Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan est une commune française située dans le nord du département du Gard en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Cèze, la Claysse, le ruisseau de Malaygue, Valat de Lérou et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (« la Cèze et ses gorges » et les « garrigues de Lussan ») et cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan est une commune rurale qui compte en . Ses habitants sont appelés les Saint-Jeannais ou Saint-Jeannaises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château d'Avéjan, inscrit en 2018.

Géographie

Le village se situe au nord du département du Gard, à de l'Ardèche (Saint-Sauveur-de-Cruzières). Il est composé d'un bourg central (Saint-Jean-de-Maruéjols), d'un hameau (Avéjan) et de plusieurs lieux-dits.

La commune fait partie de la Communauté de communes du Pays de Cèze, du canton de Rousson et de l'arrondissement d'Alès.

Saint-Jean est un village situé en bordure des gorges de la Cèze, où la verdure et le pittoresque sont lieux de rendez-vous. Divers vestiges gallo-romains indiquent que ce lieu a été habité très anciennement.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Méjannes-le-Clap à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|Site Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats. : « la Cèze et ses gorges », d'une superficie de , un territoire dont les principaux habitats naturels sont des formations méditerranéennes (Asplenion, Quercion ilicis) dans les gorges, avec notamment des descentes remarquables d'espèces montagnardes.

et un au titre de la directive oiseaux : les « garrigues de Lussan », d'une superficie de . Ce site abritait en 1999 un site de nidfication d'un couple de vautour percnoptère. Ce site constitue un lien essentiel dans la petite population méditerranéenne résiduelle du Sud-Est de la France (comprenant une vingtaine de couples seulement), situé entre les noyaux d'Ardèche et Drôme-Isère, au nord, des gorges du Gardon, au sud, du Lubéron et des Alpilles, à l'est, du haut montpelliérais et des Gorges Tarn-Jonte..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : les « gorges de la Cèze amont » (), couvrant du département., et la « rivière de la Cèze à l'aval de Saint-Ambroix » (), couvrant du département. et trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : le « cours moyen de la Cèze » (), couvrant du département. ; les « gorges de la Cèze » (), couvrant du département. ; les « plateaux calcaires méridionaux du Bas Vivarais » (), couvrant du département..

Urbanisme Typologie Au , Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (57 %), forêts (23,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,3 %), cultures permanentes (4,5 %), zones urbanisées (3,3 %), terres arables (3,3 %), prairies (0,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment la Cèze et la Claysse. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1987, 1992, 1993, 1998, 2002 et 2006, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 92,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 523 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1983.

Risques technologiques La commune est en outre située en aval du barrage de Sénéchas, un ouvrage de classe A doté d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments..

Histoire Dénominations Villa Sancti-Johannis-de-Marugolz en 1254. Sanctus-Johannes-de-Marojolis en 1384, plus tard, Saint-Jean-des-Asneaux, et Maruéjols-les-Anels en 1793.

C'est une paroisse du doyenné de Barjac, succursale érigée par décret du 17 prairial an XIII () avec vicariat décrété le ; la population se compose de 529 catholiques et 280 protestants ; l'annexe d'Avéjan et Belvezet donne un supplément de 348 catholiques. L'église paroissiale, en grande partie reconstruite et considérablement agrandie, fut bénite par Monseigneur Plantier, le . Elle est de style roman simple et sévère.

Avant 1790, c’était une paroisse du diocèse d'Uzès (doyenné de Saint-Ambroix) régie par un vicaire perpétuel. Le bénéfice du titre de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste était un prieuré simple et séculier, à la pleine collation de l’évêque d'Uzès ; le vicaire était institué par l’évêque, sur la présentation du prieur local.

Divers débris gallo-romains indiquent que ce lieu a été habité fort anciennement ; la maison de Crussol d'Uzès y était en possession de tous ces droits fort étendus.

Le château de Saint-Jean tomba, en 1628, aux mains des huguenots de Rohan, à la suite de l'assemblée des protestants à Alais. Rohan fit démanteler ce château qui appartenait à son vaillant adversaire le Marquis de Portes.

En , Cavalier incendia l'église et treize maisons du village ; vingt personnes, parmi lesquelles quatre femmes et un enfant de deux ans, furent massacrées. Une assemblée fut ensuite tenue sur la place publique et on força les catholiques à y assister.