La galerie de Beaujolais est une voie du à Paris.

Situation et accès Elle est l'une des galeries sous arcades située à l'intérieur du Palais-Royal, et qui longe le côté nord de ses jardins. Elle débute au péristyle de Beaujolais et se termine au péristyle de Valois, ..

Le passage du Perron permet de rejoindre la rue de Beaujolais qui lui est parallèle, entre les de ladite rue.

Origine du nom Elle porte ce nom en raison du voisinage de la rue de Beaujolais.

Historique Cette voie privée fait partie du Palais-Royal. Elle fut construite par l'architecte Victor Louis dans les années 1780, à la demande du duc Philippe d'Orléans, propriétaire du site.

Sites particuliers Le Grand Véfour au 79 : d'abord Café de Chartres, ouvert en 1784, il devient après la Révolution un restaurant. Jean Véfour, dit le « Grand Véfour », la racheta à partir des années 1820 et en fit un restaurant à la mode, fréquenté par les personnalités du Tout-Paris au cours du . Il tombera un peu dans l'oubli après la Première Guerre mondiale. Il est racheté en 1948 par Raymond Oliver qui relance l'établissement ; le restaurant redevient un lieu de rendez-vous mondain. La famille Taittinger le rachète en 1983. Cette même année, le , un attentat à la grenade qui restera non élucidé blesse une douzaine de personnes dont Françoise Rudetzki, qui fondera par la suite l'association SOS Attentats. L'établissement a été restauré avec un décor Second Empire et est étoilé au Guide Michelin avec le chef Guy Martin. Il a perdu sa troisième étoile en 2008. La bibliothèque-musée de la Comédie-Française. Le salon de mademoiselle Montansier : au premier étage se trouvait l'appartement de mademoiselle Montansier qui recevait dans son salon tous les hommes politiques de l'époque : Paul Barras, Jacques-René Hébert, Georges Jacques Danton, Jean-Paul Marat, Maximilien de Robespierre, Jean-Lambert Tallien, Fabre d'Églantine, Camille Desmoulins, Georges Couthon et Napoléon Bonaparte ; Paul Barras a habité au second étage. Le Café des Aveugles, au sous-sol du 103, appelé ainsi car les musiciens de l'orchestre étaient aveugles. Il était fréquenté par une société très mélangée de sans-culottes et de prostituées. Au 89 Le Café du Caveau, dit aussi du Perron, fut fréquenté par des artistes et des écrivains de l'époque, Marie-Joseph Chénier, Jacques-Louis David et des hommes politiques. C'est là que se réunit durant vingt-sept ans, de 1762 à 1789, la deuxième société du Caveau, une célèbre goguette. Baptisé « Le Sauvage », son sous-sol accueille des divertissements libertinsIsabelle Calabre, « Palais-Royal : on joue, boit et lutine… », , in « Votre quartier sous la Révolution », Le Nouvel Obs Paris - Île-de-France, , semaine du 5 au 11 avril 2007, .. Au 108, sous la Révolution, les membres du club de 1789 de Condorcet et Mirabeau s'y réunissent.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du de Paris Victor Louis

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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