Eyvirat est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Au , elle est intégrée à la commune nouvelle (élargie) de Brantôme en Périgord en tant que commune déléguée.

Géographie Généralités Dans la moitié nord du département de la Dordogne, en Périgord central, la commune déléguée d'Eyvirat s'étend sur . Elle est située sur les hauteurs entre les vallées de la Côle et de la Beauronne. La commune possède une diversité de paysages allant de zones agricoles à des zones boisées parcourues par trois circuits de randonnées.

L'altitude minimale avec se trouve localisée au sud-ouest, au sud du lieu-dit le Méneyplé, là où le Maret quitte la commune et entre sur celle d'Agonac. L'altitude maximale avec est située au nord-est du bourg, au niveau du château d'eau.. Sur le plan géologique, le sol se compose principalement de calcaires du Crétacé, et au nord-est et au sud-est, de sables, d'argiles ou de graviers du PléistocènePatrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, , ..

À l'écart des routes principales, le bourg d'Eyvirat est situé en distances orthodromiques, neuf kilomètres au sud-est de Brantôme, et quinze kilomètres au nord de Périgueux, la préfecture. Le territoire communal est cependant desservi par les routes départementales 3, 69 et 74.

Communes limitrophes En 2018, année précédant son intégration à la commune nouvelle de Brantôme en Périgord, Eyvirat était limitrophe de six autres communes.

Urbanisme Villages, hameaux et lieux-dits La situation géographique d'Eyvirat favorise la poursuite de l’évolution de la commune : de nombreuses maisons se sont construites autour des hameaux existants permettant ainsi leur aménagement.

Outre le bourg d'Eyvirat proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits :

Toponymie La première mention écrite connue du lieu apparaît dans un pouillé au , sous la forme latinisée EyviracumVicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article « Eyvirat », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 13 décembre 2018. ; on trouve ensuite Ebiracam en 1281 puis Esviracam en 1460. L'origine du nom correspond à un nom de personne d'origine gauloise, Eburius, auquel est apposé le suffixe –acum, indiquant le « domaine dEburius », cohérent avec les traces de vie gallo-romaine retrouvées sur le siteChantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, , ..

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom d'''Eyvirac..

En occitan, la commune porte le nom d''Le nom occitan des communes du Périgord - Eivirac sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 28 septembre 2021..

Histoire .

La commune est située dans une région riche en histoire (Agonac, Bourdeilles, Brantôme). Au , Eyvirat était l'une des vingt-sept paroisses dépendant de l'archiprêtré de Condat dont le siège se situait à ChampagnacVicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article « Champagnac-de-Belair », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 13 décembre 2018..

Au , la commune fusionne avec six autres communes pour former la commune nouvelle (élargie) de Brantôme en Périgord. À cette date, les sept communes fondatrices deviennent communes déléguées.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux La commune d'Eyvirat (appelée dans un premier temps Eyvirac) a été rattachée, dès 1790, au canton d'Agonat qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795 et le canton d'Agonat en 1801. La commune est alors rattachée au canton de Brantôme dépendant de l'arrondissement de Périgueux.

En 2017, Eyvirat est rattachée à l'arrondissement de Nontron « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016. Anciens et nouveaux arrondissements au , Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017. et en 2020 le canton de Brantôme est renommé canton de Brantôme en Périgord.

Intercommunalité Le , la commune adhère à la communauté de communes du Brantômois. Celle-ci disparaît le , remplacée au par une nouvelle intercommunalité élargie, la communauté de communes Dronne et Belle.

Administration municipale La population de la commune étant comprise entre au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 11 novembre 2018.Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 11 novembre 2018.. Ceux-ci sont membres d'office du conseil municipal de la commune nouvelle de Brantôme en Périgord, jusqu'au renouvellement des conseils municipaux français de 2020.

Liste des maires puis maires délégués

Population et société Démographie

Les habitants d'Eyvirat se nomment les EyviracoisFiche commune Eyvirat, Union des maires de la Dordogne, consultée le 22 novembre 2016..

En , dernière année en tant que commune indépendante, Eyvirat comptait . À partir du , les recensements des communes de moins de ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014 pour Eyvirat). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

Au , la commune déléguée d'Eyvirat compte Populations légales 2023 à compter du - Fichier Dordogne, sur le site de l'Insee, consulté le ..

Oscillant entre 500 et depuis la Révolution (avec un maximum à 667 en 1856) jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, la population de la commune a ensuite décru régulièrement pour atteindre son minimum en 1975 avec . Depuis, elle progresse lentement.

Enseignement Eyvirat et Lempzours qui n'ont plus d'école sont organisées en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) au niveau des classes de maternelle et de primaire avec La Chapelle-Faucher, Saint-Front-d'Alemps et Saint-Pierre-de-Côle.

Manifestations culturelles et festivités En août, élection de la Rosière, depuis 1886 ( en 2025)Serge Simorre, « Le village a célébré sa », Sud Ouest édition Dordogne, , ..

Économie Les données économiques d'Eyvirat sont incluses dans celles de la commune nouvelle de Brantôme en Périgord.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L’église Saint-Pierre-ès-Liens, romane dont le chevet du Inventaire général du patrimoine culturel, , consultée le 13 décembre 2018. atteste de l’ancienneté d’Eyvirat. Elle a été restaurée au . Le manoir de Méneyplé, , Inventaire général du patrimoine culturel, , consultée le 13 décembre 2018.. Le manoir de la jugie, Inventaire général du patrimoine culturel, .

Patrimoine culturel Tradition populaire :

La tradition de la rosière est née sous Louis XIII. Oubliée de la population, elle ressurgit en 1886, quand Élie Boutier, un habitant d'Eyvirat, du petit village de Piras, s'est inspiré de cette tradition dans son testament. Il donne alors pouvoir au maire de récompenser une jeune fille de la commune, digne d'éloges, et lègue à la commune une somme de . Ce pactole constituera un « trésor de guerre » pour Eyvirat. La rosière a alors obligation d'entretenir la tombe de la famille du testateur. Le premier couronnement a eu lieu en 1891 et se déroule depuis, le deuxième dimanche d'août.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles connexes Dordogne (département) Périgord Liste des anciennes communes de la Dordogne

Liens externes

Notes et références Notes

Références

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