Rions (prononcé [ʁijɔ̃s]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie Localisation Située sur la rive droite de la Garonne entre Cadillac et Langoiran dans la zone AOC des premières côtes de Bordeaux, la commune, qui fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, se trouve à au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à au nord-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à au nord-ouest de Cadillac-sur-Garonne, ancien chef-lieu de cantonDistances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de pour Bordeaux, pour Langon et pour Cadillac. Données fournies par lion1906.com, consulté le 19 novembre 2012..

Communes limitrophes Les communes limitrophes en sont Paillet au nord-ouest, Villenave-de-Rions au nord-nord-ouest sur environ , Cardan au nord, Soulignac au nord-nord-est sur environ , Escoussans au nord-est, Laroque à l'est et Beguey au sud-est ; sur la rive gauche de la Garonne se trouvent Podensac au sud et Virelade à l'ouest.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

Hydrographie La commune est arrosée par la Garonne. Une partie de Île de Raymond est située sur le territoire de la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sauternes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Rions est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (65 %), forêts (13,9 %), terres arables (8,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (7,6 %), zones urbanisées (4,7 %), prairies (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Voies de communication et transports L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le , dit de Podensac, qui se situe à vers le sud-ouest.

L'accès , dit de Bazas, à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à vers le sud-sud-est.

Les gares SNCF les plus proches sont celles de Podensac et de Cérons sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine, toutes deux distantes de et sur la rive gauche de la Garonne. Sur la même ligne mais offrant plus d'opportunités de liaisons, la gare de Langon se situe à par la route vers le sud-est.

Risques majeurs Le territoire de la commune de Rions est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Garonne et la Barboue. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1999, 2009 et 2014, chapitre Risque inondation..

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Rions. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 752 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1990, 1991, 2003 et 2005 et par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie Le nom de la ville vient du mot latin Riuncium. qui signifie « bâti sur le roc » ; ce nom est d'ailleurs sculpté sur le frontispice de la mairie.

En gascon, la graphie du nom de la commune est identique.

Ses habitants sont appelés les RionnaisNom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 17 novembre 2011..

Histoire En 1295, la ville est assiégée et prise par Charles de ValoisCharles de Valois est le fils du roi de France Philippe le Hardi et d'Isabelle d'Aragon, le frère de Philippe le Bel et le père de Philippe IV qui succédera aux célèbres rois maudits. comte de Valois qui rase les défenses existantes. Édouard III d'Angleterre reprend la cité en 1313Rions, période antérieure à 1789 sur le site du tourisme de la Vallée du Ciron, consulté le 17 novembre 2012. et autorise Guillaume Seguin, seigneur de Rions, à entourer la ville de remparts. Rions devient ainsi un des fortins anglais de Guyenne.

vignette|250px|Plan de Rions en 1330.Dessin de Léo Drouyn (1865). En 1327, le seigneur de Rions, Guillaume Seguin, sans descendance, devenu aveugle, ne peut plus assurer la défense de son château. Il faut pour cela un homme jeune et en pleine possession de ses moyens. Le , Guillaume Seguin donne en fief à Bérard de Vayres, de la famille d'Albret, la seigneurie de Rions et les droits qu'il possède dans les paroisses avoisinantes. Les deux hommes sont cousins germains, la mère de Guillaume, Mathe d'Albret, étant la sœur du père de Bérard, Amanieu VII d'Albret, ce qui justifie la donation. Guillaume Seguin conserve en viager l'usufruit des revenus de la seigneurie et Bérard règle ses dettes. Après le décès de Guillaume Seguin, Bérard entre effectivement en jouissance de ces revenus..

Sur la fin de la guerre de Cent Ans, en 1451, soit deux ans avant la bataille de Castillon, la cité tombe aux mains des troupes françaises et se soumet au roi Charles VII..

À la Révolution, la paroisse Saint-Seurin de Rions forme la commune de RionsHistorique des communes, , sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 10 avril 2013..

Politique et administration

Démographie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Une épitaphe romaine en marbre, datée du , actuellement en dépôt au Musée d'Aquitaine de Bordeaux. Elle porte l'inscription : : Inscription en l'honneur de Julianus qui repose bien en paix et mourut le 7 des calendes de juin sous le consulat de Tatien. 25px Église Saint-Seurin, construite au en style roman, classée au titre des monuments historiques en 1908, consultée le 23 novembre 2012.. 25px Enceinte de Rions bâtie en 1330 par Guillaume Seguin, seigneur de Rions, classée au titre des monuments historiques en 1862, consultée le 23 novembre 2012., et dont restent aujourd'hui : la tour du Lhyan, imposante entrée sud de la ville, restaurée en 1881, la Citadelle, tour carrée datée du , dressée face à la Garonne et vestige d'un ensemble défensif important, les remparts du flanc ouest de la cité, attenants à la Citadelle et au pied desquels se trouve la grotte dite Charles VII et sa source où le roi serait venu se reposer et se désaltérer après la bataille de Castillon., la tour du Guet dans une petite rue à l'arrière de l'église Saint-Seurin, deux fossés parallèles séparés par une étroite langue de terre surmontée d'un chemin de ronde, à proximité de la tour du Lhyan. Halle dite « aux petits pois », date du dans son état actuel, à l'angle de la rue Lavidon et de la rue des Remparts. Une halle "endommagée depuis les dernières guerres" est mentionnée dans les archives de la ville déjà en 1661. Son origine est plus ancienne encore puisqu'en 1565, le roi Charles IX avait autorisé par lettres patentes la tenue dans la ville de Rions de quatre foires annuelles et d'un marché chaque lundi. Le Monastère du Broussey constitue la première refondation de l'ordre des Carmes déchaux après la Révolution française, le ; le monastère abrite une communauté de frères carmes et une communauté de sœurs du Carmel apostolique Notre-Dame de BethléemLe Monastère du Broussey sur le site du monastère, consulté le 5 octobre 2019..