Cabas-Loumassès (Cabàs e Lo Massès en gascon) est une ancienne commune française située dans le sud du département du Gers, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays d'Astarac, un territoire du sud gersois très vallonné, au sol argileux, qui longe le plateau de Lannemezan.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Arrats, l'Arrat de devant et par divers autres petits cours d'eau.

Cabas-Loumassès est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1841. Elle fait partie de la communauté de communes Val de Gers. Ses habitants sont appelés les Cabassésais et Cabassésaises.

Cabas-Loumassès est la plus petite commune du canton d'Astarac-Gimone. En 2025, elle fusionne avec Monbardon, Saint-Blancard et Sarcos pour devenir Cap d'Astarac.

Géographie Localisation La commune de Cabas-Loumassès se situe dans le sud du canton d'Astarac-Gimone et dans l'arrondissement de Mirande. C'est une commune du Gers et de la Gascogne. Historiquement, Cabas-Loumassès fait partie de l'Astarac.

La superficie de la commune est de ..

Communes limitrophes

Géologie et relief vignette|redresse=1.4|Le village vu depuis les hauteurs de la commune. Cabas-Loumassès a une altitude minimale de et une maximale de , son altitude moyenne est de tandis que celle de sa mairie est de .

La commune dispose d'un paysage de coteaux.

Cabas-Loumassès se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)Plan séisme.

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Cabas-Loumassès. Deux rivières traversent la commune : l'Arrats traverse la commune en son milieu du sud vers le nord, ses eaux alimentent le lac de l'Astarac et son débit est régulé par le canal de la Neste qui contribue toute l'année au soutien d'étiage de la rivière ; l'Arrats de devant délimite la frontière est de la commune avec la partie ouest de la commune de Saint-Blancard ; ses eaux alimentent aussi le lac de l'Astarac.

Divers ruisseaux sillonnent la commune, pour la plupart propres à cette dernière : les ruisseaux du Pin ou du Mascaron (délimitation sud avec Manent-Montané), du Néron, d'Enguillot (délimitation nord avec Arrouède), des Landes ou des Communaux et du Bois de la Lanne (délimitation nord avec Bézues-Bajon) sont situés sur le versant ouest et sont affluents de l'Arrats ; le ruisseau du Briquet (délimitation sud-est avec Saint-Blancard) est situé sur le versant est et est affluent de l'Arrats de devant.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à ..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Sadeillan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .. Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , Cabas-Loumassès est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,2 %), forêts (8,2 %), prairies (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %)..

Morphologie urbaine L'habitat est dispersé. Un lotissement s'est développé à l'ouest de la salle des fêtes.

Logement Cabas-Loumassès comprend en 2018 32 logements, parmi lesquels 73,9 % sont des résidences principales, 3,3 % sont des résidences secondaires et 22,9 % sont vacants. 87,0 % des ménages sont propriétaires de leur logementInsee Résumé statistique.

Voies de communication et transports Cabas-Loumassès est traversée du nord au sud par la D 40 qui relie Aubiet aux Hautes-Pyrénées. En direction de l'est, la D 128 qui relie Panassac à la Haute-Garonne passe à 300 mètres du village.

Risques majeurs Le territoire de la commune de Cabas-Loumassès est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Cabas-Loumassès. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (94,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 93 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2000 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 1993 et par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie Cabas vient du latin Capatius mais elle a aussi été brièvement connue sous les noms de Sainte Grâce et de Cabasso. En 1821, Loumassès ou Lou Massès qui signifie la maison en gascon Toponimia occitana e senhalizacion en occitan : Gèrç est rattachée à Cabas et la commune prend le nom de Cabas-Loumassès (Cabàs e Lo Massès en gascon).

Histoire Les Templiers et les Hospitaliers L'histoire de Cabas avant le est peu connueValdegers.fr. Une charte des coutumes aurait été octroyée en 1140 et renouvelée en 1248.

Il existait à l'époque l'hôpital de Cabas, qui était une commanderie de fondation templière.. La plus ancienne charte attestant de l'existence de cette commanderie est conservée au grand prieuré de Toulouse, tel que le montre cet extrait :

Vers la fin du , Bertrand Cadolhe, qui était à l'époque Hospitalier et précepteur de Cabas, élabora le dessein d'ériger une bastide. Le projet est approuvé par Guillaume de Villaret, qui était à l'époque un grand prieur de Saint-Gilles. Doté de la charte de procuration par laquelle son supérieur lui accorde tous les pouvoirs nécessaires pour la réalisation du projet, Bertrand Cadolhe commença des pourparlers avec Centulle III, qui était comte d'Astarac, qui débouchèrent sur un traité de paréage signé le à Castelnau-Barbarens. La bastide est fondée sous le nom de Sainte-Grâce mais reprit rapidement son ancienne appellation de Cabas.

Avec cet accord, Bertrand Cadolhe cédait à Centulle III la moitié de la juridiction et de tous les revenus de Cabas, gardant seulement pour lui et ses successeurs la totalité des droits ecclésiastiques et de la seigneurie spirituelle. Le comte d'Astarac s'engageait lui à élever la bastide à ses frais et à respecter toutes les franchises dont bénéficiaient déjà les habitants. Chacun des successeurs de Centule III et de Bertrand Cadolhe, en prenant possession de Cabas, devait être tenu de jurer qu'il respecterait toute sa vie durant les conditions du traité.

De plus, dans la charte de procuration, Guillaume de Villaret autorisait Bertrand Cadolhe à traiter avec l'archevêque d'Auch, pour échanger des droits que l'hôpital possédait à Saint-Léon, contre la seigneurie spirituelle de la paroisse de Sabaillan. Ainsi, l'accord augmenta la puissance des Hospitaliers à Sabaillan et fit de l'ombrage au seigneur temporel de la localité, Dalmace de Sabaillan, avec lequel le précepteur de Cabas fut obligé de transiger en 1301 pour la réglementation de leurs droits respectifs.

La commanderie de fondation templière passa aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem au milieu du .

Fusion En 1821, Cabas fusionne avec Loumassès.

Cabas est considérée par les historiens comme en raison de son développement limité.

Loumassès, quant à elle, comprend le château de Loumassès qui a longtemps été le fief de la famille de Béon.

Politique et administration Canton En 1793, la commune de Cabas-Loumassès fait partie du canton de Mont-d'Astarac au sein du district de Mirande. Elle est rattachée en 1801 au canton de Masseube toujours au sein du district de Mirande.

À compter des élections départementales de 2015, la commune rejoint le nouveau canton d'Astarac-Gimone.

Administration municipale Le conseil municipal de Cabas-Loumassès comprend, en plus du maire, deux adjoints et quatre conseillers municipaux.

Liste des maires vignette|droite|L'ancienne mairie du village, située aujourd'hui dans l'école fermée.

Population et société Démographie

En l'an XI, Cabas comptait 113 habitants contre 57 pour Loumassès. La population de Cabas-Loumassès n'a ensuite cessé de diminuer depuis le début du .

Comme dans toutes les communes rurales entourant Cabas-Loumassès, le déficit des naissances s'est accentué à partir de 1914. La population est stable depuis les années 90.

Cabas-Loumassès est ainsi la la moins peuplée du Gers.

Enseignement L'école de la commune a été fermée en 1966.

Cabas-Loumassès fait partie de l'académie de Toulouse.

Manifestations culturelles et festivités vignette|droite|La salle des fêtes. La commune dispose d'une salle des fêtes récente. Fête patronale : à Cabas et à Loumassès.

Santé Il n'y a pas de médecin à Cabas-Loumassès. Les médecins et la pharmacie les plus proches sont à Boulogne-sur-Gesse et l'hôpital est à Auch.

Sports Il n'y a pas de clubs sportifs à Cabas-Loumassès.

Économie Emploi

En 2018, la population âgée de s'élève à , parmi lesquelles on compte 74,1 % d'actifs (66,7 % ayant un emploi et 7,4 % de chômeurs) et 25,9 % d'inactifsLes inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des est inférieur à celui de la France et du département.