Le canton de La Chapelle-la-Reine est une ancienne division administrative française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France.

Composition thumb|right|Les communes du canton de La Chapelle-la-Reine Le canton de La Chapelle-la-Reine regroupait 18 communes jusqu'en : Achères-la-Forêt, habitants Amponville, 366 habitants Boissy-aux-Cailles, 328 habitants Boulancourt, 361 habitants Burcy, 162 habitants Buthiers, 772 habitants Fromont, 238 habitants Guercheville, 292 habitants La Chapelle-la-Reine, habitants Larchant, 738 habitants Le Vaudoué, 765 habitants Nanteau-sur-Essonne, 431 habitants Noisy-sur-École, habitants Recloses, 703 habitants Rumont, 128 habitants Tousson, 394 habitants Ury, 851 habitants Villiers-sous-Grez, 784 habitants

Géographie thumb|left|Paysage en limite de forêt

Au nord et à l'est, la frontière naturelle est la forêt, celle de Fontainebleau (forêt domaniale) et celle de la Commanderie (commune de Villiers-sous-Grez) à l'est. À l'ouest, la rivière Essonne borde le canton et le département. Seul un petit cours d'eau prend sa source dans le canton : l'Ecole.

La partie centrale du canton est située sur un plateau d'une altitude moyenne de ( à la Chapelle-la-Reine, à Burcy, le plus haut point). Ce plateau est une partie d'une langue qui vient du sud du canton et meurt dans la forêt de Fontainebleau, au nord. De part et d'autre de ce plateau, il faudra descendre : le Loing à Nemours est à une altitude de et l'Essonne à Buthiers à . Le parc du château de Fontainebleau est à d'altitude.

Cette situation explique qu'il ait fallu creuser des puits très profonds et donc rares pour atteindre les nappes d'eau.

Ce canton est situé à l'extrémité sud-ouest du département de Seine-et-Marne. Il a des limites communes avec deux autres départements : le Loiret au sud-ouest et l'Essonne au nord. Bien qu'excentré, ce canton voit son chef-lieu distant de de la sous-préfecture de Fontainebleau et de de Melun, la préfecture de Seine-et-Marne.>>thumb|right|Sable de Fontainebleau

Géologie Cette région fait partie du Gâtinais et plus particulièrement du Gâtinais Français, cette partie qui appartient à l'Île-de-France. Cela lui confère des caractéristiques géologiques résultant de la présences de plusieurs mers.. - 65 millions d'années, la mer du Crétacé quittait la région en laissant d'épaisses couches de grès. - 55 millions d'années, des argiles parfois sableuses étaient apportées par un ensemble fluvial en provenance du Massif central. Entre -50 et -45 millions d'années, la mer envahit de nouveau la région. Elle dépose alors des formations calcaires. Ce type de dépôts se poursuit jusqu'à -35 millions d'années. Entre -34 et -28 millions d'années, un nouvel épisode marin dépose les sables de Fontainebleau. La transformation en grès, due à des variations du niveau de la nappe phréatique se produit et forme des chaos de grès, par la suite les périodes d'érosion se généralisent. Ces différentes couches sont particulièrement visibles aux fronts des carrières de sable qui est exploité pour fabriquer des verres de qualité. Lorsque, à la suite de l'érosion, les blocs de grès émergent, montant jusqu'à quelques dizaines de mètres, ils font la joie des varappeurs, par exemple au rochers de la dame Jouanne à Larchant. Lorsque les plaques de grès affleurent le sol, elles recueillent l'eau et si le réservoir ainsi formé est étanche il se forment des mares que l'on appelle des canches, C'est le cas du Marchais de Meung, à Achères-la-Forêt.

Histoire thumb|right|Dolmen dans la commune de Rumont

Ce canton fait partie du Gâtinais et plus particulièrement du Gâtinais français du fait de son rattachement à l'Île-de-France. Nemours et Château-Landon étaient les principales villes de cette partie du Gâtinais. Le chef-lieu du canton existait très certainement, comme bourg, dès le Alphonse Boulé, Notice sur le canton de la Chapelle-la-Reine (14 décembre 1878).

Il se composa, dans la première division départementale de la France de neuf communes. En l'an VIIIFelix Pascal, Histoire Topographique, politique, physique et statistique du département de Seine et Marne, 1836, y furent adjointes huit communes prises au canton de Beaumont que l'on supprima et trois communes au canton de Nemours. Cela porta à vingt le nombre des communes et des paroisses qui étaient rattachées au diocèse de Sens.

Le , Jacqueville fut regroupé avec la commune d'Amponville et Herbeauvilliers avec la commune de Buthiers. Le nombre de communes du canton est donc de 18 mais les 20 églises subsistent.

Une voie royale importante traversait ce canton: la route de Mézières (puis de Givet) à Orléans. Elle est devenue la route nationale RN152 puis maintenant la départementale D152. Entre Fontainebleau et Malesherbes, cette route traversait peu de villages à l'exception de Ury, la Chapelle-la-Reine et Mainbervilliers, hameau de Boissy-aux-Cailles.

Une autre route Nord-Sud reliait Milly-la-Forêt à Nemours en traversant Noisy-sur-Ecole, le Vaudoué, La Chapelle, et Larchant. Enfin, une route reliait le chef-lieu de canton à Puiseaux (Loiret), en passant par Amponville. À l'exception de la route royale, très ancienne, qui fut élargie progressivement, les autres routes, autrefois des chemins, furent tracées définitivement puis construites au milieu du .

Représentation Conseillers généraux de 1833 à 2015 Liste des conseillers généraux successifs Période Identité Parti Qualité 1833-1842 Jean-François Lagarde Maire de Tousson (1826-1843) 1842-1848 Antoine Leroux PropriétaireMaire de La Chapelle-la-Reine 1848-1863 Achille Falcou. Ancien lieutenant d'état-majorPropriétaire à ParisMaire d'Ury puis de La Chapelle-la-Reine 1863-1870 Jules Driard(1808-1877) Propriétaire, maire de Rumont 1870-1906(démission). Ernest Pinguet RépublicainPropriétaire à Fontainebleau et à Paris 1906.-1940 Jacques DumesnilL'élection de M. Dumesnil, qui n'avait pas 25 ans en 1906, a été annulée. Il a été réélu le 24 mars 1907. Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k238940g/f3.zoom.langFR) Rad. puis Rad.ind.Avocat à la Cour d'AppelSous-chef de cabinet d'Aristide BriandMaire de Fontainebleau (1935-1945)Député (1910-1935) - Sénateur (1935-1940)Ministre (1917-1932)Président du Conseil Général, LarchantNommé membre de la commission administrative en 1941 puis conseiller départemental en 1943. 1945-1964 Henri Duval DVD(Rad.ind.)RPFChimiste, Maire de Boulancourt1964-1994 Raymond Pochon(1925-2000) DVDAgriculteur propriétaire-exploitantMaire de Boissy-aux-Cailles (1965-1992)1994-2015 Pierre Bacqué RPR puis UMPChef d'entrepriseMaire du Vaudoué (1989-2020)Élu en 2015 dans le Canton de Fontainebleau

Conseillers d'arrondissement (de 1833 à 1940)

Démographie

Évolution de la démographie"Joël POULAIN La Population de nos 18 communes du XVIIe au XXe siècle. Le Passé Présent n°7 Archives départementales de Seine-et-Marne, 16C16. 1665 (feux)1709 (feux) 1806 1851 1906 1954 1999 2007 Achères-la-Forêt ? 106 666 697 502 475 Amponville 50 65 355 390 349 265 301 366 Boissy-aux-cailles ? 45 332 437 349 241 271 328 Boulancourt 61 73 250 264 201 166 325 361 Burcy ? 72 318 342 275 185 178 162 Buthiers 69 69 285 444 529 525 645 772 La Chapelle-la-Reine ? 141 819 870 836 716 Fromont ? 62 405 397 298 186 157 238 Guercheville ? 70 290 386 297 200 233 292 Larchant ? 163 516 715 586 510 695 738 Nanteau-sur-Essonne 62 59 257 354 335 234 394 431 Noisy-sur-Ecole ? 108 532 599 505 546 Recloses ? 127 751 743 534 482 600 703 Rumont ? 32 259 262 222 158 124 128 Tousson ? 84 455 493 504 409 378 394 Avant 1841, les populations de Jacqueville et d'Amponville ont été additionnées ainsi que celles d'Herbeauvilliers et de Buthiers.

Ces chiffres montrent l'histoire et l'économie des deux derniers siècles de cette région. Jusqu'au milieu du , la population essentiellement tournée vers les travaux agricoles, se répartissait en fonction des surfaces de chaque commune. Pour de nombreuses raisons, dont la diminution de la mortalité infantile mais aussi l'intensification de l'agriculture, les populations ont augmenté jusqu'au milieu du . Puis vint la mécanisation des travaux agricoles et le chemin de fer qui amena des vins de meilleure qualité à Paris. La population diminua donc jusqu'à la deuxième moitié du , il y eut aussi trois guerres, elle remonta ensuite très fortement, jusqu'à aujourd'hui. Cela s'explique bien sûr par les moyens de transport moderne, une partie de la population préférant travailler dans les villes et habiter à la campagne. On constate d'ailleurs que les communes les plus éloignées des axes de communication et des villes, sont celles dont la population a continué à régresser. C'est le cas, par exemple de Fromont, Rumont et Burcy.

Économie thumb|left|Carrière de sable à Bonnevault

La première production du canton est l'agriculture. Les vignes autrefois très importantes ont disparu faisant place à de très grandes surfaces ouvertes. On y récolte des céréales (blé et orge), des oléagineux (colza et tournesol), des betteraves et des aliments pour le bétail. On trouve aussi un peu de culture maraichère. Les bois de la forêt de la commanderie à Villiers-sous-Grez, sont exploités mais de manière non intensive.

L'élevage y est insignifiant à l'exception d'un élevage caprin à Nanteau-sur Essonne, ovin à Guercheville. Les volailles de qualité ne sont pas élevées en batterie mais dans des fermes équipées pour l'élevage et la transformation.

Quelques haras font naître des chevaux qui sont vendus, en particulier lors des manifestations équines de Fontainebleau, mais qui vont aussi dans les centres équestres, par exemple à Achères-la-Forêt.

Les carrières de sable très fin, dit sable de Fontainebleau, sont exploitées à Larchant, et Amponville. Elles sont exploitées, à ciel ouvert, sur 30 à de profondeur, mais pas plus profond pour ne pas atteindre les nappes phréatiques qui sont assez profondes sous ce plateau. Ce sable est utilisé dans la région de Nemours, en particulier à Bagneaux où l'on en fait du verre. Une partie de ce sable est expédiée en France ou à l'étranger.

Il y a quelques petites industries ou entreprises : imprimeries, fabrication de peinture et d'enduit, cartons, chaudronnerie... Elles sont principalement concentrées à la Chapelle-la-Reine.

À l'exception d'un petit centre commercial, les commerces de proximité sont peu nombreux en raison du voisinage de trois villes de taille moyenne.

Patrimoine architectural thumb|upright|left|Ruine de la Basilique de Larchant

Peu de choses subsistent car probablement peu de grands monuments ont été construits. C'est dans ce sens qu'en 1818Comptes rendus du conseil municipal de la Chapelle la Reine (28 juin 1818), Claude Testot-Ferry, Colonel au Corps Royal d'État-Major, Baron de l'Empire, alors maire de La Chapelle-la-Reine, répondait par lettre au Préfet qui lui demandait qu'elles étaient les œuvres architecturales du canton. Il s'est contenté de louer la beauté de la basilique de Larchant. Il existait encore quelques modestes châteaux à l'époque mais ils n'étaient pas considérés comme des œuvres. Depuis tous les châteaux ont été détruits, à Achères-la-Forêt, à Guercheville, à Rumont il reste des ruines. On ne sait même pas s'il y a eu un château à La Chapelle-la-Reine. En revanche, le patrimoine architectural religieux est fourni. Le canton contient 19 églises et une basilique. Les églises sont toutes en bon état à l'exception de la basilique de Larchant dont une grande partie a été détruite.

Activités culturelles et sportives Plusieurs associations existent dans le canton, elles ont généralement un caractère local ou communal (comités des fêtes, bibliothèque, loisirs…). Deux associations, au contraire, couvrent l'ensemble du canton et ont des membres dans toutes les communes : une association culturelle à caractère patrimoniale, et une association multisport.