Jacques Collombet, né le à Paris et mort le au ChesnayRelevé des fichiers de l'Insee, est un ingénieur aéronautique, pilote de guerre, pilote d'essai et général de brigade aérienne français.
Biographie Jacques Collombet voit le jour le à Paris. Il fréquente le lycée Buffon, puis, diplômé de Sup aéro (ENSA 1937), il réussit la PMSPréparation militaire spéciale et obtient ainsi une bourse pour passer son brevet de pilote d'avion et faire son service militaire comme sous-officier. Il obtient son brevet de pilote n°: 26.037 le à la base d'Ambérieu-en-Bugey à l'École de pilotage Caudron. Son instructeur est monsieur Vaulot et il vole sur Caudron 272-5 Luciole. Son Brevet Militaire de pilote d'avions lui est remis à IstresEmmanuelle Hellot-Cintract, op.cit, ..
Il commence son service militaire le dans le bataillon de l'Air 127 et est affecté à l'école de pilotage d'Avord, dans le Cher Il retrouve là 9 autres élèves dont 4 viennent de sa promo de Sup Aéro: Jacques Tardy de Montravel, que Collombet va désigner en 1970 pour lui remettre la médaille de commandeur de l'Ordre du Mérite; J. Seince; Henri de Rohan-Chabot (tué le 14/5/1940), et P.L. Besson. Les cinq autres élèves sont : X. Marin (tué le 16/1/1945); M. Faure, G. Stanislas, J. Montanteme et M. Vergé. Il va effectuer diverses missions d'observation, de photographie, de TSsF, de manœuvres sur Potez 25 et Morane-Saulnier MS.230, puis à partir de décembre il s'entraîne au bombardement sur LeO 45. Il obtient son brevet de commandant d'avion. Le il est affecté au peloton de réserve, mais il demande à rejoindre l'armée active.
Il est nommé sous-lieutenant et pilote le à la 1/GB I/31 : Constitué à Tours le avril 1937 à partir d’un groupe d’observation (Escadrilles SAL 277 et SAL 10), ce groupe abandonna rapidement ses Breguet XIX et Mureaux 117 pour des MB.200. Il fut rééquipé de LeO 45 en mai 1939 escadre au sein de la Ancienne Sal 10 : , escadrille jusqu'au 31 décembre 1933, source : Histoire de l'aviation en Indre-et-Loire des origines à nos jours qui est commandée par le lieutenant Hirsch, puis par le commandant Schmitter le Tableau de commandement de la Escadre Aérienne. Il pilote le Potez 25 n° "449" qu'il partage avec Ruaux en 1938, puis seul le n°"452"La liste publiée par Aéroplane de Touraine ne comporte pas dans cette partie d'affectation, puis à la GO 1/31 le n° "1730", sur la Base aérienne 705 Tours, insigne: Porc-épic, ainsi que : Pélican avec son parapluie sous le bras Les Potez 25 de Tours victimes d'une légende tenace, Aéroplane de Touraine : " L'histoire de l'aviation en Indre-et-Loire des origines à nos jours". L'insigne de l'escadrille 1/31 était un aigle d'or passant à travers un fer à cheval rouge. C'est le lieutenant Hirsch qui commande l'unité le , elle est équipée de 14 Lioré et Olivier LeO 451 les numéros de série des LeO n'étaient pas portés sur le fuselage et ceux de la et escadre à côté de la cocarde du fuselage étaient des codes tactiques. Ce n'est qu'à partir du qu'ils furent apposés à la précision de Vincent Lemaire dans l'article « LeO 95 ne répond plus »..
Le , la escadre change de spécialité : d'escadre d'observation, elle devient escadre de bombardement. Un de ses groupes est alors commandé par le lieutenant-colonel Louis Mailloux, ancien compagnon de Jean Mermoz sur l'Arc-en-Ciel 3, sur la traversée de l'Atlantique Sud. En , la escadre de bombardement passe de six à quatre escadrilles. Le groupe ainsi prélevé participe, toujours sur la base aérienne (devenue BA 109), à la création d'une nouvelle escadre de bombardement d'assaut : la .
Les deux escadres sont équipées successivement de Potez 540, de Bloch MB.200 et de Bloch MB.210. Après la déclaration de guerre, la utilise des "LéO 45" alors que la délaisse ses Bloch 210 pour faire de l'appui tactique avec des Breguet Br.693.
Le , il est breveté observateur et le , il épouse civilement mademoiselle Jeanne Gaillard, à Paris. Le mariage religieux a lieu à l'église Saint-Augustin, le . Le jeune couple part habiter à Tours et donnera naissance à neuf enfants.
À partir du , il fait un stage d'observateur de quinze jours sur la base de Villacoublay.
Pilote de Guerre
Le , le Groupe de bombardement 1/31 est à Connantre et les 22, 27 et , les équipages de cette unité effectuent plusieurs missions sans problème (sous-lieutenant Chaboureau, lieutenant Hirsch, sergent Martin, sous-lieutenant Collombet, sergent Bertrand et sergent-chef Pochard)Témoignage du sergent mécanicien Fernand Grimault affecté au GB1/31 au début de la guerre dans « Mes souvenirs de la guerre 1939-45 », in LeO 95 ne répond plus. Le , il est commandant de l'équipage qui effectue une mission de reconnaissance photographique au-dessus de l'Allemagne, puis une autre le que commentera le canonnier Cercueil pour Vincent Lemaire.
Le , il est promu lieutenant, le général Devé note et pilote à la escouade aérienne GBA 19GB I/51 : Héritier des traditions du RAO de Tours (SPA BI 42 et SAL 39), ce groupe abandonna en 1939 ses Potez 542 pour des Bloch MB.210, remplacés mi-décembre 1939 par des Potez 63.11 en attendant l’arrivée des premiers Breguet Br.691/Breguet Br.693.. En , il va faire un stage de dix jours à la Base de Cazaux comme viseur.
Affecté le à la escadrille, de la Escadre, groupe de bombardement d'assaut pour laquelle il est volontaireSelon le général Glavany, mais le dossier militaire ne porte pas de mention, mais la biographie d'Abel Verna semble le confirmer, il se porte volontaire pour la mais reste à la par manque d'expérience, mais par manque d'expérience reste à la . De proches amis sont affectés à cette escadre : Georges Hallopeau et Gilles Renaud. Pas de radar, ils apparaissent en 1941, les pilotes naviguent à la boussole et carte Michelin. Il fait partie du groupe de bombardement d'assaut composé de deux escadres la 54 et , commandé par le colonel Aimé Azéma de Castet La Boulbène. La escadre est composée de deux groupes de deux escadrilles, le CG1/51 et le CGII/51, qui ne sont pas toujours stationnés sur les mêmes bases. Les quatre escadrilles de la sont réunies à nouveau le . Le CGII/51 est commandé par le commandant Léopold Davout (1904-1985), polytechnicien qui est aussi diplômé de Sup aéro, il commande les et escadrilles et Jacques Collombet est pilote dans la escadrille ayant pour emblème une tortue ailée sur fond de croissant de lune, que commande Jean-Louis Nicot. Collombet rejoint sa nouvelle escadre le . Le groupe est stationné à Le Luc-Grande Bastide, puis se déplace à Vinon-sur-Verdon et revient au Luc. Le il est à Salon-de-Provence, mais lorsque les Allemands envahissent la France son groupe n'est pas opérationnel.
Le second groupe de la rejoint la base d'Étampes. Le , branle-bas de combat, il part attaquer les colonnes motorisées au sud d'Amiens avec dans sa section trois avions et dans l'autre deux avec chacun huit bombes de sur Potez 633. Ils sont en tout 14 avions répartis en 5 sections, la mission est réussie malgré des tirs nourris de la DCA ennemie. Le , il traverse la France avec l'adjudant Hegron en Potez 24 pour aller chercher deux Breguet 691 stationnés à Salon-de-Provence et les convoyer à Étampes. Le , avec son mitrailleur Hervieu, ils partent à bord d'un Potez 63 attaquer des chars près de Saint-Quentin et participent à l'Opération Dynamo lors de l'évacuation de Dunkerque. Jacques Collombet, malgré la présence de trois patrouilles de trois Messerschmitt 109, pique et lance ses bombes en vol rasant. Six avions allemands prennent en chasse l'avion d'Hégron qui réussit à rentrer, les trois autres suivent ceux de Collombet et de J.N. Laurenceau volant en rase motte et réussissent à rentrer. Les deux avions se crashent à l'atterrissage mais les équipages sortent indemnes, les avions partent à la casse. Il part le soir même à Cognac à bord d'un Breguet 693 avec d'autres pilotes pour aller chercher sept Breguet 693.
Le , il part sur un Breguet 693 bombarder et harceler les troupes allemandes au nord Abbeville en compagnie de deux autres avions. Cette mission est réussie, mais son avion est criblé de balles, conduit Davout à lui attribuer une seconde citation à l'ordre de la division aérienne.
Puis le , il rentre de mission à l'aide d'un seul moteur. Le , le groupe part d'Étampes pour Dadonville puis Bouard , Bricy 2 jours, Bouard, puis Bricy. La mission du se termine bien, mais les avions sont criblés de balles. Le , au cours d'un vol du S/C Chaillon, surveillé par Collombet, le train refuse de sortir, l'avion se pose sur le ventre et le lieutenant Collombet a le nez et l'arcade sourcilière endommagésSelon son épouse et J.N. Laurenceau, le Lebas lui aurait greffé un bout de peau de sa cuisse pour combler la blessure. Il n'en a jamais parlé à ses enfants et cette blessure ne figure pas dans son livret militaire. Le , il participe à 6 heures du matin à une mission de bombardement, puis une seconde à 17 heures aux alentours de Roy, puis le à une nouvelle sortie à l'est de Soissons qui se termine sur le train d'atterrissage à la suite d'un pneu crevé par une balle, le soir il assure sur Potez une liaison de Bouard à Toussus-le-Noble. Le , nouvelle mission : détruire un pont de bateaux sur la Seine à Pont-de-l'Arche, mission réussie malgré le brouillard et l'après-midi attaque d'une avant-garde sur la Marne. Repéré par les Allemands, ordre est donné de se replier sur la base aérienne de Bricy. Le , Collombet reçoit une citation pour une missionCitation rédigée par Davout le 22 juin 1940..
Le , le groupe apprend qu'il est déplacé à Saint-Jean-d'Angély, le 15 Collombet part reconnaître avec 5 autres équipages la base de Châteauroux Le soir, ils apprennent que les Allemands occupent Paris. Le , il réalise avec cinq autres équipages leur dernière mission la destruction du pont de Cosne-sur-Loire. Le , le groupe part pour Bordeaux avec l'objectif de faire passer avions et pilotes en Afrique du Nord, le lendemain et surlendemain, prises d'armes avec remise de décorationsBeaucoup de citations seront perdues soit à la Brigade, à la Division ou au GQG, Collombet relèvera que l'une de ses citations à la Campagne de France fut égarée.Le , Jacques Collombet est nommé commandant de ce qu'il reste de l'escadrille I/51. Du au , le groupe II/51 reste en stationnement à Toulouse, les vols sont interdits.
Le , la escadre est réorganisée. Les et escadrilles sont dissoutes. Les hommes et matériels de la , après avoir erré dans différentes bases, sont regroupés à partir du à Lézignan. Son épouse vient le rejoindre le et ils s'installent au 14 rue Guynemer à Lézignan. Le , il est nommé commandant de la escadrille, et le , il est nommé à l'état-major de Lézignan.
Le , les Allemands envahissent la zone libre et le 30, l'escadre est dissoute, Collombet est démobilisé. Il rentre à Paris avec femmes et enfants. Il trouve un emploi d'ingénieur au bureau d'études des Usines Farman et le , il est placé à sa demande en congé d'armistice. Le , il reçoit une affectation à l'état-major, au secrétariat à la défense aérienne de Vichy. Le , il répond qu'il n'est pas volontaire pour cette affectation et demande à rester à la SAUFCette lettre figure dans son dossier militaire. Ce qu'il obtient.
En , il entre à l'Organisation de résistance de l'Armée, qui ne lui donne aucune mission à effectuer à cause de l'avancement rapide des alliés et de la capture des chefs de l'organisation. Lors de la Libération de Paris, le , les nouvelles autorités demandent aux salariés de la SAUF de rester à leur poste, mais Collombet demande le sa réintégration dans l'armée et se porte volontaire pour la Campagne d'Allemagne. Mais il faut passer par les fourches caudines de la commission d'épuration et ce n'est que le qu'il est réintégré dans l'Armée de l'air comme commandant d'un centre de ravitaillement et de réparation. Il rencontre son chef de l'O.R.A, le colonel Ollivier, au centre d'essai en vol de Marignane au début de l'année.