Marville-Moutiers-Brûlé est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.
Le suffixe Moutier Brûlé signale l'existence d'un ancien monastère incendié.
Exposée à un climat océanique altéré, aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « vallée de l'Eure de Maintenon à Anet et vallons affluents » est une zone spéciale de conservation composée de pelouses calcicoles abritant des espèces protégées au niveau régional, avec de nombreuses orchidées, mais aussi la Gentiane d'Allemagne, la Koélérie du Valais, le Fumana vulgaire et des papillons particuliers (Zygènes et Lycènes)
Marville-Moutiers-Brûlé est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968.
Géographie Situation
Communes limitrophes
Lieux-dits et écarts La commune regroupe quatre hameaux : Blainville, Imbermais, Vigny et la Vovette.
Transports et voies de communications Réseau routier La commune de Marville-Moutiers-Brûlé est traversée par la route nationale 154.
Desserte ferroviaire La gare la plus proche est la gare de Dreux à .
Bus Ligne d'autocar 20 du réseau TER Centre-Val de Loire.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Marville-Moutiers-Brûlé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,8 %), forêts (11,6 %), zones urbanisées (4,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Marville-Moutiers-Brûlé est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par ruissellement et coulée de boue, notamment la Cloche. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1987, 1999, 2001 et 2018, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Marville-Moutiers-Brûlé. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des mouvements de sols liés à la présence d'argile, des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des effondrements généralisés, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 55,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 252 sont en aléa moyen ou fort, soit 60 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999, 2016, 2018 et 2019.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Les formes anciennes de Marville-Moutiers-Brûlé sont : Manulfivilla v.825MERLET (L.) Dictionnaire topographique du département d'Eure-et-Loir (1861), p. 114., Matrevilla 980, Matervilla 982, Merrevilla 1246, Marrevilla-in-Drocensi 1300, Marville-en-Drouays 1530, Marville-Moutier-Bruslay 1612, Saint-Pierre de Marville-Moutié-Bruslé 1736, Marville-le-Mouthier-Brûlé 1750.
L'étymologie du premier terme du nom de la commune, Manulfivilla, indique un mot composé mérovingien formé du germ. man "homme" + germ. ulf "loup" + lat. villa "domaine"FERGUSON (Robert) The Teutonic Name-system, Applied to the Family Names of France, England and … (1864), p. 58, 71.. Qui évoluera près apocope en MatrevillaQUICHERAT (J.) De la formation française des anciens noms de lieu (1867), p.62.. Il pourrait signifier "Domaine de l'homme loup".
Le deuxième, Moutier "monastère", est issu du lat. pop. monisterium attesté au CNRTL, Moutier, indiquant la présence d'un oratoire dès l'époque mérovingienne.
Le troisième, Brûlé, tire son origine de l'incendie de l'église par les huguenots en 1562.
Histoire
Le , près du village de Blainville, la bataille de Dreux oppose l'armée du roi Charles IX aux soldats protestants commandés par le prince de Condé et l'amiral de Coligny. Les combats ont duré quatre heures et laissé 8000 morts sur le terrain. L'église Saint-Pierre est brûlée lors de ces combats.
Histoire d'Imbermais
Imbermais est connu depuis le sous les noms de Gimberti Vallis ou Imberti Vallis. Les moines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés y envoyèrent des colons (colonat partiaire) qui cultivaient les terres.
Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15. et 1 au conseil communautaire.
Une seule liste, menée par Véronique Baston, maire sortante., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement un conseiller communautaire est élu pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 43,42 %.. Véronique Baston est réélue maire le ..
Liste des maires alt=La mairie en 2017.|vignette|centré|La mairie en 2017.
Politique environnementale
Population et société Démographie
Enseignement
Manifestations culturelles et festivités
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Pierre et monuments aux morts Connu depuis 1157, les Anglais attaquent Marville lors de la guerre de Cent Ans entre 1421 et 1438 et l'église paroissiale (appelée moutier et non pas monastère) est la proie des flammes. Moutiers-Brûlé est alors ajouté au nom du lieu.
À côté de l'église se trouvent deux monuments aux morts : le premier, À nos chers Gardes Mobiles du 2° bat. tombés bravement au combat d'Imbermais, ; le second en hommage aux poilus de la guerre 1914-1918.
Dans le cimetière, situé à l'écart du bourg sur la route de Blainville, se trouve également un carré militaire rendant hommage à cinq soldats Morts pour la France entre 1914 et 1918.
Hameau de Blainville Le hameau de Blainville inclut la chapelle Sainte-Anne, dont la cloche, datée de 1531, est classée monument historique au titre d'objet.
Hameau d'Imbermais Imbermais accueille « Les Jardins d'Imbermais », ferme proposant aux acheteurs de la région drouaise de faire eux-mêmes la cueillette de leurs fruits et légumes., ainsi que l'ancienne chapelle Saint-Jacques.
Hameau de Vigny Vigny est doté d'un château d'eau, construit en 1935, d'une éolienne restaurée, ainsi que de l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Pitié.
Hameau de la Vovette La Vovette est située au nord de la commune, entre le bourg et le hameau de Blainville.
Personnalités liées à la commune François Joulet, sieur de Chatillon, d'Imbermais et de Houdainvilliers (1590), écuyer du roi Henri IV, inhumé en 1613 dans la chapelle d'Imbermais, ainsi que son épouse Anne de Gravelle en 1625, puis transférés dans l'église de Marville-Moutiers-Brûlé en 1838Les environs de Dreux, Volume II. Pages 281-285. Édouard Lefèvre. Res Universis.. La dalle funéraire est classée monument historique en tant qu'objet et la plaque l'accompagnant inscrite à ce même titre.