Edme-Pierre Chauvot de Beauchêne, né le à Villefranche (Yonne) et mort le à Paris, est un médecin français passé à la postérité pour ses études pionnières sur l'hystérie..
Biographie Fils d'un négociant en boisEdme-Claude Chauvot (né en 1715), fils d'Edme-François Chauvot, chirurgien royal, et d'Anne Arrault, était receveur de l'abbaye des Écharlés, près de Sens. Il acquit en Blésois le domaine de Beauchêne dont, suivant l'usage du temps, ses enfants joignirent le nom à celui de Chauvot. D'après le « Dictionnaire des familles françaises », cf. infra., il effectue ses études secondaires au collège du Plessis, , puis après un essai de courte durée à la Faculté de médecine de Montpellier, il s'engage durant quelques années dans la gendarmerie, en qualité de maréchal-des-logis à Lunéville. À la mort de son père, sa mère le rappelle et il reprend ses études de médecine à Montpellier, obtient le diplôme de médecin et achète une charge de médecin dans la maison du comte d'Artois, futur roi Charles X. Il est membre de l’Académie de Médecine et s'intéresse aux maladies nerveuses, publiant en 1783 un essai intitulé De L'Influence des affections de l'âme dans les maladies nerveuses des femmes.
Dans la deuxième moitié des années 1780, il est nommé médecin de l’hôpital militaire du Gros-Caillou (ou des Gardes françaises, 106, rue Saint-Dominique à Paris). En 1791, il émigre et rejoint le comte d'Artois à CoblenceD'après Eloge de Beauchêne , p. 236. puis choisit de rentrer en France et se retire dans sa propriété de SensD'après . À la Restauration, il reprend son exercice auprès de Charles X, comme médecin consultant.
Il épouse en 1778 Anne-Catherine Baudelaire, parente du poèteJean François Desjardins, « Les origines familiales de Baudelaire », Revue des Deux Mondes, décembre 1964, p. 569-578. Archives départementales des Yvelines, 1168110, registres paroissiaux de Triel-sur-Seine 1771-1793, vues 326-327 / 499, 2 avril 1778, mariage Chauvot-Baudelaire. .
Il est chevalier de la Légion d'honneur en 1820Dossier Léonore . Il meurt des suites d'une lithiase urinaire. Il repose au cimetière du Père Lachaise (Division 17), à Paris.
Postérité vignette|Scarabée-éléphant Megasoma elephas Fabricius, 1775, spécimen 2021.3.1, éclaté "à la Beauchêne", collection du muséum d'histoire naturelle de Bourges. Beauchêne aurait donné la première description du Syndrome de Kleine-Levin“Beauchêne offers the oldest observation currently identified which is consistent with KLS”, d'après .. Son filsCf. ., (1780-1830), est passé à la postérité pour une technique de présentation des spécimens anatomiques, les « désarticulés à la Beauchêne », qui utilise des articulations en fil de laiton.
Notes et références
Sources
Paul Chéron, Catalogue général de la librairie française au siècle, 1856, .
Liens externes
Catégorie:Médecin français du XVIIIe siècle Catégorie:Médecin français du XIXe siècle Catégorie:Membre de l'Académie nationale de médecine Catégorie:Hystérie Catégorie:Étudiant de la faculté de médecine de Montpellier Catégorie:Naissance en mars 1749 Catégorie:Naissance dans l'Yonne Catégorie:Décès en décembre 1824 Catégorie:Décès dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 75 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 17)