Ernest-Louis de Poméranie (né le Classen (2002), p.363, à Wolgast – mort le à WolgastThümmel (2002), p.87Essegern (2007), p.59 est duc de Poméranie de 1560 à 1592Gryse&Pettke (1997), p.180. De 1569 à 1592, il est duc du « Teilherzogtum » (littéralement : Part de Duché) de Poméranie-WolgastMager (1986), p.83, partageant la souveraineté sur le duché de Poméranie avec son frère aîné Jean-Frédéric, duc dans un autre Teilherzogtum Poméranie-Stettin et administrateur luthérien et prince-évêque de Cammin de 1556 à 1574Nicklas (2002), 135.

Biographie

Jeunesse Ernst-Louis est l'un des dix enfants nés du duc Philippe de Poméranie-Wolgast et de son épouse Marie de SaxeInachim (2008), 58. Après la mort de son père le , tous ses héritiers sont placés sous la tutelle de leur grand-oncle Barnim IX de PoméranieSiebmacher (1981), 77. Avec l'un de ses frères Barnim X (XII), Ernest Louis termine ses études à l'université de Wittemberg de 1563 à 1565, ils résident dans la demeure de Martin LutherKabus (1984), 9. Avec l'un de ses autres frères, Bogusław XIII, Ernest-Louis vit temporairement à la cour de Jean-Guillaume de Saxe-WeimarBranig (1997), .

Partages En 1569, le vieux duc Barnim IX se retire et le duché de Poméranie est partagé entre membres masculins de la maison de Greifen le à Jasenitz désormais incluse dans la ville polonaise de Police). Cet accord est approuvé par le Landtag de Wollin (polonais : Wolin). Ernest-Louis et son frère Bogusław XIII reçoivent la Pomérania-Wolgast, pendant que leurs autres frères, Jean-Frédéic et Barnim X (XII), reçoivent la Poméranie-Stettin et Casimir VI (IX) l'évêché de Cammin. Bogusław et Barnim renoncent immédiatement à leurs possessions et obtiennent comme compensations respectivement les domaines de Barth et de Neuenkamp ainsi que celui de Rügenwalde, Ernest-Louis comme d'ailleurs Jean-Frédéric peut régner seul sur sa partInachim (2008), 60-61.

Règne Ernest-Louis développe l'université de Greifswald, où il s'implique personnellement dans la reconstruction de la faculté de médecine. Ernest-Louis tente lui aussi sans succès comme son frère, Jean-Frédéric, d'accroitre la prééminence militaire du duché de Poméranie dans le Cercle de Haute-SaxeNicklas (2002), pp. 134-135.

En 1574, Ernest-Louis construit une résidence à Pudagla sur les ruines de l'abbaye sécularisée d'UsedomGoetz (2006), p.60. Deux villages dans l'actuel arrondissement de Poméranie-Occidentale-Greifswald portent son nom : près de Wolgast, il fonde Groß ErnsthofBrüske (1983), p.184, et sur la côte de la baie de Greifswald il bâtit la résidence de Ludwigsburg en 1580Branig (1997), p.148, qu'il donne comme douaire à son épouse le Alvermann (2006), p.69.

Mort

Ernest-Louis meurt le . L'université de Greifswald organise le même jour ses obsèques. Ses funérailles ont lieu le à Wolgast. La légende rapporte qu'en préfiguration de la mort du duc une auréole était apparue à Stettin le et qu'elle avait été suivie d'une pluie de sulfure et de sang. Sa veuve, Sophie Hedwige, se retire d'abord à LudwigsburgSchattkowsky (2003), 382. puis elle établit sa résidence à Loitz, où ses enfants la rejoignent en 1594 abandonnant le palais de Wolgast. Elle y réside jusqu'à sa mort le Schattkowsky (2003), p.377. Ernest-Louis a comme successeur son fils unique, Philippe-Julius, qui est placé sous la tutelle de son oncle Bogusław XIIIHildisch (1980), 153.

Union et postérité Ernst Ludwig épouse le Sophie-Hedwige de Brunswick-Wolfenbüttel (1561-1631), fille du duc Jules de Brunswick-Wolfenbüttel. Sophie Hedwige survit à son époux de près de 40 ans elle meurt en 1631 à Loitz et elle est inhumée comme son mari dans l'église de Saint-Pierre de Wolgast. Ils ont trois enfants : Marie Hedwige (née le - † célibataire ) Élisabeth-Madeleine de Poméranie (né le - † ), qui épouse Frédéric Kettler duc de Courlande et Zemgale. Philippe-Julius.

Ascendance

Notoriété littéraire posthume en 1848 son roman Sidonia von Bork présente Ernest-Louis comme le fiancé trompé de Sidonie von Borcke de Borcke (2002), 57 exécutée pour sorcellerie en 1620Inachim (2008), 65. Edward Burne-Jones, qui a illustré la traduction anglaise du roman, avait ainsi choisi comme résidence de Ernst Ludwig Wolgast comme la scène de sa peinture sous-titrée Sidonia von Bork de Borcke (2002), 80. Theodor Fontane dans son roman Sidonie de Borcke reprend la même intrigue et évoque même un engagement d'Ernest-Louis envers Sidonia de BorckeFischer (2005), 83 ..

Notes et références

Bibliographie et Peter Truhart, Regents of Nations, K. G Saur Münich, 1984-1988 , art. « Pommern / Pomerania: Pom.Wolgast + Barth/Bardze », 2.442. Anthony Stokvis, Manuel d'histoire, de généalogie et de chronologie de tous les États du globe, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, préf. H. F. Wijnman, Israël, 1966, chapitre VIII et tableau généalogique n° 10 « Généalogie des ducs de Poméranie ». Helwig, Christoph; Thümmel, Hans Georg (2002). Thümmel, Hans Georg, ed. Geschichte der Medizinischen Fakultät Greifswald: Geschichte der Medizinischen Fakultät von 1456 bis 1713 von Christoph Helwig D.J. und das Dekanatsbuch der Medizinischen Fakultät von 1714 bis 1823. Franz Steiner Verlag. . Nicklas, Thomas (2002). Macht oder Recht: Frühneuzeitliche Politik im Obersächsischen Reichskreis. Franz Steiner Verlag. . Essegern, Ute (2007). Fürstinnen am kursächsischen Hof: Lebenskonzepte und Lebensläufe zwischen Familie, Hof und Politik in der ersten Hälfte des 17. Jahrhunderts ; Hedwig von Dänemark, Sibylla Elisabeth von Württemberg und Magdalena Sibylla von Preussen. Leipziger Universitätsverlag. . Schattkowsky, Martina (2003). Witwenschaft in der frühen Neuzeit: Fürstliche und adlige Witwen zwischen Fremd- und Selbstbestimmung. Leipziger Universitätsverlag. . Branig, Hans; Buchholz, Werner (1997). Geschichte Pommerns: Vom Werden des neuzeitlichen Staates bis zum Verlust der staatlichen Selbständigkeit, 1300-1648. Böhlau. . Goetz, Rolf (2006). Usedom, Wollin, Festlandsküste. ADAC Verlag. Siebmacher, Johann (1981). Die Wappen der deutschen Landesfürsten (). Bauer&Raspe. . von Borcke, Wulf-Dietrich (2002). Sidonia von Borcke: die Hexe aus dem Kloster Marienfliess, 1548-1620. Helms. . Brüske, Wolfgang (1983). Untersuchungen zur Geschichte des Lutizenbundes: Deutsch-wendische Beziehungen des 10.-12. Jahrhunderts (). Böhlau. . Inachin, Kyra (2008). Die Geschichte Pommerns. Hinstorff Rostock. . Alverman, Dirk; Spiess, Karl-Heinz; Werlich, Ralf-Gunnar (2006). Universität und Gesellschaft (). Hinstorff. . Kabus, Ronny (1984). Staatliche Lutherhalle Wittenberg: 100 Jahre reformationsgeschtliches Museum. Wittenberg: Lutherhalle. Gryse, Nicolaus; Pettke, Sabine (1997). Historia von Lehre, Leben und Tod Joachim Slüters. Schmidt-Römhild. . Mager, Inge (1986). Die Konkordienformel im Fürstentum Braunschweig-Wolfenbüttel: Entstehungsbeitrag, Rezeption, Geltung. Vandenhoeck & Ruprecht. . Classen, Albrecht (2002). Mein Seel Fang an zu singen. Peeters Publishers. . Fischer, Hubertus (2005). Klosterfrauen, Klosterhexen: Theodor Fontanes Sidonie von Borcke im kulturellen Kontext. Rübenberger Verlag Tania Weiss. . Hildisch, Johannes (1980). Die Münzen der pommerschen Herzöge von 1569 bis zum Erlöschen des Greifengeschlechtes. Böhlau. .

Liens externes

Udo Madsen : Ernst Ludwig Die Greifen - Das herzogliche Geschlecht von Pommern

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