Saint-Martial est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Rieutord, l'Elbes, le ruisseau de Combe Bonne et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans les Cévennes.
Saint-Martial est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1846. Ses habitants sont appelés les Saint-Martialais ou Saint-Martialaises.
Appartenant au canton de Sumène, la commune est située dans l'aire optimale d’adhésion au parc national des Cévennes et fait partie de la communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises.
Géographie Localisation vignette|gauche|350 px|Carte.
À vol d'oiseau, Saint-Martial est située à de Sumène, de Ganges, du Vigan., de Nîmes., de Montpellier. et de Paris..
Hameaux, lieux-dits et mas On trouve, sur le territoire de la commune, plusieurs hameaux, lieux-dits et mas : le Mas de l'Hoste, le Mas de Daumet, le lieu-dit Le Viala, Cabanevieille, Bouzanquet, Goutanière, le mas de Fougairolles, Isserviel, Le Galinier, Campauriol, Canduron-Liron et Le Pompidou.
Communes limitrophes
Géologie et relief Le territoire de la commune est constitué de schiste, qui a servi à construire la majeure partie des bâtiments de la commune, et de granit. L'altitude du village est d'environ et le point culminant de la commune, dont la superficie est de , est situé à . La montagne du Liron, qui culmine à ., est située au nord de la commune.
Hydrographie Il y a, sur le territoire de la commune, deux rivières principales : le Rieutord, qui prend sa source dans la montagne du Liron, au nord de la commune, et un de ses affluents : l'Elbès, qui le rejoint en aval du village..
On trouve également plusieurs ruisseaux, tels que le Ruisseau de Combe Bonne., qui se situe principalement sur le territoire de Saint-Roman-de-Codières, le Valat de Blaquisses. et le Valat de la Bugade..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Voies de communication et transports
Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée... Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion du Parc national des CévennesLa réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.. Ce parc national, créé en 1967, est un territoire de moyenne montagne formé de cinq entités géographiques : le massif de l'Aigoual, le causse Méjean avec les gorges du Tarn et de la Jonte, le mont Lozère, les vallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol..
La commune fait partie de la zone de transition des Cévennes, un territoire d'une superficie de reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec animales, de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons...
Urbanisme Typologie Au , Saint-Martial est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (96,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (86,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,8 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Martial est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment le Rieutord. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 1995 et 2020, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Martial. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 13,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 54 sont en aléa moyen ou fort, soit 23 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Martial est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Toponymie La forme la plus ancienne est Castrum S. Martialis, attestée en 1156. Ce toponyme se rapporte à Martialis, premier évêque de LimogesAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1914..
Histoire Préhistoire Les vestiges humains les plus anciens sont les menhirs et les dolmens, comme ceux du col du Bès, du Devinaïre ou de l'AstricAssociation Val de l'Elbès, Saint-Martial: des lieux et des hommes en terre cévenole : guide pour découvrir les patrimoines de la commune de Saint-Martial (Gard), mai 2013, 125 p., retrouvés un peu partout sur le territoire de la commune, dans la vallée du Rieutord.
Moyen Âge Cependant, la création d'un village à proprement parler daterait, selon Isidore Boifflis de Masanne, écrivain, érudit et maire de Sumène de 1872 à 1877, du ou du , période où les Sarrazins ont envahi le sud de la France. La vallée où se situe actuellement le village de Saint-Martial aurait pu échapper à leurs attaques et, ainsi, offrir un lieu où le seigneur et l’évêque d'une terre voisine appelée Hierle auraient pu se réfugier. Cette hypothèse pourrait expliquer l'existence d'un tribunal ecclésiastique ayant porté, entre le début du Moyen Âge et la création du diocèse d'Alès en 1694, le nom d'archiprêtré, Cour de Monsieur l'archiprêtre d'Hierle et de Saint-Martial.
Dès le , le village, qui est appelé El Castel de San Marsal, est fortifié. Le rempart, qui passe rue des Barris, possède deux portails, un place du Portail, vers le nord, et l'autre portail du Trives au Sud, en direction de Saint-Roman-de-Codières.
À cette époque, le village appartient à la famille d'Anduze. Bernard d'Anduze, évêque de Nîmes de 947 à 986, fait don du tiers du village lui appartenant et de ses droits seigneuriaux à son évêché. Une partie de ses terres appartiennent ensuite à ses frères ou neveux.
Les évêques de Nîmes étant, à différents degrés, coseigneurs du village, Saint-Martial devient le centre de l'archiprêtré d'Hierle et Sait-Martial. Ces derniers séjournent dans le village jusqu'au . Certains historiens pensent que cet archiprêtré était en fait l'évêché mérovingien d'Aristum, datant du et allant d'Alès au Vigan.
En 1384, le village compte 4 feux et demi, ce qui correspond environ à une vingtaine de personnes.
Renaissance et Époque moderne Au début du la population de Saint-Martial est d'environ 800 habitants (environ 140 feux durant les guerres de Religion). C'est à cette époque que l'agriculture se développe fortement dans le village, principalement grâce à la construction de murets en pierres sèches qui forment des terrasses appelées « traversiers » ainsi qu'à différents systèmes d'irrigations.
Du au l'industrie principale du village est le cardage de la laine. C'est à cette époque que les bergers de la commune choisissent saint Blaise comme saint patron, celui-ci étant le protecteur du bétail et des cardeurs.
Lors des guerres de Religion une partie de la population se tourne vers le protestantisme même si la majorité de la population reste catholique. Cette majorité catholique résiste contre les Huguenots, qui tentent de prendre le village. Ils y parviennent en 1573, peu de temps après le massacre de la Saint-Barthélemy.