Pierre-Albert Douat, dit J. Blass, né à Bordeaux le et mort à Paris le , est un caricaturiste, dessinateur de presse et illustrateur français de la seconde moitié du .
Biographie
Fils de Marie-Clara Michaud et de Vital Douat, un capitaine au long cours originaire de Pauilhac, Pierre-Albert est né au n°57 du quai de Bourgogne (actuel quai Richelieu) à BordeauxRegistre des actes de naissance de Bordeaux, section 2, acte n 13 du 4 janvier 1847.. Devenu armateur sous le Second Empire, Vital est bientôt ruiné par son train de vie et par des entreprises hasardeuses. Après avoir fui à l'étranger pour échapper à ses créanciers, il commet des fraudes à l'assurance, tout d'abord en simulant sa mort afin que sa famille puisse toucher l'assurance-vie, puis en incendiant sa propre cargaison dans le port d'Anvers. Condamné à mort, il voit sa peine commuée en sept années de réclusion en Belgique. En attendant son extradition, c'est donc par contumace que la justice française le condamne en 1867 à vingt ans de travaux forcés pour une autre escroquerie commise avec la complicité de son fils aîné Auguste.
vignette|Titre du Triboulet par J. Blass (avant 1888).
En 1877, Pierre-Albert Douat fonde un éphémère concurrent de La Lune rousse d'André Gill, intitulé L’Éclair, où il fait ses débuts de dessinateur sous le pseudonyme de « Bourgevin ». Peu de temps après, il adopte le nom de plume « J. Blass », clin d’œil au picaresque Gil Blas faisant probablement allusion à son célèbre confrère Gill. Il a aussi utilisé les pseudonymes « Pouf » (pour La Comédie politique de Lyon), « Spoer » et « Gibet » (pour certains dessins du Pilori).
Principal dessinateur de deux feuilles satiriques monarchistes, Le Triboulet et Le Pilori, J. Blass collabore également à de nombreuses autres publications et illustre plusieurs ouvrages de Jean Drault. Célèbre pour ses caricatures d'hommes politiques (tels que Jules Grévy ou Jules Ferry), il est considéré par son ami John Grand-Carteret comme « le premier caricaturiste de la Troisième République »John Grand-Carteret (dir.), Le Livre et l'image, 1894, t. III, ..
Atteint par la phtisie depuis 1890, Douat meurt le à son domicile du n 52 de la rue Notre-Dame-de-LoretteRegistre des actes de décès du de Paris, acte n 910 du 18 juin 1892.. Les obsèques ont lieu à l'église de la Trinité en présence de nombreux dessinateurs tels que Caran d'Ache, Stop, Uzès, le deuil étant conduit par M. de Corvin, du Triboulet, et par Grand-Carteret, qui prononce quelques paroles au cimetièreLe Figaro, 20 juin 1892, , .. Jules Roques, fondateur du Courrier français, lance un appel aux artistes afin de recueillir des dessins en vue d'une vente aux enchères et d'une fête caritative organisée le à l'Élysée-Montmartre au profit de la veuve (Marie, née Mège) et de la fille du caricaturisteLe Courrier français, 19 juin 1892, , ..
Collaborations J. Blass a notamment réalisé des dessins pour :
Références
Bibliographie . « Nos dessinateurs par eux-mêmes : J. Blass », Le Courrier français, , .
Liens externes
« C’est dans le nez que ça le chatouille », sur le site Töpfferiana (consulté le ).
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