vignette|Centre-ville de Salaberry de Valleyfield. La grève de 1946 à la Montréal Cottons Company fut une grève d'une durée de cent jours des travailleurs de l'usine de la Montréal Cottons Company située à Salaberry-de-Valleyfield au Québec« Dans le Textile: La grève déclenchée », La Presse, juin 1946, 19..

Contexte

De 1878 jusqu'aux années 1940, Salaberry-de-Valleyfield est une ville sous le monopole de la Montréal Cottons CompanyClaude Larivière, Histoire des Travailleurs de Beauharnois et Valleyfield, (Montréal : Éditions Albert St-Martin, 1974), p.12, 24, 28.. L'entreprise avait un grand contrôle sur la ville, car elle fournissait emplois, logement et nourriture à une grande partie de ses citoyensClaude Larivière, Histoire des Travailleurs de Beauharnois et Valleyfield, (Montréal : Éditions Albert St-Martin, 1974), 30-34..

Déroulement de la grève

Le , plus de travailleurs de l'usine de la Montreal Cotton à Valleyfield et travailleurs de quatre usines de la Dominion Textile à Montréal, déclenche une grève. Les ouvriers exigeaient une augmentation de salaire de quinze cents de l'heure, la semaine de travail de quarante heures, une compensation pour le travail supplémentaire, de meilleures conditions de travail et la reconnaissance du syndicatLucie Bettez, Cent Jours dans la vie des Campivallensiennes. La grève de 1946 à Salaberry-de-Valleyfield, Labour/Le Travail, 62 (Fall 2008), 18-23..

Le à 11 heures du matin, environ cinq mille personnes, en majorité des femmes et des enfants, se sont rassemblés à l'usine en soutien à la grèveLucie Bettez, Cent Jours dans la vie des Campivallensiennes. La grève de 1946 à Salaberry-de-Valleyfield, Labour/Le Travail, 62 (automne 2008), 25.. Deux jours plus tard une confrontation entre policiers et grévistes tourne à l'émeute. Les ouvriers du textile sont en grève depuis plus d'un moisBilan du Siècle.

Le la grève prend fin.

Contribution des femmes

Les femmes ont activement contribué à la grève en tant que piqueteuses, activistes, recruteuses, militantes et dirigeantes syndical.Madeleine Parent fut une dirigeante syndicale, une négociatrice et une activiste très en vue au cours de la grève. Elle a influencé et a encouragé les femmes à participer activement à la grèveLucie Bettez, Cent Jours dans la vie des Campivallensiennes. La grève de 1946 à Salaberry-de-Valleyfield, Labour/Le Travail, 62 (automne 2008), 26..

Notes et références

Bibliographie Denyse Baillargeon, « Textile Strikes in Quebec: 1946, 1947, 1952 », in Madeleine Parent: Activiste, édité et traduit par Andrée Levesque, 59-70. Toronto : Sumach Press, 2005. Rapport de la Commission d'enquête Royal sur l'Industrie Textile, Ottawa: J.O. Patenaude, 1938. Madeleine Parent, Émeute à la Dominion Textile. Interview par Pierre Olivier. Les Archives de Radio-Canada, . . Madeleine Parent, Usurping the Reign of the Favorites: Interview with Madeleine Parent. Entretien par Christina Starr. Women’s Education des Femmes 6, no.3 (été 1988):7-12. Lucie Bettez, Cent Jours dans la vie des Campivallensiennes. La grève de 1946 à Salaberry-de-Valleyfield, Labour/Le Travail 62 (automne 2008): 9-50. Les éditions de juin à du journal Le Progrès de Valleyfield et du journal La Presse John Alexander Dickinson, A Short History of Quebec, 4th ed., Montreal: McGill-Queen’s Press, 2008. Claude Larivière, Histoire des Travailleurs de Beauharnois et Valleyfield, Montréal, Éditions Albert St-Martin, 1974. Jacques Rouillard, Histoire de la CSN 1921-1981. Montréal, Boréal Express/CSN, 1981. Émeute à la Dominion Textile – 1946 sur Archives Révolutionnaires

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