Sorbiers est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Situation Sorbiers est située à de Saint-Étienne. et à de son homonyme Sorbiers dans les Hautes-Alpes..

La localité est située sur la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée. D'un côté de la commune (ouest) coule l'OnzonLe ruisseau l'Onzon (1274) s'est appelé successivement Alson, Alzone, Alzon, Alzonanten, Aulzon, Aulzone, Auzon, Dozon, Donzon, Doulzon, Olzone, Dalzon, Donson, Dallyon, Dalhyon, Datzon, d'Ozon, Ozon. D'origine gauloise, ce nom signifie "rivière"., un sous-affluent de la Loire et de l'autre (est) le Langonand un sous-affluent du Rhône.

Communes limitrophes

Lieux-dits Le Banc est un hameau disparu, situé en bordure de l'Onzon vers 1466. Son nom provenait d'une pierre blanche. Boiron, aujourd'hui zone d'activités, est mentionné depuis 1454. Ce nom désignait un petit bois de forme arrondie. La Chambeyronnière 1371. Village au , Chana est signalé en 1370 (Chanas de Sorbers). Lieu où poussaient de nombreux châtaigniers. Deux origines possibles pour la Chaux : la présence vers la fin du , de nombreux fours à chaux, et l'utilisation habituelle de la chaux pour débarrasser le grain de ses parasites. La Choltière est mentionnée depuis 1388 : Locus de Cholotiera. L'origine en est attribuée à la famille Chol et aux fours à chaux qui fonctionnaient à cet endroit. La Croix Rouge, le Valjoly (parc Fraisse et château) et la Fayolle sont des lieux-dits de Sorbiers. La Croix Rouge tient son nom de la croix que l'on trouve à la sortie de la rue du même nom. La Flache (Flachia, 1388), désigne une cavité du sol retenant l'eau. Fougère (Locus de la Felgeri, 1391), devenu successivement Falgeri (1466), Feugery (1537), Faugière (1553), puis la Fougère au . Nom provenant des fougères qui poussaient à profusion en ce lieu. Le Grand-Quartier, au nord de la commune. Langonand signifie étymologiquement « territoire », ce lieu-dit tire son nom de la rivière qui le traverse, citée en 1455 (Langonant). Le Sapey (1392), indiquait la proximité d'une forêt de sapins. La Vaure est l'un des lieux-dits les plus anciens de la commune (1344), dont le nom, d'origine gauloise, signifie « terre en friche ». C'est à présent une importante zone industrielle et commerciale.

Superficie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Chamond à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Sorbiers est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-ÉtienneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Saint-Étienne, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Transports

Réseau STAS

Sorbiers est desservie par les lignes 10, 14, 25, 83, 84 et 85 de la Société de transports en commun de la région Stéphanoise, autrement appelée STAS. La ligne 10 pour rejoindre le centre-ville de Saint-Étienne depuis Sorbiers bourg du lundi au samedi, d'une fréquence allant jusqu'à 12 minutes en heures de pointe ! La ligne 14 pour rejoindre Saint-Étienne Châteaucreux, depuis Sorbiers Grand Quartier du lundi au dimanche et Sorbiers bourg le dimanche, par la Talaudière avec une fréquence de 15 min en heures de pointe. La ligne 25 pour rejoindre Saint-Étienne Terrasse ou Saint-Chamond. La ligne 83 pour rejoindre Saint-Étienne Châteaucreux depuis Sorbiers EREA Nelson Mandela. La ligne 84 pour rejoindre le collège Pierre et Marie Curie voir jusqu'au centre de Saint-Étienne depuis St-Christo-En-Jarez ou Valfleury par Sorbiers bourg. La ligne 85 pour rejoindre le collège Pierre et Marie Curie ou le centre de Saint-Étienne, depuis Marcenod, Fontanès ou St-Christo-En-Jarez par Sorbiers Grand Quartier.

Réseau routier Sorbiers se situe à:

-15 min de l’A47 qui mène à Lyon en 1 heure environ, par la route du Langonnand.

-15 min de l’A72 qui mène à Roanne/Clermont-Ferrand.

Trains

Il n’y a pas de gare sur la commune de Sorbiers. Néanmoins, plusieurs gares se situent dans les environs.

La Gare de Saint-Étienne-Châteaucreux,qui est une gare TGV, est accessible en 20 minutes de voiture ou avec les lignes 14, 83 et 85 du réseau STAS.

La gare de Saint-Chamond se trouve à 20 min de Sorbiers en voiture. Elle est aussi accessible avec la ligne 25 du réseau STAS.

La Gare de Saint-Etienne-La Terrasse se situe à 15 min de Sorbiers en voiture. Elle est également accessible en bus avec la ligne 25 du réseau STAS.

Aéroports

L’Aéroport Lyon-Saint-Exupéry qui se situe à 1h10 de voiture (76 km).

L’Aéroport de Saint-Étienne-Loire qui se situe à 30 min de voiture (20 km).

Toponymie Le nom de la commune proviendrait du nom « sorbier ». On trouve l'orthographe actuelle à partir de 1908, dans l'acte de décès du maire d'alors, Claudius Remilleux.

Histoire

A l'est de Sorbiers, une galerie creusée dans la roche parait être un travail dû aux Romains pour alimenter l'aqueduc du Gier..

Les premiers écrits connus relatifs à Sorbiers datent de 984. L'« ecclesia de Sorber » (église de Sorbier) est mentionnée parmi les possessions de l'Église de LyonConvention de conservation des biens de l’Eglise Saint-Étienne de Lyon (984), proposition de traduction de musée du diocèse de Lyon Lire en ligneClaude-François Menestrier, Hist. civile et consulaire de Lyon, preuve III. Lire en ligne (en latin).

Elle est également mentionnée en 1173 dans la permutation réalisée lors de la séparation du Lyonnais et du Forez, dont elle forme vraisemblablement alors la limite, les droits du comte de Forez et de l'archevêque de Lyon y restant inchangés selon les termes de l'accord"Le château de Fougerolles, et ce que Guichard de Jarez devait pour ce château, et ce que Brian avait de l’Eglise dans le château de Grangent, elle l’a cédé au comte, sauf les droits tant de l’Église que du comte à Sorbiers". Bulle du pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173 (1174), Lire en ligne.

À la fin du , Sorbiers devient « village et paroisse en Forez, rattaché à l'archiprétré de Saint-Étienne ».

Avant la Révolution, la paroisse de Notre-Dame-de-Sorbiers dépendait de Saint-Romain-en-Jarez avec Cellieu, Chagnon, Fontanès et Saint-Christo-en-Jarez.

En 1789, l'Assemblée constituante décrète la création des municipalités. Les réformes napoléoniennes, les développements industriels et miniers, et leurs inévitables transferts de population, modifient sensiblement les contours administratifs et l'importance des villages de la région.

En 1872, Sorbiers, Saint-Jean-Bonnefonds et La Tour-en-Jarez cèdent une partie de leur territoire à la nouvelle commune de La Talaudière.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Élections

Jumelages . .

Population et société Démographie

Économie et société

Sorbiers fut d'abord un village agricole.

La fabrication de la chaux donne son nom au lieu-dit la Choltière où l'on trouvait les fours. Cette industrie existait encore au en d'autres points de la commune.

Si le dévidage de la soie et surtout la clouterie ont constitué également des pôles d'activités importants, l'essor de Sorbiers commence véritablement avec l'exploitation du charbon au . En cinq ans, la population augmente de plus d'un quart avec l'arrivée des mineurs et leurs familles.

En 1872, le territoire de Sorbiers diminue avec la création de La Talaudière et la fermeture des houillères en 1968.

Plus récemment on retiendra, dans la descente vers la zone d'activités de la Vaure, la chocolaterie Aiguebelle (groupe Cémoi), active depuis 1981. Elle vient de changer de propriétaire, en passant a Révillon (de l'ex-groupe Bongrain.)

Enseignement Un EREA se trouve au nord de la commune.

Sports La ville de Sorbiers possède un club de Handball, le STHB (Sorbiers-Talaudière HandBall), ce club est partenaire avec les villes de Sorbiers, La Talaudière et Saint-Jean-Bonnefonds. Le club évolue aujourd'hui en vert et possède de nombreuses équipes des moins de 11 ans à une équipe sénior.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

Château Fraisse, château construit vers 1860 par le propriétaire Antoine NICOLAS. Il est situé dans le parc Fraisse à l’ouest de la commune. Église Saint-Isidore du Grand Quartier. Église de l'Assomption-de-la-Vierge de Sorbiers.

Équipements culturels

Héraldique

Personnalités liées à la commune Irénée-Rambert Faure (1872-1948), évêque, né à Sorbiers. Maximilien Evrard (1821-1905) Industriel et Maire de Sorbiers. Charles Durantin (1928-), mineur poète, est né à Sorbiers.

Johnny Rep (1951), ancien footballeur professionnel, a vécu à Sorbiers. Andreï Kivilev (1973-2003), ancien coureur cycliste professionnel, a vécu à Sorbiers avant d'y être inhumé. Alexandre Vinokourov (1973-), coureur cycliste professionnel, a vécu à Sorbiers. Pathé Bangoura, Bertrand Fayolle, Christian Synaeghel, Lubomir Moravcik, Willy Sagnol, Stephane Hernandez, Freddy Guarin ont également séjourné dans la commune. Le joueur international algérien de football, Faouzi Ghoulam a habité la commune tout comme son ex-coéquipier, l'ancien Valenciennois, Renaud Cohade, aujourd'hui joueur de Metz.

Galerie

Notes et références Notes