L'Île-Bouchard est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Elle est un lieu de pèlerinage catholique depuis des apparitions mariales en 1947.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Vienne, la Manse, le Ruau et deux petits cours d'eau. La commune est incluse dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

S'étendant sur , elle est de configuration singulière puisque composée de deux faubourgs, Saint Maurice et Saint Gilles, respectivement en rive gauche et rive droite de la Vienne, reliés par un pont et séparés par L'Île, berceau de la cité.

L'Île-Bouchard est une commune rurale qui compte en . Ses habitants sont appelés les Bouchardais.

Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le couvent des Cordeliers de L'Île-Bouchard, construit aux , est inscrit en 1929 (ancienne chapelle) puis en 1946 (restes du couvent). Le Prieuré Saint-Léonard datant du Moyen Âge est classé en 1958. L'église Saint-Maurice de L'Île-Bouchard, construite au , est classée en 1908. L'église Saint-Gilles, un édifice du dont les voûtes ont été refaites au milieu du et dont le chœur date du , est classée en 1908.

Géographie Localisation Située à 280 kilomètres de Paris, L'Île-Bouchard est également à 43 kilomètres au sud de Tours, 75 kilomètres au nord de Poitiers et 45 kilomètres à l'est de Saumur. alt=|gauche|vignette|Vignes.

Les villes de taille supérieure les plus proches sont Chinon, Azay-le-Rideau, Sainte-Maure-de-Touraine et Richelieu, toutes quatre localisées à équidistance de la commune, à une quinzaine de kilomètres.

L'Île-Bouchard est positionnée très en aval de la vallée de la Vienne dans la mesure où elle ne se situe qu'à une trentaine de kilomètres de Candes-Saint-Martin, où la rivière, longue de 372 kilomètres, se jette dans la Loire, dont elle est l'un des affluents majeurs.

L'Île-Bouchard est par ailleurs au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Du point de vue viticole, L'Île-Bouchard fait partie de l'aire de l'AOC Chinon.

Hydrographie vignette|gauche|Réseau hydrographique.|alt=|190x190px L'Île-Bouchard est traversée par la Vienne (), qui en constitue une limite séparative sur sa partie sud-est. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de , comprend un autre cours d'eau notable, la Manse (), et deux petits cours d'eau, pour certains temporaires...

La Vienne, longue de , prend sa source sur le plateau de Millevaches, dans la Creuse, à une altitude comprise entre 860 et et se jette dans la Loire à Candes-Saint-Martin, à , après avoir traversé .. La station de Nouâtre permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Vienne. Le débit mensuel moyen, calculé sur dans cette station, varie de au mois d'août à au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station fut de , le , la hauteur maximale ayant été peu de temps après, le , à le ... alt=|gauche|vignette|La Manse.|185x185px Sur le plan piscicole, la Vienne est classée en deuxième catégorie. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)..

La Manse quant à elle, longue de , prend sa source à une altitude de sur la commune de Bossée et se jette en rive droite de la Vienne à L'Île-Bouchard, à , après avoir traversé .. Sur le plan piscicole, la Manse est également classée en seconde catégorie.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Épain à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme

alt=|vignette|Rues des Quatre-Vents et Gambetta. Typologie Au , L'Île-Bouchard est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (53,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (38,2 %), terres arables (24,8 %), prairies (14,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (13,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,7 %), cultures permanentes (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de l'Île-Bouchard est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Ruau, la Manse et la Vienne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1999 et 2013, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de l'Île-Bouchard. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 959 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 1990 et par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie L’Île-Bouchard, dans le Cartulaire de l’abbaye de Noyers, est désigné en 1189 sous le nom dInsula Buchardi. Sur cette île, des vestiges romains ont été identifiés. Les toponymes formés avec île, du latin insula, sont parfois des villages établis sur des îlesStéphane Gendron -Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 25.

La tradition conclut simplement au patronyme éponyme du lieu, une coïncidence toponymique sur la racine « Bouche » laissant supposer l'inverse (le lieu aurait donné son nom à la seigneurie). La signification la plus courante de cette racine toponymique est en effet « passage », au sens large, aussi bien en montagne que sur une rivière ou un fleuve, que passage pour une embarcation.

Histoire alt=|vignette|Vue depuis la rue Saint-Lazare.|288x288px Un seigneur.... nommé Bouchard jeta les fondations d’un castrum sur l’île vers 885mairie-ilebouchard.fr. Il dirigea entre autres une expédition chargée de ramener en Touraine les reliques de saint Martin, qui se trouvaient en l’église d’Auxerre.

Les successeurs de Bouchard sur les seigneuries de l'Isle, Rivarennes et Bréhémont, traversèrent les siècles, dont ses descendants directs jusque vers 1629 (la famille de L'Isle-Bouchard, fondue dans les La Trémoïlle par le mariages de l'héritière Catherine avec Georges de La Trémoille en 1427). Puis la baronnie de L'Ile-Boucherd est cédée à Richelieu, et les ducs de Richelieu la garderont jusqu'à la Révolution comme membre de leur duché-pairie de Richelieu.

Les fils de Bouchard (fl. vers 887), Bouchard (II) et Vivien, sont actifs vers 930, donateurs au chapitre de St-Martin. Puis viennent les fils de Vivien : Thibaut (fondateur en 987 du prieuré Notre-Dame de Tavant, qui sera offert à l'abbaye de Marmoutier), et Orderand ou Arderand (fl. en 965). Le fils de ce dernier, Bouchard III ou II, est actif vers 987-1020. Les fils de Bouchard III-II et de sa femme Aénor de (La) Rivière sont : Geoffroi Foucauld ou Fouel/Fuel († vers 1073/1080 sans postérité), et Hugues/Huon/Ivon (fl. 1030 ; † encore jeune dès 1032/1037), leurs frères étaient Hubert ; Aymeri, religieux à Marmoutier ; et Mahotte, dame de Villaines, x avant 1020 Ernault de Brizay). Hugues/Huon/Ivon de L'Ile-Bouchard Bouchard IV ou III († en 1071 sans postérité) ; d'abord sous la tutelle de ses oncles Aimery puis Geoffroy Fuel, il se révolte contre ce dernier pour le contrôle de L'Ile-Bouchard, brûle le prieuré de Tavant resté sous le contrôle de Geoffroi, et donne vers 1060/1070 l'église de Rivière à l'abbaye de Marmoutier en réparation ; bienfaiteur de St-Gilles) A(i)mable/Agnès (née après 1020), qui transmet la seigneurie à son mari Archambaud Bore († v. 1083), chevalier du château de Langeais, d'où : Barthélemi () (vers 1050-vers 1108), x Gerberge fille d'Eon de Blaison et de Tchélétis de Trèves, Maubergeonne/Amalaberge Dangereuse (v. 1075-v. 1150), femme vers 1100 d'Aymeric Adhémar de Châtellerault Aénor de Châtellerault , mère d'Aliénor d'Aquitaine ; Aimeri/André Péloquin (cité en 1137 ; † vers 1138/1141), sire de L'Isle, Rivière et Rivarennes, x d'Eustach(i)e, remariée à Robert II de Blo(u) de Champigny, qui exerça la seigneurie à la mort d'André Péloquin) Bouchard, Péloquin II († v. 1150) ; x Hersinde. Sans postérité. Barthélemi I ou (cité en 1160 ; † v. 1170), Bouchard V ou IV († vers 1189), baron de L'Isle-Bouchard, bienfaiteur du prieuré N-D de Tavant et de Turpenay, x Laurence et/ou de Pétronille/Péronelle. Bouchard VI ou V le Jeune († après 1220 sans postérité) ; Péloquin ; Renaud/Regnauld, croisé en 1219 ; Béatrix ; Barthélemi III ou II († vers 1230), chevalier banneret, x (vers 1200) Elisabeth/Isabeau, fille d'Olivier de Rochefort.