Saint-Jean-de-la-Léqueraye (ou Lecqueraye) est une ancienne commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie. Depuis le , elle est une commune déléguée du Mesnil-Saint-Jean.
Géographie Localisation Saint-Jean-de-la-Léqueraye est une ancienne commune du Nord-Ouest du département de l'Eure. Elle se situe dans la région du Vièvre, à l'écart de la route reliant Saint-Georges-du-Vièvre à Lieurey et au sud du Mont Roty, le plus haut sommet du Nord-Ouest du département (). La commune se trouve au cœur de la région naturelle du Lieuvin, sur la ligne de crête entre Saint-Georges-du-Vièvre et Lieurey qui sépare les régions semi-bocagères du sud et les régions bocagères du nordhttp://www.atlaspaysages.hautenormandie.fr/CONNAITRE-LES-PAYSAGES-HAUTS-NORMANDS/Les-pays-de-l-ouest-de-l-Eure/Le-Lieuvin (consulté le 30 décembre 2016).. À vol d'oiseau, le bourg est à au nord de Bernay., à au sud de Pont-Audemer., à au sud-ouest de Rouen. et à au nord-ouest d'Évreux..
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Lascheria et Laschereia au (cartulaire de Préaux) ; Lescheria, Lalescreia, Eslescreia et Lesquereia en 1222 (cartulaire de Beaumont)Ernest Nègre - 1990 - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 96. ; Lecteria, S. Joannes de Leschereia, Lesquereya (cartulaire de Lisieux) et Saint Jean de la Lesqueraie vers 1376 (terrier de la Poterie-Mathieu)..
L'hagiotoponyme Saint-Jean fait allusion à l'église paroissiale de Saint-Jean-de-la-Léqueraye détruite.
Ces formes sont probablement à rapprocher de leschère, en langue d'oïl prairie marécageuse. Sans doute un lieu de défrichement de la forêt du Vièvre, divisé en parcelles.
Histoire Sa paroisse dépendait des chanoines de Lisieux. Des titres brûlés lors de la Révolution constataient qu’elle existait déjà en 1001. A la fin de l'ancien régime, elle rapportait la somme annuelle de 4000 livres (pouillé de Lisieux, 1766). L'église a disparu dans un incendie ; dès le , l'activité paroissiale s'est transférée au clocher voisin de Saint-Georges-du-Mesnil avant d'intégrer, à une date récente, le groupement paroissial Montgeoly (Montfort, Saint-Georges-du-Vièvre, Lieurey).
L'activité traditionnelle a été pendant des siècles concentrée autour d'unités artisanales et domestiques de tissage, de lin notamment, pour les besoins d'habillement et de fournitures maritimes (voiles). L'exploitation de marnières, nombreuses sur le territoire de la commune, a été une source de revenus complémentaires soumis en principe à l'obligation de déclaration au .
L'émigration vers les centres urbains au a fait très fortement diminuer la population de résidents permanents.
De grandes unités d'exploitation agricole et d'élevage sont désormais en place tandis qu'une part significative de l'habitat est représentée par des résidences secondaires.
Le , elle fusionne avec Saint-Georges-du-Mesnil pour constituer la commune nouvelle du Mesnil-Saint-Jean dont la création est actée par un arrêté préfectoral du .
Politique et administration Liste des maires
Jumelage Les quatorze communes de l’ancien canton de Saint-Georges-du-Vièvre sont jumelées avec :
Démographie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|Colombier du Bois Louvet. Plusieurs monuments sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel : l'église paroissiale Saint-Jean, détruite. ; un manoir du au lieu-dit l'Audière. ; un manoir des au lieu-dit le Bois Louvet., où subsiste, notamment, un colombier de fief de haubert construit au ; deux fermes : l'une du au lieu-dit le Buet., l'autre du au lieu-dit l'Audière..
Patrimoine naturel ZNIEFF de type 2 La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort..
Activités Le GAEC de la Ferme du Bois-Louvet, fabricant de glaces au lait de ferme, se trouve dans la commune. Des visites sont organisées. L'association Elisâne a lancé « A pieds d'ânes », activité proposant des visites nature et découverte, pédestres pour les adultes, accompagnant les enfants à dos d'âne. Des visites des petits sentiers, forêts, sous-bois faisaient découvrir un patrimoine unique aux visiteurs. Cette activité est actuellement suspendue.
Personnalités liées à la commune Henri, fils de Robert de Neubourg donne en 1190 à l'abbaye du Bec le droit de moute à Beaufou, huitième de fief à Saint-Jean-de-la-Lecqueraye. Richard de la Lecqueraye, prêtre, paye en 1193 au trésor royal une participation pour la rançon de Richard Cœur de Lion. Guérin de Glapion, sénéchal de Normandie, ayant pris parti pour Philippe-Auguste contre Jean Sans Terre, roi d’Angleterre, celui-ci confisque en 1203 ses fiefs de Courtonne et de la Lecqueraye pour les donner à l’évêque de Lisieux. Jean Le Mercier, âgé de 27 ans, serrurier, demeurant à Saint-Jean-de-la-Léqueraye, près de Pont-Audemer, condamné pour avoir occis dans un cabaret à Saint-Martin-Saint-Firmin du Vièvre le sieur Des Mouceaux dit la Coudraie, huissier, lors d'un combat avec des sergents à la suite d'une rixe sur le chemin revenant de la Couture, lève la fierte (châsse de Saint Romain) en 1671.
Bibliographie chanoine Porée. Histoire de l'abbaye du Bec, tome I, , note 6. Amable Floquet, greffier à la cour royale de Rouen. Histoire du privilège de Saint Romain, gravures d'Espérance Langlois, Rouen, Le Grand, 1833, deux volumes. Lire en ligne sur Wikisource. Le second volume contient un inventaire de ceux qui ont levé la châsse, et leur cause : voir page 486.
Voir aussi Articles connexes Liste des communes de l'Eure
Liens externes
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Ancienne commune dans l'Eure Catégorie:Commune déléguée dans l'Eure Catégorie:Ancienne commune sans église en France