Marthe Dupuy (Blois, - Paris, Archives du Loir-et-Cher, cote 1MIEC18-R6, acte de naissance n°119 dressé le 17/04/1871 avec mention marginale de décès, vue 184 / 683) est une poétesse française.

Biographie Marthe Dupuy est née le à Blois, ville à laquelle elle a dédié un poèmeBlois, ma ville. Elle reste orpheline de père avant ses dix ansArchives de Paris, acte de décès n°383 d'Alexandre Édouard Dupuy, dressé le 17/03/1879 au 9 arrondissement, vue 19 / 31. Après sa réception du prix Sully-Prudhomme, elle répond à Paul Hervier de La Presse : Anthologie de la Société des poètes françaisMérovée sur le pavois. Pensionnaire à l'âge de neuf ans, elle vit à Blois avec sa mère, puis après ses études à Paris (elle ira au Collège de France) elle gagne sa vie comme elle peutMarthe Dupuy par elle-même. Elle disait d'elle-même Le Figaro Mercredi 29 juin 1904 Elle est inspirée par sa ville de naissance et écrit des œuvres à l'atmosphère tranquille et dont la forme la rapproche du style parnassien.

Elle remporte le prix Sully-Prudhomme en 1904 grâce à son ouvrage L'Idylle en fleur. Elle y décrit des paysages qui rappellent le thème du locus amoenus. Ses œuvres évoquent le bonheur et l'amour idéalisés, mais aussi l'amour à travers la souffrance, qui est plus présent dans son second recueil, La volupté de souffrir (1906). Elle expose sa souffrance et sa douleur dans les dernières œuvres de sa vie, et est comparée à Marceline Desbordes-Valmore.

En 1951, elle reçoit le prix Saint-Cricq-Theis de l’Académie française pour Du Fond des Abîmes.

Elle meurt dans le 13e arrondissement de Paris, le .

Prix et distinctions Prix Sully Prudhomme (1904) pour L'idylle en fleurs, qui lui vaut des critiques plus ou moins amènes Journal des débats politiques et littéraires 29 06 1904Le mouvement littéraire"Vient de paraître" : notes de critique littéraire (1906) Paul Reboux . Prix Saint-Cricq-Theis de l'Académie française en 1951 pour Du fond des abîmesAcadémie française.

Œuvres .

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Un poème Lorsqu'on aura baissé ma dolente paupière, Tu commenceras à m'aimer. D'une voix grave ainsi qu'une oraison dernière Tu chercheras à ranimer

Ma bouche sans sourire, et mon front sans pensée Émacié par les douleurs. Mais il sera trop tard. Impassible et glacée Je dormirai, parmi les fleurs ;

Et l'air sera très doux, et ce sera très triste. Tu caresseras mes cheveux, Près de la tempe, avec un linge de batiste, En me murmurant des aveux.

Et puis l'on te dira: « Retirez-vous, c'est l'heure Où le prêtre va la bénir, » Alors tu crieras « Non Pas encore ! Demeure, Ô toi que j'ai tant fait souffrir

Réponds-moi, mon enfant, n'est-ce pas que tu dors » Et mes lèvres resteront closes ; Et tu t'éloigneras, courbé par le remords, Et je m'en irai sur les roses.

Notes et références

Liens externes

Notice par Alphonse Séché, suivie de quelques poèmes

Catégorie:Poétesse française du XXe siècle Catégorie:Naissance en avril 1871 Catégorie:Naissance à Blois Catégorie:Décès dans le 13e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mai 1958 Catégorie:Décès à 87 ans