Bueil-en-Touraine est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Long et divers autres petits cours d'eau. La commune possède une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Bueil-en-Touraine est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1806. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Tours.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques. La Collégiale Saint-Michel-et-Saint-Pierre de Bueil, édifiée au , est classée en 1912. Une croix de cimetière datant du est inscrite en 1926.

Géographie Localisation

Communes limitrophes

Hydrographie vignette|gauche|redresse=1.2|Réseau hydrographique de Bueil-en-Touraine. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de , comprend un cours d'eau notable, le Long (), également dénommé « la Vandoeuvre » et sept petits cours d'eau dont le Maunay ()...

Le Long, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Rouziers-de-Touraine et se jette dans l'Escotais à Dissay-sous-Courcillon (Sarthe) après avoir traversé .. Ce cours d'eau est classé dans la liste 2Le classement en liste 2 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs. au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Du fait de ce classement, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant.. Sur le plan piscicole, le Long est classé en première catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon)..

Deux zones humidesD’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée du Long de la Ribondière au Château du Plessis » et « la vallée du Long du Château du Plessis à la Baratterie »...

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Bueil-en-Touraine est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,2 %), prairies (11,3 %), forêts (9,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,3 %), zones urbanisées (1,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Bueil-en-Touraine est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bueil-en-Touraine. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 179 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1990 et par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie Du gaulois boduo (Corneille) et ialo (clairière, champ).

Histoire Bueil-en-Touraine était une châtellenie relevant de la baronnie de Saint-Mars, mais ses seigneurs n'étaient sans doute pas issus, contrairement à ce qu'avançait la tradition..., des seigneurs de L'Isle-Bouchard, Rivarennes et Cinq-Mars (voir l'article Bueil). Le premier seigneur connu est Hugues de Vaux, cité en 1108 postérieurement à son décès. Une famille féodale, probablement d'origine locale plutôt que venue, donc, des L'Isle-Bouchard, exerce la seigneurie de Bueil à partir du au moins, et en prend le nom : la famille de Bueil. Mais dès les , on rencontre des notables locaux, nommés de Bueil : certes sans preuve, il est cependant tentant de voir dans ces personnages des ancêtres de la maison seigneuriale.

Jean III de Bueil (v. 1340-1405) est maître des Arbalétriers en 1396-1398 (plutôt semble-t-il que son fils Jean IV, † en 1415 à la bataille d'Azincourt). À l'été 1476, le fils de Jean IV, Jean V de Bueil (né vers 1405-† 1478), comte de Sancerre, amiral de France, cède en fief la seigneurie directe de Bueil au chapitre de six chanoines de la collégiale de Bueil qu'il venait de fonder ; ledit chapitre assuma désormais ladite seigneurie jusqu'à la Révolution.

Le Plessis-Barbe. était un fief notable, possédé en 1252 par un certain chevalier Barthélemy du Plessis († av. 1255), secondé par maître Pierre de Bueil. Au , plusieurs Jean de Bueil (les seigneurs de Bueil portent alors le même nom : Jean) étaient les maîtres du Plessis. De 1389 à 1512 au moins, les détenteurs du fief du Plessis-Barbe sont les Villeblanche (aux Fondettes et à Mettray ; cf. Registres des comptes de la ville de Tours, 1881, p. 358-362, par Joseph Delaville Le Roulx), suivis par les Du Bois, de 1557 au moins jusqu'à la fin du /début du environ. En 1716, probablement à l'occasion de ses noces avec Jeanne-Catherine-Madeleine de Cotignon, le petit-fils de Racan, Pierre-Antoine de Bueil de Racan, (sgr. de Fontaines), en est doté (sa grand-mère paternelle, l'épouse de Racan, était Madeleine du Bois, fille de Pierre du BoisLa famille Du Bois est souvent présentée comme une branche tourangelle des Du Bois de Fiennes mais cela reste à mieux établir (cf. Racines&Histoire : Fienne, p. 3, 5, 11, et 13-17, p. 14 notamment). Les Du Bois étaient les seigneurs du Plessis-Barbe, de Rouziers et Fontaine(s), et de Maran (ils sont souvent dits de Fontaine(s)-Maran) (cf. Touraine insolite : Maran, à Nouzilly). Madeleine du Bois (née en 1612), épouse du poète Racan en 1628, était la nièce d'autre Madeleine du Bois (1578-1637), en religion Madeleine de St-Joseph, carmélite déchaussée, déclarée vénérable en 1789 par le pape Pie VI (cf. Pierre Serouet, chez Beauchesne, et BNF). et de Françoise Olivier (fille de Suzanne de Chabannes-La Palice et de Jean Olivier du Hommet de La Rivière de Leuville, lui-même fils du chancelier Olivier) qui furent seigneurs du Plessis-Barbe (d'où sans doute l'accession de leur arrière-petit-fils Pierre-Antoine de Bueil audit Plessis-Barbe).

En 1745, le fief fut racheté par Michel-Roland des Escotais (1709-1781)., seigneur de Chantilly, aussi maître de la Roche-Racan à St-Paterne, du fief de L'Ile à Chemillé, et du Coudray-Macouard. En 1755, le Plessis fut réuni aux seigneuries de Thoriau, d'Armilly et de La Roche, et érigée en comté des Escotais en faveur dudit Michel-Roland des Escotais de Chantilly, époux de Geneviève Pineau de Viennay...

Politique et administration Tendances politiques et résultats Scrutin tour tour%%%%%%Présidentielle 2017FN21,83LR21,32EM19,29LFI18,78EM57,14FN42,86Présidentielle 2022RN31,32LFI20,88LREM15,38REC9,34RN55,42LREM44,58Législatives 2022PCF-Nupes24,63RN23,13MoDem-Ens17,16LR10,45RN55,86MoDem44,14Législatives 2024RN38,27PCF-NFP30,86MoDem-Ens18,52LR9,88MoDem57,14RN42,86 Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du , le conseil municipal de Bueil-en-Touraine, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..