(acronyme PKE), initialement , est un projet de mission spatiale de la NASA qui devait étudier en les survolant la planète naine Pluton et son satellite Charon, puis un autre objet de la ceinture de Kuiper au-delà de l'orbite de Pluton. Pluto Kuiper Express devait être lancée en 2004 et atteindre Pluton en 2012 ou 2013. Ce projet a été mis à l'étude en 1997 par le centre spatial JPL en appliquant le concept de sondes spatiales interplanétaires à faible coût du programme à l'étude des planètes externes. La sonde spatiale, pour parvenir à s'inscrire dans une enveloppe budgétaire très serrée (moins de de dollars), ne devait emporter que d'instruments scientifiques. Le projet est annulé en 2000 à la suite d'une envolée des coûts. Les objectifs du projet sont repris quelques années plus tard par la mission .

Historique

En 1997, l'agence spatiale américaine, la NASA, très satisfaite des résultats des missions interplanétaires à faible cout du programme et de la première mission , décide de transposer ce concept à des objectifs prioritaires beaucoup plus complexes. L'étude de trois missions est confiée au centre spatial JPL dans le cadre d'un projet surnommé (« Le feu et la glace »). Il s'agit de. : Europa Orbiter, qui doit étudier le satellite de Jupiter Europe ; , qui doit survoler la planète la plus éloignée du système solaire ; , qui doit étudier le vent solaire et la couronne du Soleil à faible distance de celui-ci en survolant ses pôles.

Pour pouvoir rentrer dans les enveloppes budgétaires très serrées, les trois engins spatiaux développés emportent un nombre réduit d'instruments scientifiques. En 1998, les concepts sont figés et le financement des trois missions semble acquis. Mais rapidement, les obstacles se multiplient. Le département américain de l’Énergie prend du retard dans le développement du nouveau générateur thermoélectrique à radioisotope que doivent utiliser PKE et . Il est prévu que les sondes spatiales soient lancées par les fusées développées dans le cadre du programme EELV (futurs lanceurs Atlas V et Delta IV), mais le calendrier de celui-ci est régulièrement repoussé. Surtout, le coût des projets, qui a été plafonné de manière peu réaliste à de dollars, s'envole.. Le lancement de PKE est planifié initialement en 2001, puis repoussé à . La sonde spatiale doit être lancée par une fusée Delta ou la navette spatiale américaine. Après l'accident de la navette spatiale Columbia, il ne reste plus que l'option de la fusée Delta. Pour sauver la mission, on étudie un projet combiné avec l'agence spatiale russe incluant les sondes Zond. Finalement, le projet PKE est annulé en 2000 dans le cadre d'arbitrages budgétaires réalisés pour gérer les dépassements des programmes James-Webb et Science et Vie, , janvier 2006..

Déroulement prévu de la mission

Pour arriver jusqu'à Pluton, la sonde utilise l'assistance gravitationnelle fournie par Jupiter.

Objectifs

La mission devait atteindre la planète naine Pluton peu de temps avant que son atmosphère ne gèle, ce qui serait le cas pour une très grande période de sa révolution d'environ . Les objectifs de la mission étaient de cartographier la surface du corps céleste et d'examiner la géologie et la géomorphologie du système binaire, ainsi que d'étudier l'atmosphère. La distance d'approche la plus près de Pluton est prévue à à une vitesse de , ce qui permet une cartographie dont la résolution est de l'ordre du kilomètre. Après Pluton, les caméras de la sonde devaient chercher à trouver d'autres objets de la ceinture de Kuiper..

Caractéristiques techniques

La sonde spatiale Pluto Kuiper Express est un boîtier en aluminium de forme hexagonale sans appendices déployables. PKE a une masse d'environ et est alimentée par un générateur thermoélectrique à radioisotope (RTG) fournissant . Ses caractéristiques sont proches des RTG utilisés par les missions Galileo et Cassini-Huygens. La navigation, le pilotage et l'enregistrement des données sont gérés par un ordinateur RISC d'une puissance de pouvant traiter un volume de données de . Les données sont stockées dans une mémoire de masse de . Compte tenu de la capacité de stockage et du débit du système de télécommunications, PKE a la capacité de transmettre un gigabit de données sur un an au niveau de l'orbite de Pluton. Les communications passent par une antenne grand gain de . Le pointage de l'antenne est réalisé à l'aide d'un viseur d'étoiles à large champ et trois accéléromètres.

Instrumentation scientifique

La sonde spatiale KPE devait emporter une masse très réduite () d'instruments scientifiques : une caméra couleur fonctionnant en visible ; des spectromètres infrarouge et ultraviolet ; un oscillateur ultra stable (USO) afin de réaliser des expériences d'occultation radio.

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi Articles connexes

Pluton

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