La Motte-Ternant est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Forte de 150 habitants (2022), la commune est située dans le canton de Semur-en-Auxois (anciennement canton de Saulieu), l'arrondissement de Montbard, et la communauté de communes de Saulieu.

Géographie

Localisation La Motte-Ternant se situe aux confins de l'Auxois (calcaire) et du Morvan (granitique). Vers l'ouest, l'ascension des marches de Saulieu (aussi identifié comme le Bas Morvan oriental) annonce les reliefs plus prononcés du Haut Morvan.. Vers l'est, le mont Rond est un bel exemple des buttes de l'Auxois..

Accès

Communes limitrophes

Hydrographie Trois principaux cours d'eau parcourent son territoire: le Serein la Baigne le Brazon qui convergent vers la motte du château. La Baigne et le Brazon sont des affluents du Serein qui continue son cours vers le nord.

La commune fait partie du sous-bassin versant du Serein, qui contribue, à l'échelle départementale, au bassin versant "Serein - Argentalet - Romanée - Tournesac - Vernidard", qui contribue à son tour, à l'échelle nationale, au bassin Seine-Normandie..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pouilly-en-Auxois à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels

Urbanisme Typologie Au , La Motte-Ternant est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,5 %), forêts (29,3 %), terres arables (13,7 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %), zones urbanisées (1,7 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. Morphologie Relativement dispersé, le village regroupe plusieurs hameaux, écarts et lieux-dits autour du bourg: Biard, Chazelle-en-Morvan, à l'ouest, les Bordes, et le Meix, à l'est, Mercueil, le Bois de Meix, au sud, le Meix de Chausserose et le Moulin Laureau, au nord..

Logement En 2017, la commune compte 146 logements, dont 13% de logements vacants (France : 8,2%), 32,9% de résidences secondaires et logements occasionnels (France : 9,7%), et 54,1% de résidences principales (France : 82,2%)..

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Finis Ostisiacensis (895) ; Othosiacum (1231) ; Otoisé (1283) ; La Motte d’Otoysy (1305) ; Motha de Thoissey (1307) ; Hothoseyum (xive siècle, av. 1312) ; Mota Othoseii (1326) ; Tarnans, Ternandum (1328) ; Le chastiaul de la Moute Otoisey (1332) ; La Mouthe d’Othoisy (1379) ; La Mothe d’Oicthoisey, la Mothe d’Othoisey (1389) ; Othoisy (1397) ; Otheseyum (XIVe siècle) ; La Motte de Thoisy (1442) ; La Mothe de Thoisi (1470) ; La Mothe (1498) ; La Mothe de Ternan (1499) ; « La baronnye et seigneurie de la Mothe Othousey, autrement dicte de Ternant » (1526) ; La Motte de Ternant lez Toisy (1534) ; La Motte de Ternan (1597) ; La Mothe Sipierre (1620) ; La Motte Ternant (1624) ; La Motte Ternan (1657) ; La Motte (1664) ; La Motte Saive (1753) ; Motte Saine, lisez Sayve (1766)..

Le patronyme français La Motte renvoie à une origine toponymique : « Tertre ou butte féodale ». La Motte-Ternant est un petit village construit sur deux buttes s'opposant. La première butte était surmontée d'un château au Moyen-Age dont subsistent seulement les vestiges, le sommet de la deuxième butte est occupé par le cimetière sur lequel se trouve l'église. Le château de la seigneurie de la Motte-Ternant était peut être sur le « Mont-Rond ».. On ne sait pas à quelle date les seigneurs locaux prirent le nom de Ternant, mais cette famille noble, implantée à Ternant (Nièvre) et La Motte-Ternant (Côte-d’Or) (peut-être aussi à Ternant (Côte-d'Or) à moins qu’il ne s’agisse d’une homonymie), a joué pendant trois siècles un rôle important en Bourgogne-Franche-Comté.

Histoire Antiquité Le toponyme Mercueil pourrait évoquer l'existence d'un sanctuaire dédié à Mercure..

En 1840, dans une lettre au président de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, M. Laureau, notaire à Semur-en-Auxois, livre "de curieux détails sur la découverte [...], près la Motte-Ternant, des vestiges d'une fabrique de poterie romaine : plusieurs vases ont été trouvés dans les moules qui servaient à les former.".

Moyen Âge La famille de Ternant (ou de La Motte-Ternant) On ne sait pas à quelle date les seigneurs locaux prirent le nom de Ternant, mais cette famille noble, implantée à Ternant (Nièvre) et La Motte-Ternant (Côte-d'Or) (peut-être aussi dans la commune de Ternant (Côte-d'Or) à moins qu'il ne s'agisse d'une homonymie), a joué pendant trois siècles un rôle important en Bourgogne.

Parmi les personnes connues : Guillaume, seigneur de Ternant, rend hommage au comte de Nevers Louis de Dampierre en 1285 pour « la grande cour de Ternant et les villes de Mulot, Salais (Savigny-Poil-Fol ), Perrigny , Mézeray, Rigny , HiryL'ancienne paroisse d'Hiry fait désormais partie de la commune de Ternant (Nièvre). , et quelques autres » ; Guy, sire de Ternant, en fait autant en 1310Lucien Gueneau, Notes sur les seigneurs de Ternant avant le , Société Académique du Nivernais, cité par Louis Malvy, Excursions à Ternant, Mémoires de la Société académique du Nivernais, 1909, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k213823r/f223.image.r=Hiry.langFR. Pierre de Ternant, archidiacre de Beaune en 1303 Jean de Ternant participe en 1340 au camp de Bouvines (ne pas confondre avec la bataille de Bouvines en 1214) dans l' host du comte Louis de Flandre. Othenin de Ternant, capitaine du château de Coiffy en 1361 Hugues, sieur de Ternant et de Limanton , sire de la Motte-Ternant, chevalier, tient en fief-lige en 1353 « la grande Tour de Ternant, avec la ville et appartenances (...), la ville de Tazilly , la ville de Chônay, la ville d'Hiry, la ville de Mulot, la ville de Salais (Savigny-Poil-Fol ), la ville de Périgny , la ville de Rigny (Rémilly ), la ville de Montfol, etc. »Louis Malvy, Excursions à Ternant, "Mémoires de la Société académique du Nivernais, 1909, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k213823r/f223.image.r=Hiry.langFR ; il est lieutenant du comte Louis II de Flandre en 1362 et gouverneur du Nivernais à la même date. En 1404 , il fait élever à Savigny-Poil-Fol un gibet à quatre piliers. Jean de la Motte-Ternant est échanson du duc Philippe II de Bourgogne en 1392. Jean de la Motte-Ternant, conseiller du duc Philippe III de Bourgogne et envoyé à Lille en 1432 négocier au nom de ce dernier et qui est membre de la délégation qu'il envoie à Tours en 1435 le représenter lors du serment de respect du traité d'Arras. vignette|Philippe de Ternant (). vignette|Philippe, seigneur de Ternant (en 1473, par Gilles Gobet. Philippe de Ternant (1400-1456), frère du précédent, chevalier de la Toison d'or (voir ci-dessous), chambellan de Philippe le Bon, fut membre à partir de 1433 du "Grand Conseil" du duc de Bourgogne ; il reçoit en 1435 de Philippe le Bon (Philippe III de Bourgogne) la baronnie d'Apremont. et la seigneurie de Gendrey. Philippe de Ternant fut commandant de la garde de Bourgogne, il guerroya beaucoup en Flandre pour le compte du duc de Bourgogne à partir de 1430, habitant alors le plus souvent Bruges. Il en profita pour ramener les deux retables qui ornent l'église paroissiale de Ternant. Il est prévôt de Paris en 1436. En 1454, Philippe de Ternant, accusé d'avoir fait arrêter un marchand anglais alors que la Bourgogne avait conclu une trêve avec l'Angleterre, dut demander pardon au Conseil de l'Ordre de la Toison d'Or et fut condamné à aller en pèlerinage à Saint-Jacques-de-CompostelleFrédéric Reiffenberg, "Histoire de l'ordre de la Toison d'or, depuis son institution jusqu'à la cessation des chapitres généraux", 1830, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k122996c/f117.image.r=Ternant.langFR. Philippe de Terant était aussi seigneur de la Motte (actuelle commune de La Motte-Ternant). Charles de Ternant, son fils, est gouverneur et capitaine de Château-Chinon ; il meurt en 1472. Claude de Ternant, fils du précédent, écuyer, chambellan du roi, est « seigneur de la Motte et de Ternant » ; il ne semble pas avoir eu de descendants. Au début du , la baronnie de la Motte-Ternant passe aux mains de Guillaume de Pontailler, époux de Claudine de Ternant, sœur de Claude de Ternant, puis de Gilbert de Graçay, seigneur de Champeroux et époux d'Isabeau de Ternant, autre sœur de Claude de Ternant. Ce couple a des enfants dont Jean de Graçay, seigneur de Ternant, qui se maria avec Jehanne de La Châtre.

Toute trace du nom de famille "de Ternant" lié au village et au château de Ternant disparaîtHenri Beaune, "La noblesse aux États de Bourgogne, de 1350 à 1789", 1864, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k116999c/f401.image.r=Ternant.langFR, même si le nom de famille "de Ternant" a subsistéUn chevalier Jean-Baptiste de Ternant fut ambassadeur de France aux États-Unis de 1791 à 1793.