt Disney Publications chargé de l'édition musicale qui conseille Sam Clark, plus tard embauché pour le poste Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Un contrat est par la suite signé entre Disney, Golden Records et ABC pour les musiques issues de l'émission The Mickey Mouse Club, le premier fournissant les chanteurs, le second les masters et ABC assurant la distribution via son nouveau label. Mais Golden s'est rapidement retiré et au bout d'un an, le studio Disney a assuré lui-même la production des masters puis la distribution au travers d'un label interne Disneyland Records.

En 1956, Walt Disney crée le label Disneyland Records encouragé par le succès de la musique de Davy Crockett afin d'éditer des disques. Ce label permet au studio de produire lui-même l'album d’Alice au pays des merveilles annulé par Decca en 1951. Mais ce support est mal adapté pour les musiques du films nombreuses parfois courtes, sans début ou fin précis donnant un aspect fragmentaire à l'album Tim Hollis and Greg Ehrbar, Mouse Tracks: The Story of Walt Disney Records, . La solution pour résoudre ce problème a été l'enregistrement d'une nouvelle piste sonore, technique banalisée pour les musiques issues du monde télévisuel ou cinématographique sous le terme « d'enregistrement studio » ou « seconde troupe. » Dans cet album c'est l'actrice et mouseketeer Darlene Gillespie qui chante les trois solos d'Alice. Tim Hollis et Greg Ehrbar indiquent que normalement ce type d'albums sont vendus moins cher dans le commerce mais pour Alice cela ne fut pas le cas. La ressortie du film Mélodie du Sud en 1956 offre l'occasion au label Disneyland Records nouvellement créé d'éditer un disque des musiques du film, qui n'existait pas hormis un disque pour enfant avec narration publié par Capitol Records Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Cette adaptation-sélection musicale est la première réalisée par Tutti Camarata, engagé comme producteur et directeur artistique du label. La même année, la ressortie du film Pinocchio a été l'occasion d'éditer des disques racontant l'histoire du film, rapidement suivi par ceux d'autres productions Tim Hollis & Greg Ehrbar, Mouse Tracks : The Story of Walt Disney Records, Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Le premier film Disney à avoir sa bande originale publiée par Disneyland Records est Sur la piste de l'Orégon Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, , les précédents disques étant des ressorties ou des productions télévisuelles. Dès 1956, soutenu par le représentant local et éditeur de comics Walter Arthur Granger, EMI Australia et HMV New Zealand deviennent les premières licences internationales de Disney Records Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, .

Toutefois dès l'automne 1957, la société est en difficulté financière Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Les mauvais résultats provoquèrent en le départ d'Al Latuaska ancien directeur de Capitol Records engagé pour lancer le label Disneyland Records Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Durant les six premiers mois de l'année 1958, Jimmy Johnson assure lui-même le démarchage des distributeurs indépendants au travers des États-Unis et découvre une situation désastreuse avec près de de disques invendus Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . De 1957 à 1959 le label perd de l'argent et un conflit émerge entre Walt Disney qui préférerait dépenser l'argent dans les productions cinématographiques et Roy Disney qui voit dans le label une bonne diversification. De son côté, sur les conseils de Walt Disney qui avait refusé la proposition de fonder son propre studio d'enregistrement, Toots Camarata achète un ancien magasin de pièces de réparation pour voitures sur Sunset Boulevard à Hollywood et le transforme en studio nommé Sunset Sound Recorders Tim Hollis and Greg Ehrbar, Mouse Tracks: The Story of Walt Disney Records, .

La conséquence de ces mauvais résultats est une réorganisation des productions phonographiques avec la suppression des albums destinés aux adultes vendus à , l'augmentation des disques pour enfants vendus eux à et le lancement de nouveaux produits destinés à un public plus jeune avec des pochettes identifiables pour la jeunesse. En 1959, la série Storyteller Series est lancée proposant des livres d'histoires avec une bande sonore. Cette série comprend alors le disque et un livre de 12 pages en couleur avec des illustrations issues du film au prix de Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Un élément inoubliable de la série est la voix de la Fée Clochette au début de chaque histoire.

Une conséquence de la réorganisation est que le label Disneyland Records devient uniquement orienté pour les enfants, il est donc nécessaire de créer un autre label, Buena Vista Records pour les autres productions dont les chansons d'Annette Funicello Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Le label Disney produit en 1959 son premier disque qui s'éloigne un peu du répertoire des films Disney ou du parc Disneyland, interprété par Cliff Edwards Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, mais Edwards reste la voix de Jiminy Cricket dans Pinocchio (1940). Ces répertoires cinématographiques et télévisuels ne permettent pas d'approvisionner un label à plein temps et rapidement la décision est prise d'ajouter des artistes. Parmi les disques sorties dans les premières années, Jimmy Johnson cite deux albums de musique western de Stan Jones, un album pop de Mary Martin et un album de Jan Clayton.

En 1961, l'album Dance Annette marque la première utilisation par le studio-label Disney des vidéocassettes pour la promotion télévisuelle Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Six des clips vidéos ont été tournés la même matinée au Samuel Goldwyn Studio.